MACHINES SOUFFLANTES.
MACHINES SOUFFLANTES.
sîons qu’elle doit avoir pour passer au laminoir. Lecinglage d’une loupe ne dure que 6 secondes environet un seul appareil peut desservir 50 à 60 tours àpuddlcr.
L’entretien de cet appareil n’est qu’environ le dixièmede celui du marteau frontal, et la rapidité avec laquelleil opère procure des pièces plus chaudes, et qui parsuite passent plus facilement au laminoir et y donnentde meilleurs produits.
MACHINES SOUFFLANTES. Les machines souf-flantes servent, comme leur nom l’indique, à lancer l’airdestiné à alimenter les feux et fourneaux métallurgi-ques, et dans quelques cas à l’aérage des mines. Nousallons décrire ces machines en commençant par les plussimples et les plus anciennes.
Dans les forges pyrénéennes où l’on dispose généra-lement d’un excès de force motrice, on emploie presquepartout, pour machines soufflantes, des trompes , dontl’une est représentée dans la fig. 4 482. Elle se composed’un arbre vertical foré b, qui plonge inférieurementdans une caisse c, de forme variable, et qui aboutit par
fessas^
4482.
le haut à un réservoir a, où afflue un courant d’eau.L’arbre, de forme carrée ou cylindrique, est muni àsa partie supérieure d’un entonnoir évasé p, qui des-cend dans son intérieur et que l’on peut fermer oubien ouvrir plus ou moins à l’aide d’un tampon de bois.Cet entonnoir, un peu au-dessus de l’extrémité supé-rieure de l’arbre, a un étranglement ou étranguillon tautour duquel l’arbre est percé de plusieurs trous </,appelés aspirateurs. La colonne d’eau qui traverse l’é-tranglement et qui entraîne l’air fourni par les aspira-teurs, vient heurter, dans la caisse inférieure, un fortmadrier d, appelé le tablier t sur lequel elle se brise, enlaissant dégager l’air qui adhérait à ses filets. L’airaccumulé dans la caisse suit un tuyau vertical e f g b,
appelé l'homme^ puis un tuyau flexible de peau de mou-ton y, pour se rendre a la buse k , qui consiste en untube de fer portant le nom de canon de bourrée. L’eaualimentaire s’échappe de la caisse c, par l’ouverture /,s’élève dans la cai se «, jusqu’à un niveau déterminépar la hauteur de la cloison m, et passant ensuite pardessus celle-ci, s’écoule par l’orifice o.
Au lieu de régler la quantité d’eau débitée par latrompe, au moyen de tampons en bois qui ferment plusou moins l’étranglement p, comme nous venons de lévoir, on adapte quelquefois au canal a, une vanne mo-bile, percée dans sa hauteur d’un trou, qui remplîtl’office d’un aspirateur.
Une trompe bien établie ne rend que 10 p. 400d’effet utile.
Soufflets. Il y a deux siècles, on se servait générale-ment, en Europe , de doubles soufflets en cuir analogues àceux que l’on voit encore dans les forges de maréchaux.Plus tard, on remplaça le cuir, qui s’usait assez rapide-ment, par des plateaux en bois munis de ressorts, et aulieu d’un seul soufflet, on en mit deux pour régulariserle vent. Ces machines, quoique fort imparfaites, firentfaire un grand pas à la métallurgie, et sont encore em-ployées sur le continent dans un grand nombre d’usinesà plomb, à étain, et de feux de forge : on leur a donnéle nom de soufflets pyramidaux.
La figure 4483 représente l’élévation d’un pareilsoufflet, m, est la buse du soufflet ; G, la partie fixe in-férieure; et Y, la partie mobile supérieure, qui est re-levée par une chaîne placée à l’extrémité d'un levier A
contre-poids, et abaissée par l’action de cames situéessur l’arbre moteur et qui agissent sur l’extrémité d’unlevier de la seconde espèce relié par une chaîne à cettepartie.
L’effet utile des soufflets pyramidaux est de 0,25 à0,30 de la force existant sur l’arbre des cames.
Après ces soufflets, on a employé, et on emploie en-core dans quelques endroits, des caisses rectangulairesen bois, munies supérieurement de clapets s’ouvrant dudehors au dedans, et dans lesquelles se meuvent despistons en bois garnis de liteaux à ressorts; l'air s’é-chappe de ces caisses par des soupapes placées en senscontraire des précédentes, et se rend par un tuyau dansle porte-vent ou daus le régulateur.
Machines soufflantes à piston. De toutes les machinessoufflantes, la plus habituellement employée, lorsquel’on a besoin d’une pression de vent supérieure à celleque donnent les ventilateurs, est la machine à piston.Tantôt, comme nous venons de le dire, on les établitgrossièrement en bois, à simple effet, avec des pistonsgarnis de liteaux à ressort, tantôt on les construit avecdes cylindres en fonte alésés et avec des pistons ana-logues à ceux des machines à vapeur.
Il y a quelque temps un mécanicien nommé Mous-sard reconnut que l’on pouvait supprimer dans lessouffleries les garnitures, et par suite le frottement ctupiston, en donnant à ce dernier un certain jeu, le fai-