MACHINES SOUFFLANTES.
MACHINES SOUFFLANTES.
tés sur uue tringle horizontale qui, en son milieu, estfixée à la tige du piston.
Les machines soufflantes à cylindre alésé en fonte,rendent 50 à 55 p. -100 d’effet utile, c’est-à-dire du tra-vail transmis à l’arbre moteur.
On emploie dans quelques localités des gazomètresen tôle, guidés dans leur course par un ou deux guidespassant dans des boîtes à étoupes, et animés d’un mou-vement rectiligne alternatif dans une cuve pleine d’eau ;ils portent à leur partie supérieure des soupapes s’ou-vrant du dehors en dedans pour aspirer l’air lors deleur mouvement ascensionnel, et destuyaux traversant le fond de la cuveviennent déboucher, par des soupa-pes s’ouvrant de bas en haut, dansl’intérieur des gazomètres au-dessusdu niveau de l’eau, et donner écou-lement à l’air qui s’y comprime lorsdelcurmouvementdedescente. Dansces machines l’eâu sert de piston.
Elles sont peu coûteuses d’établisse-ment, et dounent des résultats sa-tisfaisants.
Lorsqu’on a besoin d’un vent trèsrégulier, queue peuvent 'donner lesmachines que nous venons de dé-crire, on interpose entre la machinesoufflante et le porte-vent un appa-reil qui porte le nom de régulateur.
Ces régulateurs sont tantôt d’ungrand volume, en tôle, en fonte, enbois et en maçonnerie, et à capacitéconstante, tantôt à poids constant :ces derniers sont de véritables gazo-mètres, analogues à ceux des usinesà gaz, mais plus petits, ce sont alorsdes régulateurs à eau ; tantôt ils sontcomposés d’un cylindre muni d’unpiston mobile chargé d’un certainpoid3, ce sont des régulateurs à pis-ton .
11 nous reste encore à parler detrois machines soufflantes dont l’invention est plus ré-cente, et qui diffèrent totalement des deux précéden-tes; ce sont la vis <TArchimède, le tympan de la Fnyeemployés comme machine soufflante et le ventilateur.
C’est M. Cagtiiard de Latour qui a fait le premier,en 1809, l’application de la vis d’Archimède commemachine soufflante. Cette machine a reçu le nom deCagniardelle , d’après celui de son inventeur. La fi-gure 1485 qui représente la coupe d’une de ces ma-chines établie à Mulhouse , dans la fonderie deMM. A. Kœchlin et compagnie, et fournissant 35 mètrescubes d’air sous une pression de 27 millimètres demercure, avec une vitesse de six tours par minute :A, cylindre en tôle formant le corps de la vis ; B, axede ce cylindre fixé dans une position inclinée, et au-tour duquel tourne le cylindre. C, grande roue d’anglefixée au corps dç la vis; D, pignon engrenant avec laroue précédente et mis en mouvement par la machine àvapeur de l’établissement; E, tube central pour la cir-culation de l’eau : il est quelquefois remplacé par unnoyau plein, l’eau se dégorgeant alors simplement à lapartie inférieure de la \is qui est ouverte; F, tuyaucoudé dont l'embouchure est au-dessus du niveau del’eau du réservoir R, et qui conduit au porte-vent l’airrefbulé de haut en bas par chacune de quatre spires dela vis ; H, bassin en maçonnerie on en bois contenantl’eau dans laquelle la vis est plongée.
Le tympan de la Faye a été employé pour la premièrefois, comme machine soufflante, en Transylvanie ,vers 1840, par M. Débreczeny (voir notre Mémoire,Annales des Mines , 4“° série, tome VI, p. 113, 18Si).
Les fig. 1486 et 1487 donnent deux coupes verticalesde cette tnachiuc, et la fig. 1488 représente, à une plusgrande échelle, l’assemblage du tympan avec la caisseà vent. Le tympan est composé de deux compartimentscontigus : A, B, C, sont les trois joues du tympan ;deux d’entre elles B et C sont percées en leur centred’ouvertures circulaires. Les jones B et C sont reliéesà l’axe D, par les bras E, E'. La joue A est égalementfixée par des boulons à une pièce de fonte F, assujettiesur l’axe D, par des cales en bois G, G. I, I, sont lestourillons avec leurs coussinets supportés par les piliers
L, L. Le tourillon I de l’axe moteur vient s’assemblerà Taxe D du tympan, après avoir traversé une boîte àétoupes K, qui sert à empêcher l’eau de sortir de labâche M, où elle doit être maintenue exactement à lahauteur de l’axe du tympan. H, est le cylindre par le-quel l’air s’échappe du tympan pour pénétrer dans lacaisse à vent 1, dans laquelle on peut entrer à l’aide dutrou d’homme P. La caisse à vent l communique à sapartie inférieure avec la bâche M, par l’ouverture R,pratiquée dans la cloison verticale N, de sorte qne l’eaus’y élève au même niveau. Les supports Q, des cloisonsen tôle S,..., sont en bois de chêne, et fixés sur les jouesen bois A, B, C, à l’aide de vis également en bois, le longdes courbes tracées suf ces joues, d’après le même pro-cédé que l’on suit pour le tracé des volutes en architecture.Les cloisons en tôle S,sont fixées par des vis à boissur les supports Q,.., et mastiquées avec un lut imper-méable à l’eau ; en outre, elles sont recouvertes à leursextrémités par des lisières en bois T,..., chevillées surles joues A, B, C. U, sont les barres en bois, et U*, lestirants en fer qui relient tout l’appareil. V, sont lespilotis qui supportent les deux lits de charpente enbois W, X, sur lesquels repose toute la machine.
Le cylindre H, est figuré plus en grand avec tousses détails d’assemblage (fig. 1488). Il est assemblé surla joue O, à l’aide des boulons a, et se meut librementdjjns l’intérieur d’une ouverture circulaire pratiquéedans la paroi N, qui sépare la caisse à vent /, de labâche M. Un anneau en fonte b, est assujetti sur laparoi n, à l’aide des vis g, et un autre anneau cf, estaussi fixé sur le cylindre H, à l’aide des vis e. Cet
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