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MACHINE A VAPEUR.

MACTINE A VAPEUR.

Uu vaste stuffing-box, entourant la tige creuse, sertà intercepter la communication entre l’intérieur et l’ex-térieur du cylindre. On a construit en Angleterre unbatiment à vapeur de la force de 1 ,000 chevaux, endeux machines sur ce système. Xe but principal a été,en adoptant cette disposition, d’éviter le poids consi-dérable que comportent les appareils moteurs ordi-naires des bateaux à vapeur.

Les machines à couvercle mobile, inventées parMM. Legendre et Averly, mécaniciens à Lyon , consis-tent en un cylindre à vapeur ordinaire dont le pistonest assemblé à charnière avec sa tige cylindrique, ce,qui permet à cette dernière d’osciller.

.Une portion du couvercle, portant le stuffing-box dela tige, est mobile dans une coùlisse pratiquée donsPatitre portion qui est fixe; de plus, le stuffing-box estassemblé à rotule avec la portion mobile, de manièreà permettre toutes les inclinaisons que prend la tigedans son mouvement d’oscillation résultant de sa liai-son directe avec'le bouton <le la manivelle.

Sans nous déclarer positivement contre cette dispo-sition, nous pensons que celle de la machine à coffreest préférable par la construction et par sa fermetureà l’endroit du passage de la tige. Le stuffing-box àrotule et cette plate-forme mobile sur le couvercle sontnon seulement d’une exécution difficile, mais encoreincapables de tenir longtemps la vapeur.

IX. Machines à bielle en retour.

Ces machines, dites système Pauwels, sont exclusi-vement adoptées par ce mécanicien et n’ont jamais étéconstruites que dans ses ateliers.

Elles consistent en un cylindre vertical fixe dont latige est guidée en ligne droite par une traverse dontles extrémités roulent ou glissent dans deux coulisses.Cette tige est surmontée d’un cadre à la partie supé-rieure duquel est assemblée à fourchettes une des ex-trémités de la bielle, dont l’antre extrémité vient rece-voir le bouton de la manivelle à la partie inférieure ducadre. De cette manière, on rapproche l'arbre du sold’une quantité égale à toute la longueur de la bielle.Malheureusement, pour ne pas donner trop de lon-gueur au cadre qui surmonte la tige du piston, on estdans la nécessité do réduire la longueur de la biellepar rapport au rayon de la manivelle ; M. Pauwelsne lui donne que 3 R au plus. C’est le seul défaut quenous puissions reprocher à ces machines qui s’em-ploieront du reste toujours avec avantage pour forcescomprises dans la troisième catégorie, c’est-à-direentre 12 et 25 chevaux. Ajoutons à cela que M. Pau-wels y opère la détente variable au moyen d’un sys-tème fort ingénieux de doubles tiroirs.

Ces machines sont, comme la majeure partie desmachines sans balancier, impropres à la condensa-tion , attendu qu’elles nécessitent des dispositionsaccessoires compliquées pour le mouvement de lapompe à air.

X. Machines verticales.

Les machines .verticales sont de deux clnssbs, sa-voir :

Les machines verticales surbaissées;

Les machines verticales proprement dites.

première classe. Machines verticales surbaissées.— Ces machines consistent en un* cylindre vertical fixe,transmettant le mouvement à’la'manivelle par l’inter-médiaire d’une bielle, mais plu6 eu moins enfoncé dansle sol.

Parmi ces machines on distingue ■:

1° Les machines surbaissées à entablement ordi-naire ;

2° Les machines surbaissées à entablement en colonne.

Les premières ont la tige du piston guidées en lignedroite, soit par un parallélogramme de Watt, soit pardes glissoirs et glissières. Elles ne présentent rien deremarquable dans leur construction, mais leur disposi-tion a donné l’idée à deux mécaniciens de Paris de ti-rer parti, pour le chauffage du cylindre, de son isole-ment dans le sol.

M. Tamizier, et, après lui, M. Frey, ont exécuté desmachines verticales surbaissées dont le cylindre estchauffé par la fumée qui se rend, du fourneau de lachaudière, à la cheminée. Il existe une machine de cegenre, établie par 'M. Frey, chez M. Poupillier, ruedes Vinaigriers, 29.

Depuis longtemps, l’idée de chauffer le cylindre parla fumée, a été émise ; elle est même appliquée dans uneou deux des machinée d’épuisement du Cornouailles .Cette applioation avait, dans son origine, présenté desinconvénients ;la chaleur brûlait les garnitures des pis-tons et stuffing-box, et convertissait les’huiles eu unecrasse dure qui nuisait singulièrement à la bonnemarche de la machine. On a-alors dégagé les stuffing-box du contact de la fumée et remplacé les garni-tures de chanvre des pistons par des garnitures mé-talliques; on a, de plus, supprimé le graissage. L’ir-régularité du chauffage par les gaz oomparée à larégularité du chauffage par la vapeur ; mais sur-tout les inconvénients du chauffage du corps depompe, en tout temps, même quand la machinene marche pas , ont empêché -le succès de ce sys-tème.

Les machines à entablement, en colonnes, importéesd’Angleterre , par M. Alexauder ou par M. Farcot, etexclusivement adoptées-par ces deux mécaniciens, con-sistent en un piédestal, au niveau de la plate-formeduquel affleure le couvercle du cylindre, surmontéd’une grosse colonne creuse à quatre ouvertures longi-tudinales, dans laquelle se fait le mouvement de la tigedu piston, guidée en ligne droite par un parallélo-gramme d’Olivier Evans, disposé de manière à com-muniquer le mouvement à la pompe à air, pour conden-sation.

La corniche de cette colonne est surmontée d’un sup-port dans lequel est logé le tourillon de l’arbre moteur,voisin de la manivelle.

•Ces machines, d’un aspect agréable, sont d’unegrande solidité et peuvent s’exécuter sur de fortes di-mensions; mais elles sont un peu lourdes.

Elles conviennent parfaitement pour la condensation,grâce au parallélogramme qui sert de guide à la tige dupiston.

Le principal défaut qu’elles possèdent, à notre avis,c’est d’avoir leur distribution enterrée, condition inhé-rente à la disposition des machines verticales surbais-sées.

DEUXIÈME CLASSE. 3Iachines verticales proprementdites. — Les machines verticales, proprement dites,diffèrent des précédentes en ce que l'entablement quisupporte le tourillon de l’arbre moteur est sur-haussé de la quantité dont le cyliudre sort du sol,pour avoir sa plane de fondation de niveau aveclui.

Ce sont les plus gracieuses de toutes les machines àvapeur, quand elles sont bien construites. Occupant peude place à la base, elles s’élèvent majestueusement enétalant aux yeux de l’observateur toute leur transmis-sion de mouvement. Mais elles ne peuvent convenirmalheureusement que pour de petites forces, à moinsque l’on se décide à faire des murs suffisamment épa:spour aller maintenir en place un arbre moteur, et unentablement à une hauteur égale à au moins neuf fojsle rayon de la manivelle, ce qui, pour 100 chevaux,fait.9 mètres.

La hauteur de 5 W ,00 nous,paraît un maximum pour