MACHINE A EXTRACTION.
MACHINE A LOUPES.
ont été employées par M. Flaud dans de petites ma-chines , dont les avantages, quant à l'économie, n’ontpas encore été complètement constatés.
La machine de MM. Thomas et Laurens est unemachine horizontale. Un seul cylindre, enveloppé parla vapeur non-seulement sur ses parois latérales, maisencore sur ses deux fonds, reçoit le piston qui com-mande directement l’arbre moteur de la fabrique. Lediamètre du piston est de 0“,60, la course de 1 m , 20 .
J,a détente de la vapeur, qui entre dans le cylindreà une pression assez élevée, est très prolongée, carl’admission n’a lieu que pendant 1/13 à 4/17 de lacourse. Malgré cela, la régularité de la marche est as-surée à l’aide d’un volant d’un poids modéré, grâce àla vitesse du piston qui est de 35 coups doubles parminute.
La consommation de houillene dépassant pas1 kil. 30à 1 kil. 50 dans cette machine, les avantages de la dé-tente prolongée, combinés avec des enveloppes de va-peur, se trouvent bien démontrés par l’expérience.
Nous avons fait suivre la machine à vapeur de quel-ques machines, mues le plus souvent par celle-ci.
MACHINE À EXTRACTION. On a établi depuisquelques années en Allemagne , en Angleterre et enBelgique , sur nombre de mines profondes, des appa-reils destinés à éviter aux ouvriers la fatigue excessivequi résulte de la circulation par le moyen d’échellespresque verticales, placées dans les puits d’uue grandeprofondeur, où les dangers de la descente et de la re-monte par les tonnes servent à l’extraction. Ces ap-pareils , dont nous donnons la description à l’articlemines , procurent de grands avantages dans l’exploi-tation des mines d’une grande profondeur, mais ilsont l’inconvénient de prendre beaucoup de place et parsuite d’exiger presque toujours un puits spécial.
M. Méhu a inventé et établi récemment sur la fosseDavy, à Anzin , profonde de 200 mètres, une machineanalogue, mais qui peut servir à la fois à l’extractiondes minerais et à la circulation des ouvriers. Cettemachine se compose de deux couples de tirants jumeauxpourvus s de taquets à loqueteaux, sur lesquels reposentles vases d’extraction montants ou descendants, etanimés d’un mouvement vertical, alternatif. Une deces couples de tirants sert à élever les vases pleins,tandis que l’autre couple sert à descendre les vasesvides. Sur l’une et l’autre ligne, les vases sont élevésou descendus par relais successifs, séparés par inter-valles de repos, pendant lesquels ils restent déposéssur des taquets ou loqueteaux fixés aux parois dupuits, et disposés par étages à des intervalles un peumoindres que l’amplitude d’une excursion des tirants.Les tirants parcourent à chaque excursion 4 5”,408.Les étages de taquets fixes, sont séparés par des inter-valles de 44*",124. Les tirants opposés, montant etdescendant, sont réunis l’un à l’autre par une chaînearticulée, qui se plie sur un disque dont le contourest un décagone régulier de 0“,428 de côté. Ce disquefait 3 tours 6/10 à chaque excursion; puis le sens dela rotation change pour produire l’excursion en sensinverse. Ce mouvement circulaire alternatif est imprimépar un appareil à vapeur composé de deux machinesagissant par des manivelles placées à angle droit surun même arbre dont le mouvement est transmis àl’arbre de la poulie par une chaîne sans fin articulée.Des tasseaux placés sur cette chaîne renversent, aumoment convenable, le sens de la rotation impriméepar les machines. Un mécanisme approprié fait varierla course des tiroirs de distribution de manière à ob-tenir une vitesse décroissante par degrés, lorsque lestirants approchent des limites de leur course. Enfinles tirants mettent aussi en mouvement un jeu depompes pour l’épuisement des eaux du fond.
MACHINE A LOUPES. On emploie depuis peudans nombre de forges à l’anglaise, pour le cinglagedes loupes, un appareil très ingénieux qui remplacele marteau frontal et la presse à macquer ou squeezer,avec une notable économie de force et de main-d’œuvre,et qui est représenté en coupes horizontale et verticale(fig. 4480 et 4481). Cette machine sc compose : d’un
4480.
tambour t , formé d’une seule pièce en fonte et arméextérieurement de dents qui accrochent la loupe;d’un comprimeur mobile c, qui se soulève lorsque laloupe est grande et descend, en vertu de son proprepoids, lorsqu’elle est moiudre; d’une volute fixe t>, ar-mée intérieurement de dents ; de colonnes p, p, fixées àtenon sur la plaque d’assemblage o, o, et destinées às’opposer à tout mouvement latéral de la volute; d’unarbre en fer forgé u, mobile dans une douille en fontefixée sur une plaque solidement boulonnée sur la fon-dation : cet arbre, qui imprime le mouvement de rota-tion au tambour t et au comprimeur c, par le moyende la clef ou goupille carrée g , traverse, un peu au-dessous du tambour, une douille retenue au moyend’une plaque en fonte n, et est maintenu à sa partiesupérieure par une plate-forme h cinq bras fixés auxcolonnes p; d’un engrenage conique i, < 7 , servant «àtransmettre le mouvement de l’arbre moteur m à l’arbredu moulin à loupes a.
Cet appareil fonctionne très simplement : la loupeprésentée en L (fig. 1480) est entraînée par le mouve-ment du tambour t et sort en Z, réduite aux dimen-