MACHINES SOUFFLANTES.
MACHINES SOUFFLANTES.
sant mouvoir avec une assez grande vitesse et prati-quant sur son pourtour une série de cannelures ou rai-nures annulaires dans lesquelles il s’établit, pendant lemouvement, des remous qui suffisent pour s’opposerau passage de Tair d’une face du piston sur l’autre.Nous avons établi très économiquement d’après ce prin-cipe un soufflet de la force de trois chevaux, et qui nousa donné d’excellents résultat. Nous allons en donnerla description : La soufflerie se compose de deux souf-flets à doubleeffet (fig. 14^3bû) juxtaposésdont les caissesen boisont0 ro ,50decôté sur O",60de hauteur. Lepiston est carré,a un décimètred’épaisseur etporte sur tout sonpourtour cinqcannelures équi-distantes d’envi-ron un centimè- 1483 bis.
tre de profondeur. Il y a aussi peu de ji'u que pos-sible entre le piston et les parois, à cela près qu’iln’y ait pas de frottement. Les tiges des pistons sonten fer ; elles traversent dans des boites à étoupes lesdeux fonds des soufflets; elles sont guidées dans leurmouvement par des coulisseaux et menées par desmanivelles montées à 45° l’une de l’autre sur l’arbremoteur. Les -soupapes d’aspiration et de refoulementsont disposées comme des âmes de soufflets; pour lespremières on a percé dans les fonds des soufflets, avecune mèche de 15 millimètres, six rangées de trous,et pour les secondes, trois rangées de trous de mêmediamètre à la partie supérieure et inférieure de la facequi donne dans la caisse à vent; ensuite on a forméchaque soupape avec une peau de veau passée au dé-gras, coupée en rectangle et fixée par les quatre coinsd’une manière assez lâche au moyen de vis. Les pistonsdonnent de 50 à 60 doubles coups par minute.
Ce système do soufflerie exige des caisses à vent ourégulateurs de beaucoup plus faibles dimensions queles autres machines à piston ; il peut être facilementétabli en fonte et avec beaucoup d’économie, vu lagrande vitesse à laquelle il doit fonctionner (lorsqu’ilest construit en fonte il peut donner jusqu’à 200 et300 coups de piston par minute), ce qui n’offre nulinconvénient, puisque les pistons ne frottent pas surles parois du corps du soufflet et permet de réduiredans des proportions énormes les frais de volume del’appareil, de poids et d’alésage de la fonte et en gé-néral tous les frais de premier établissement.
Nous venons de parler d’un système de machinessoufflantes dans lequel le piston de la soufflerie estmonté sur la même tige que celui de la machine à va-peur, et avons indiqué les bons résultats de ces ma-chines lorsqu’on emploie des machines à vapeur où lepiston se meut rapidement. Comme on a encore peuconstruit de machines travaillant dans ces conditionset donnant des résultats économiques, on n'a guèreemployé jusqu’à ce jour, pour les grandes souffleries,celles des hauts-fourneaux notamment, que de3 ma-chines soufflantes à balancier, qui se prêtent égalementavec facilité à être mues par des roues hydrauliques.Leur organe principal consiste en un cylindre alésé,en fonte et à double effet.
La fig. 1484 donne la coupe d’une de ces machines :A, est le cylindre alésé en fonte, dans lequel se meutJe piston B, dont la tige F, traverse le couvercle dansune boîte à étoupes M, et vient s’attacher au parallé-logramme articulé H, qui termine le balancier I, mû
par une machine à vapeur ou tout autre moteur ; l’airest aspiré au-dessous du piston par les trois soupapesC, C, C, et au-dessus par les deux soupapes N ; il estrefoulé, par les soupapes D et E,dnns le tube T, qui leconduit aux régulateurs ou directement au porte-vent.Au-dessus de ce tuyau se trouve une ouverture O, qui
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communique avec un petit cylindre P, dans lequel semeut un piston c, dont la tige !, est liée par le moyende leviers coudés et de bielles l, k, I’, etc., à la valved’arrivée de la vapeur motrice, ou à la vanne d arrivéede l’eau, suivant que le moteur;est une machine à va-peur on nne roue hydraulique ; de sorte que celle-ci setrouve réglée par la pression de l’air, sous le piston c,qui demeure ainsi sensiblement constante.
Lorsque le moteur est une roue hydraulique et quel’on a peu do place, on dispose le cylindre soufflant au-dessus d’un arbre parallèle à l’arbre de couche de laroue, qui communique avec ce dernier , au moyend’un engrenage, et qui est lié par des manivelles cou-dées et des bielles à la tige du piston de la machine,dont le mouvement rectiligne est assuré par deux glissières verticales dans lesquelles roulent des galets por-