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MARBRE.

MARTEAU A VAPEUR.

Philippe le Long avaient déjà levé des taxes sur cettesubstance. Les établissements où l*un fabrique le selsont aujourd’hui soumis à une surveillance des plusactives de la part de l’administration des douanes. Ledroit perçu est environ égal à dix fois le prix du seldans la saline même. L’administration semble disposéeà décharger de ces droits les sels dénaturés destinés àl’agriculture. On est donc amené à chercher les moyensde rendre impropre à l’alimentation de l'homme unesubstance que l’eau de la mer et le soleil suffisent pourprocurer. Triste résultat de la fausseté des principes quinous régissent en matière d'impôt 1 il. mangon.

MARBRE ( angl . marbie, ail. marmor). Les marbresappartiennent à deux variétés de pierre calcaire, lavariété saccharoîde et la variété compacte.

La chaux carbonatée saccharoîde fournit les marbresstatuaires : celui de Carrare , dont le grain est très finet très homogène, est actuellement le plus généralementemployé ; celui de Saint-Béat, dans les Pyrénées , est àgrain beaucoup plus gros, plus translucide, et se rap-proche beaucoup du marbre antique de Paros ; celui deSoste est à grain très fin, fortement translucide, d’unesonorité remarquable, et pour ainsi dire inaltérable parl’action des agents atmosphériques. Malgré ces pré-cieuses qualités qui devraient le faire préférer à tout an-tre, pour l’art statuaire, surtout dans nos climats froidset pluvieux, ce marbre n’est presque pas employé àcause de son extrême dureté qui augmente considé-rablement les frais de main-d'œuvre. Parmi les marbresd’ornement qui se rapportent au calcaire saccharoîde,nous citerons le bleu turquin légèrement coloré en gris-bleuâtre par une faible proportion de bitume ; le marbrejaune antique coloré par une petite quantité d’hydratede fer ; et le marbre cipolin , marqué de larges bandesondulées blanches et vertes, résultat de l’association ducalcaire saccharoîde blanc et de schiste talqueux ver-dâtre. Ces divers marbres sont des roches métamor-phiques.

Les calcaires compactes fournissent la plupart desmarbres d’ornement. Leur nombre est infini, et leurnomenclature est arbitraire ; elle varie dans chaquepays. Les plus abondants sont donnés par des colora-tions en noir ou en gris dues à un mélange de bitume,en rouge ou en jaune par de l'oxyde de fer anhydre ouhydraté. Quelques marbres verts sont le résultat d’unmélange de calcaire et de schiste talqueux ou de ser-pentine. Dans les marbres noirs, on distingue : 1° lenoir antique , ou drap mortuaire dont la couleur esthomogène*; 2° le petit granité , dont le fond noir estparsemé de parties plus claires, disséminées d’une ma-nière à peu près régulière. Ces parties, qui brillent dansla cassure, sont dues à des encrines spathiques; 3 U lemarbre Sainte-Anne , qui présente sur un fond noir oud’un gris très foncé, des veines blanches qui se croisentdans tous les sens; 4°le petit antique, offrant un mé-lange de taches noires et blanches à peu près égales etanguleuses. Ces quatre variétés de marbre, apparte-nant au terrain de transition, existent avec abondancedans les environs de Mons, et forment, pour la Bel-gique , un objet d’exportation considérable ; 5° le marbrepor/or, exploité au pied des Apennins au sud-est deGênes, et près de Porto-Venere , lequel présente sur unfond d’un beau noir des veines d'un jaune doré du plusbel effet. Parmi les marbres ronges, on distingue : 1° lemarbre griotte , dont le fond, d’un rouge-brun, est par-semé d’une manière symétrique de taches d’un rougebeaucoup plus clair, quelquefois aussi de taches blan-ches , arrondies, appartenant à des nautiles ; 2° lemarbre de Sarancolin , daus les Pyrénées , d’un rougefoncé, mêlé de gris et de jaune avec des parties trans-parentes ; 3® le marbre du Languedoc , ou marbre incar-nat , d’un rouge assez clair, mêlé de parties plus clairesdues à des polypiers. On doit encore sigualer le marbre

de Florence , ou marbre ruiniforme , dans lequel onremarque, sur un fond gris, des dessins anguleux,bizarres, d’un brun-jaunâtre, qui simulent l’apparencede ruines ; c’est un calcaire compacte argileux d’ungris-jaunâtre, dans lequel le retrait a produit des fentesdans différents sens. Un ciment calcaire en a réuniplus tard les fragments, tandis qu’une infiltration fer-rugineuse, se distribuant d’une manière irrégulièredans ce calcaire, a produit les dessins figuratifs.

Les calcaires compactes contiennent très fréquem-ment des coquilles fossiles disséminées dans leur intérieur ; quand ces coquilles sont abondantes et que letest en est conservé, on désigne ces calcaires sous lonom de lumachelle ; parmi ces lumachelles, quelques-unes présentent des reflets agréables analogues à ceuxde la nacre : elles sont alors très estimées comme marbred’ornement. On distingue la lumachelle d’Astrakan etla lumachelle opaline : dans la première, les coquillessont d’un jaune clair et se détachent sur un fond bru-nâtre. La lumachelle opaline vient de Bleiberg en Ca-rinthie ; elle présente des reflets irisés de couleur rouge-orange, rouge de feu et gorge de pigeon du plus beleffet.

Cet aperçu succinct sur les marbres montre que leurgisement général est dans les terrains de transition ;cependant, dans les Alpes et dans les Pyrénées , lesformations jurassiques et crétacées en fournissent éga-lement do très beaux, mais leurs caractères sont dus àune cause métamorphique.

L’estime que l’on fait d'un marbre est fondée sur lavivacité de ses couleurs, sur son homogénéité qu’on re-connaît au son plus ou moins clair qu’il rend lorsqu’onle frappe, sur la beauté du poli qu'il est susceptible deprendre, et surtout sur la propriété de se conserver àl’air sans altération. On ne saurait indiquer de règle àcet égard; toutefois on peut dire que ceux qui contien-nent de l’argile se délitent facilement à l’air, que lesmarbres mélangés de pyrites de fer se salissent en secouvrant de rouille, et qu'en général plus un marbre estsonore, plus il prend un beau poli et plus il est inalté-rable à l’air.

MARGARATES. Sels formés par l’acide marga-rique.

Acide MARGARIQUE. Cet acide, découvert parM. Chevreul, cristallise en aiguilles entrelacées trèsbrillantes, fusibles à 60°, insipides, insolubles dansl’eau, très solubles dans l’alcool et l’éther, formant avecles bases des sels qui ont beaucoup d’analogie avec lesstéarates.

A l’état de pureté, l’acide margarique n’a pas d’usagedans les arts ; mais mélangé avec l’acide stéarique etquelquefois un peu de cire, il constitue les bougiesstéariques (voyez bougie).

MARNE (angl. marlen, ail. mergel). Nom qu’ondonne à tous les mélanges de calcaire et d’argile sus-ceptibles de se délirer à l’air; on les emploie en beau-coup de lieux pour amender les terres (voyez argile etcalcaire).

MAROQUIN (voyez tannage).

MARTEAU (voyez fer et mécanique).

MARTEAU A VAPEUR. L'invention du marteau àvapeur ou marteau-pilon est réclamée, en France , patM. Schneider, du Crcusot, qui a pris à cet égard unbrevet en date du 19 avril 1842 , et en Angleterre, parM. Nasmyth , breveté à Londres le 9 juin de la mêmeannée. Co simple énoncé de dates suffit pour que l’onn’hésite pas un instant à attribuer à notre compatriotele mérite de la découverte de cette ingénieuse machine,qui présente une nouvelle application de l’emploi directde la vapeur aux organes des macbines-outils. principeque M. Cavé avait déjà exploité avec tant de succès dansses machines à percer et à cintrer la tôle, etc. (voyezchaudronnerie). Avec le secours de ce marteau, on