Band 
G-Z.
JPEG-Download
 

MACHINE A VAPEUR.

MACHINE A VAPEUR.

ce genre de machines. Or, 5 mètres correspondent à unrayon de manivelle de 55 centimètres au plus, c’est-à-dire à 16 chevaux.

II existe trois systèmes principaux de machines ver-ticales, représentés par trois mécaniciens de talent;savoir :

1° Le système Imbert ;

2° Le système Bourdon ;

3° Le système Meyer.

Dans les machines de feu Imbert, la tige du pistonest guidée en ligne droite par deux galets, roulant entredeux colounettes en fer, portant, par leur base, sur lecylindre, et par leur corniche à l’entablement de la ma-chine. Cet entablement, monté sur deux colonnes, estrelié à un fort mur en pierre de taille qui l’empêche deprendre le moindre mouvement vibratoire.

La détente s'y effectue,.au moyen d’un seul tiroir àrecouvrement mû par un excentrique dont la forme estdéterminée d’après le point' de la course où l’on veutdétendre.

Ces maohines sont très soignées et donnent assezd'effet utile. Une d’elles, essayée par nous, au frein dy-naraométrique, détendant au 4*/3 et calculée pour don-ner une force de 45 chevaux à 60 p. 400* d’effet utile, adonné une force de 47 chevaux 4/2.

Les machines de M. Bourdon sont, en tout point*conformes à celles de M. Imbert, sauf en ce qui con-cerne la conduite de la tige du piston que-M. Bourdon*guide en ligne droite, au moyen d’un parallélogrammede Watt, dont les points fixes sont sur les colonnes del’entablement, disposition qui permettrait facilementd’employer la condensation.

Les machines de M. Meyer diffèrent des précédentespar le système d’entablement qu’il y adapte et par sadétente, qui a lieu au moyen d’une soupape dont l’ou-verture est réglée par le pendule conique. La tige dupiston est, comme chez M. Imbert, guidée en lignedroite, par deux galets roulant ontre deux colonnettes;mais l’entablement, au lieu de porter dans le mur, setermine aux colonnes, ce qui nécessite pour ccs dernières un diamètre très fort,, et deux autres colounettessur les cylindres, afin de diminuer autant que possibleles vibrations qui résultent nécessairement de cettedisposition d’entablement analogue à colle des an-ciennes machines de Watt, aujourd’hui abandonnée.

Nous avouons franchement que,, pour notre part,nous trouvons cette disposition, non-seulement trèsvicieuse, à cause des vibrations forcées qu’elle suscite,non-seulement très disgracieuse, à cause des propor-tions énormes qu’il faut donner aux parties do l’enta-blement , mais encore très coûteuse pour celui quil’exécute; aussi, sommes-nous bien convaincus que lemécanicien habihi qui l’a adopté y renoncera tôt outard pour lui substituer la disposition d’eutablfementde MM. Imbert et Bourdon.

Quant à la détente, c’est bien différent; quoique nouspréférions les tiroirs pour cette partie de la distribu-tion, dans les petites machines, nous ne sommes pasassez ennemis des soupapes pour ne pas reconnaîtrequ’il y a là une très jolie disposition.

La bague du pendule conique qui, douée d’un mou-vement rectiligne alternatif sur la tige de ce dernier,sert à manœuvrer les leviers de fermeture de la valvede gorge, suivant le plus ou moins d’écartement' desboules, est remplacée par un cône tronqué à deux gé-nératrices opposées saillantes. Ce Uonc de cône tournetangentiellemeut à l’intérieur d’ua cadre, situé à l’ex-trémité d’une tige de soupape, maintenue fermée parun ressort ou un contre-poids. Chaque fois que l’unedes génératrices saillantes rencontre en tournant laface de contact du cadre, elle le pousse en arrière etouvre la soupape; cette ouverture est d’autant plusgrande que la section du tronc de cône, correspondant

au plan de cadre, a un plus grand diamètre. Ce troncde cône est renversé de manière que, quand les bouless’écartent, par suite de là trop grande vitesse, il pré-sente une petite section produisant une petite ouver-ture de soupape, tandis que, quand les boules se rap-prochent, par suite de la trop petite vitesse, il présenteune grande section produisant une grande ouverturede soupape. Les quantités dè vapeur dépensée se trou-vent ainsi proportionnelles aux quantités de travail àeffectuer. C. E. julliex.

Voir, pour les appareils moteurs des bateaux et ma-chines locomotives les artioles ; bateau a vapeur,.LOCOMOTIVE.

Depuis que cc qui précède a été écrit, les perfectionne-ments apportés dans la construction ont eu pour efferde réaliser les progrès que nous avons expliqués à l’ar-ticle machine a vapeur (théorie). Les machines deLe Gavriant et Farinaux de Lille , analogues à celles deWoolf, sauf que les cylindres sont séparés, celles deFarcot à longue détente n’ont donné, d’après des expé-riences très bien, faites en vue du prix proposé par. laSociété d’encouragement pour des machines brûlantmoins de 4 kil. 50 par force dëcheval, que des consom-mations de 4 kil. 30. Le prix leur fut décerné, et cesexpériences ont constaté d’une manière définitive unprogrès eontesté jusqu’alors par bien des constructeurs.

La machine de MM. Le Gavriant et Farinaux estd’un système particulier qui a beaucoup d’analogieavec celle de Woolf, mais d’une construction plus sim-ple. Les deux cylindres, comme nous l’àvons déjà dit,au lieu d’être réunis, comme dans celle-ci, sont séparéset les tiges des pistons agissent directement sur lesdeux extrémités de l’arbre moteur.

L’axe moteur placé au-dessus de la machins estsupporté par deux entablements encastrés par leursextrémités dans les murs et supportés par des colon-nes. Les tiges des pistons de chaque cylindre sont ap-pliquées sur des manivelles v calées aux extrémités del’axe. Le volant est placé au centre et porte une den-ture qui communique le mouvement aux machinesopératrices.-Son poids peut être peu considérable parceque lès bielles et manivelles s’équilibrent par un ca-lage couvenablè dès manivelles, la partie supérieure dupetit cylindre communiquant avec la partie supérieuredu grand. Les «leux cylindres ont la même course,mais la section du cylindre de détente est qiiatie foisplus grande que celle de l’autre. Le petit cylindre estseul entouré d’une chemise du vapeur, disposition quidevrait être étendue aux deux cylindres.

La chaudière se compose de huit bouilleurs placéslongitudinalement et d’un corps de chaudière placétransversalement dans une espèce de four à réverbère.Elle fonctionne à uoe pression dé 4 à 5 atmosphères.

La disposition employée a l’avantage d’exposer di-rectement une très grandè surface à l’actiou rayon-nante du foyer, et par suite de vaporiser une grandemasse d’eau avec une quantité donnée de combustible.Avec l’appareil à sécher la. vapeur qu’ils y ont joint,lès résultats se sont trouvés tout à fuit satisfaisants.

La machine de M. Farcot présentée au concours,alimentée par sa chaudière à circulation décrite à l'ar-ticle vapeur, offrait comme disposition remarquablele premier essai d’application de l’ingénieuse théoriede M. Combes pour faire disparaître les inconvénientsde l’espace nuisible.

Nous devons citer comme aussi parfaite la machinede MM. Thomas et Laurens, à haute pression et à dé-tente prolongée, qui brûle aussi moius de 4 kil. 50par force de cheval. Nous donnerons quelques détailssur cette dernière machine qui est surtout dans unevoie nouvelle, en ce que la vitesse du piston y est trèsgrande, ce qui n’avait pas eu lieu jusqu’ici pour lesmachines fixes. Des vitesses encore plus considérables