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MACHINES SOUFFLANTES.

MACHINES SOUFFLANTES.

lation, au milieu d’une masse d’eau ou d’air stagnante,dans une direction formant, avec l'axe du tuyau, lemême angle que chaque canal héliçoïde forme avec leplan perpendiculaire a l’axe de la vis, plan qui estcelui du mouvement de rotation.

En changeant le sens du mouvement de rotation, lavis, de soufflante qu’elle était auparavant, devient unemachine aspirante. Elle a été appliquée en Belgique àl’aérage de quelques mines. Son effet est un peu infé-rieur a celui des ventilateurs bien construits.

Il nous reste à parler des ventilateurs qui consistenten ailettes droites ou courbes en tôle, montées surun croisillon dont l’axe est animé d’une grande vitessede rotation, et renfermées dans un tambour. L’air estaspiré pur deux ouvertures pratiquées au centre desfaces latérales du tambour, et s'échappe à la circonfé-rence par une ouverture disposée à cet effet, en vertude la force centrifuge et de celle qui lui est impriméepar les palettes qui viennent le choquer.

Comme exemple de ces machines, nous donnerons,iig. 4 489 et 1 490, deux coupes verticales d’un venti-lateur alimentant les cubilots de la fonderie de M. J.

deux plaques latérales et la plaque de fond en fonte,et l’enveloppe circulaire en tôle. Souvent aussi on sup-prime les coussinets de l’arbre des ailes, et on terminecet arbre par des pointes en acier qui servent de pivots.La conduite d’air doit avoir une section de très peuplus faible que celle des ouvertures d’aspiration, sanscela l’air refluerait par ces dernières. Pour faciliterl’écoulement du vent, on arrondit les coudes quand ilest impossible de les éviter, et on emploie des busesd’un très grand diamètre, 8 à 12 centimètres.

L’effet utile du ventilateur, tel qu’on le construit ha-bituellement, est un peu moins considérable que celuides machines à pi>ton, et diminue très rapidement àmesure que la pression augmente ; mais le peu de placequ’il occupe, et la facilité et le bas prix de son instal-lation, l’ont fait généralement adopter et avec raisondans tous les cas où l’on n’avait pas besoin d’air sousune forte pression, comme dans les fonderies à la Wil-kinson, etc.

Dans les mines, les magnaneries, les salles de réu-nions publiques, etc., on emploie souvent le ventila-teur ; mais, le plus souvent, comme machine aspirantpar son centre l’air vicié des mi-nes ou des habitations pour le re-jeter au dehors dans l’atmosphère.Dans ce cas, on est générale-ment conduit à donner au venti-lateur de plus grandes dimen-sions et une moindre vitesse, atinde diminuer les vibrations et lefrottement de l’air contre les pa-rois du tambour, et d’augmenterpar suite l’effet utile de cettemachine ( voir, pour le calculdes ventilateurs, le Mémoire deM. Combes. Annales des Mines, 3*série, tomeXVIII, p. 611, 1840).

Lorsqu’il s’agit d’établir unemachine soufflante produisant uneffet déterminé, la force motriceà employer est donnée en che-vaux-vapeur par la formule :

h

XP

-X ! XU68XC+0,1)037 0X

0,75+h ’

1489.

Martin à Rouen ; AB CD, est le tambour en fonte danslequel tournent 4 ailes O a, O b, Oc, O d, formées parles plaques en tôle a, b, c, d, fixées au moyen de viset d’écrous, sur 8 bras de fer m , «, o, p. Chacun de cesbras pénètre dans une des pièces de fonte eeouff, fixéessur l’arbre O, et y est maintenu au moyen d’un écrou,introduit à l’avance et de côtédans ces pièces, par l’unedes 4 ouvertures g y qu’il remplit exactement. Aux deuxfaces planes du tambour sont fixés les supports x 7 œ , descoussinets de l’arbreO. Letambour est fixé sur lesol, aumoyen de boalons y, y. L’arbre O, n’est pas placé au cen-treducercleu A CBe; il est rapproché vers le point t>,demanière à ce que les ailes,dans leur mouvement de rota-tion, ne soient distantes de l’enveloppe extérieure au pointv, que de 1 à 2 millimètres. L’air entre dans le tambourpar les deux ouvertures latérales et circulaires z s z ,et se trouve chassé par la force centrifuge contre lesparois du tambour, d’où il sort par l’ouverture GH.Avec 600 tours par minute, ce ventilateur alimente uncubilot à deux tuyères, produisant 1250 k de fonte dedeuxième fusion avec une consommation totale de 290 kde coke.

On communique ordinairement le mouvement auxventilateurs à l’aide d’une courroie sans fin ; leur vi-tesse atteint souvent 1000 et même *1500 tours parminute. Le tambour se construit fréquemment, les

dans laquelle :

m, est le coefficient qui exprime l’effet utile de la ma •chine motrice;

n, le coefficient qui exprime l’effet utile de la machinesoufflante ;

t, la température de l’air dans le porte-vent ;h , l’excès de pression de l’air, dans le porte-vent, surla pression atmosphérique, mesuré en mètres de mer-cure ;

Et P, le poids de l’air à lancer par minute, en kilo-grammes.

Supposons, par exemple, qu’il s’agisse d’un feu d’af-finerie comtois à l’air froid (voyez frr), dont la souffle-rie consiste en deux soufflets pyramidaux mus par uneroue à augets prise en dessus ; on auram = 0,75n = 0,25.

* = 12 *.h — 0 035.

P = 5 k ,20.

Et substituant :

F= 0T5 X 0T5 X '' ’ 768 X (1 + 0,0337 X 4 2)

X ;

0,035

js- X 5,20 — 2 C >> ,14

0,75X5,035Le cours d’eau moteur doit donc avoir une force de

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