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MALIQUE .

MAÇONNERIE.

fruit est ordinairement de pour les murs en ailedes ponts, murs de soutènement, etc.

L’épaisseur des murs de soutènement est variablesuivant la nature des matériaux, cependant elle est leplus souvent à la base égale au tiers de la hauteur dumur.

Perrés. Lorsque les talus d’un remblai sont exposés à defréquentes dégradations, soit par l’action des eaux, soitpar toute autre cause, on revêt en maçonnerie leur par-tie inférieure (fig. 1497) ; ce revêtement porte le nom deperré. Il se fait en mortier et en ciment ou en pierressèches, suivant le plus ou moins de solidité qu’on veutobtenir et la nature des matériaux dont on dispose. Lesperrés sont aussi employés pour maintenir les talus decertaines tranchées pratiquées dans des terrains glaiseuxet sujets à des glissements. Les chemins de fer des en-viron» de Paris, et entre autres celui d’Orléans , présen-tent beaucoup d’exemples de ces constructions, mais

elles sont principalement employées pour maintenir lesberges des chemins de halage.

Maçonnerie de briques . Dans les pays où la pierre àbâtir est rare et, par conséquent, coûteuse, on luisubstitue les briques, surtout pour les constructionsciviles, les maisons d’habitation, murs de clôture ;beaucoup de villes d’Angleterre sont presque entière-ment construites en briques ; il en est de même de laplupart des villes de l’Amérique du Nord . Les briques,par leur forme régulière, se prêtent bien aux construc-tions ordinaires, mais leur aspect est triste et mono-tone. Cependant les édifices de la renaissance et mêmedu règne de Louis XIII , où l’on employait la briquecombinée avec de la pierre de taille, ne sont pas sansmérite; l'ancienne partie du château de Versailles et laplace Royale à Paris sont bâties de ce style. Les bri-ques sont aussi employées fréquemment dans les grandstravaux publics; en France et en Angleterre beaucoupde tunnels de chemins de fer sont entièrement revêtusen briques ; ce sont aussi les matériaux dont on s’estservi presque exclusivement pour construire les im-menses viaducs que l’on remarque sur le chemin de ferde Rouen au Havre.

La mise en œuvre des briques est fort simple ; on lesdispose par rangées en assises horizontales séparées parcouches de mortier d’environ 1 centimètre. On a soinde les placer sur le parement tantôt dans le sens de lalongueur, tantôt dans celui de la largeur, pour obtenirune liaison avec le massif de la construction. Ce n’estguère que dans les murs de clôture et dans ceux desmaisons d’habitation , qui présentent une faible épais-seur, qu’on emploie la brique seule ; ainsi dans les mursde soutènement où la brique est employée pour le pare-ment tout le massif de la construction est en moellou>;leurs fondations sont également en moellons ou enlibages. Il en est de même dans les pieds-droits desvoûtes et ponts construits su brique. Quant aux voûres,elles$nêmes, la brique y est ordinairement employéeseule sur toute l’épaisseur lorsque cette épaisseur uedépasse pas 0"‘,60 environ.

Prix de la maçonnerie. Cos prix sont très variables

suivant les localités, la nature des matériaux employés,le prix de main-d’œuvre, et voici les limites eutre les-quelles ils sont ordinairement compris :

Maçonnerie en moellons pour loudations, de 4 0à 16 francs le mètre cube.

Murs en élévation, construits en moellons ordinaireset mortier de chaux et sable, de 14 à 18 francs.

Les mêmes en meulière, de 18 à 22 francs.

Ceux pour fosses, hourdés en mortier hydraulique,de 20 à 2i francs.

Les murs circulaires et les voûtes d’arêtes et sphé-riques se payent 1 franc de plus par mètre cube.

La taille des parements des moellons durs et tendresse paye en outre, suivant la nature des moellons, ycompris le jointoiement, de 2 fr. 50 c. à 5 fr. le mètresuperficiel ; celle des parements de meulière se payejusqu’à 8 francs.

La maçonnerie de pierre de taille se paye de 100 fr.à 130 francs le mètre cube. Le ravalement se payequelquefois à part, le plus souvent il est compris dansles prix que nous indiquons.

Le béton en cailloux se paye, y compris le battage,de 15 à 18 francs par mètre cube. Le béton de meu-lière concassée vaut jusqu’à 27 francs, tandis que celuiqu’on fabrique avec des fragments de moellons ne vautque 12 à 15 francs. L’enduit en chaux hydraulique surbétou vaut 1 fr. 25 c. par mètre superficiel.

La maçonnerie en briques se paye beaucoup plus cherque la maçonnerie en moellons ; ainsi le mètre cube debriques de Bourgogne pour murs et ouvrages de forteépaisseur, voûtes et massifs, vaut de 70 à75 francs;la brique ordinaire vaut de 35 à 50 francs.

B. CHEVALIER.

MADREPORES . Polypes à têts calcaires, dont l'unedes espèces constitue le corail (voyez ce mot).

MAGISTRAL. Voyez argent, amalgamation amé-ricaine.

MAGMA. Se dit en chimie de tout mélange à l’étatde bouillie.

MAGNANERIE. Etablissement où l’on élève lesvers à soie, (voyez soie).

MAGNESIE ( angl . nmgnes:a, ail. talkerde, bitter-erde). La magnésie est une terre alcaline comme lachaux; c’est une poudre blanche extrêmement légère,douce au toucher, élastique et insipide ; elle verdit lesirop dô violette ; elle est infusible et fixe, et irréduc-tible par le charbon ; elle est décomposée au rouge parle chlore gazeux ; et elle est très peu soluble dans l’eauqui n’en dissout à froid que 1/6000, et six fois moinsa 100°. Elle est composée de :

Magnésium 0,613 f x , ~

Oxygène 0,387 | M S 0 '

Elle se dissout facilement dans les acides. On l'obtientaisément à l’état d’hydrate en décomposant un sel ma-gnésien soluble, le sulfate, par exemple, par un alcalicaustique; l'hydrate renferme un équivalent d’eau, qu’ilperd aisément au rouge.

La magnésie, surtout à l’état d’hydrate, est employéeen médecine pour dissiper les aigreurs d’estomac, etdans les cas d’empoisonnement par les acides, commeagent de neutralisation.

MAGNETISME . Voyez aimant et boussole.

MALACHITE.Cuivre carbonate vert (voyez cuivre).

MALATES. Sels formés par l’acide malique. Nesont d’aucun emploi dans les arts.

Acide MALIQUE ( angl . malic acide, ail. aepfelsaure).Cet acide se trouve en grande quantité daus les pommes,et surtout dans les fruits du sorbier des oiseaux. Pourl’obtenir, on prend ces fruits, on les écrase, on lesépuise par l’eau, on fait fermenter le jus obtenu et onle fait bouillir longtemps ; on le filtre, et on sature avecde la chaux ; il se précipite du citrate de chaux, et il