MARTEAU A VAPEUR.
MARTEAU A VAPEUR.
forge et on soude les plus fortes pièces aussi facile*meut que celles de dimensions ordinaires. Le poids dumarteau s'élève de 2500 à 3000 kilogr. ou plus, et salevée peut varier à volonté depuis 4" et plus jusqu’auxplus petites distances, de sorte que l’ouvrier s'eu sertindifféremment et avec une égale facilité pour souder,pour étirer, pour parer et pour finir. Lorsque l’ouvrier,pour vérifier les dimensions des pièces cinglées, veutsuspendre, sans l’arrêter tout à fait, la marche du mar-teau, cette masse énorme se balance et oscille au-dessus«ie la pièce sans la toucher, attendant pour ainsi direle moment d’agir.
Du reste, M. Schneider et M. Nasmyth employantles mêmes dispositions principales, il nous suffira, parexemple, de décrire le marteau à vapeur d’après le textedu brevet de M. Nasmytb.
La fig. 4503 est une vue de face de ce marteau; lafig. 4504 est une coupe verticale passant par l’axe de lamachine ; et la fig. 4505 est une élévation de l’appareilun ppu modifié et supposé opérer sur une forte pièce.
a, a, est un cylindre placé,aussi verticalement que possible,au-dessus de l’enclume 6, et portépar les deux montants latérauxc, c (fig. 4503 et 4504), ou purun sommier « (fig. 4505). Unpiston d se meut dans ce cylin-dre et soulève le mouton f aveclequel il est lié par la tige e. Cemouton, qui sert de marteau, estguidé, dans son ascension etdanssa descente, par la coulisse ver-ticale g, g, dont les deux côtéssont fixés aux montants c, c (fi-gures 4503 et 4504), ou main-tenus par des contre fiches ti, u(fig. 1505).
La vapeur, ou tout autre fluideélastique capable de soulever lemarteau f, en agissant sous lopiston, arrive, par suite de l’é-lévation du tiroir i, dans le cy-lindre a, agit sous la surface dupiston d, et soulève le marteau f ta une hauteur limitée seulementpar celle du cylindre auquel onpeut donner toute la longueurnécessaiie. Lorsque le marteauest arrivé à la hauteur que l’ondésire, on abaisse le tiroir par lemoyen de la tringle à poignée j, non seulement assez pourempêcher la vapeurd’afiluer davantage, mais encore suf-fisamment pour permettre à celle qui est renfermée sousle piston de s’échapper par le tuyau k Au moment oùl’on exécute cette manœuvre, le marteau descend avectonte l’énergie due à la hauteur de sa chute, et donne,par conséquent, un coup puissant sur la pièce que l’onveut forger. On élève alors la poignée j , soit par l’effetmême de la descente du marteau, soit à la main, selonqu’on le trouve plus convenable, et l’on permet ainsi àlu vapeur de rentrer sous le piston. En admettant et enlaissant ainsi échapper la vapeur, on communique doncau marteau f un mouvement d’ascension ou de chute,par l’action directe de ce fluide élastique, sans l’interpo-sition d’aucune espèce de mécanisme. Ce qu’il y a d’ail-leurs de très important, c’est que la rentrée de la va-peur, que la hauteur de la chute, et par conséquentl’intensité du coup peuvent varier à volonté, et que, deplus, la surface agissante du marteau ou de l’instrumenttranchant, reste toujours parallèle à celle de l’enclumeou du coin qui reçoit le coup, quelle que soit la hauteurk laquelle s’élève la pièce choquante.
La liaison de la tige e du piston et le marteau se fait
en interposant une matière élastique i (fig. 4504) entrece marteau et les deux portées du renflement pratiquéau bas de la tige de suspension, afin d’éviter les rup-tures ou les dégradations qui pourraient survenir aupiston, à la tige ou au cylindre, au momeut du choc,ou bien à celui de l’introduction de la vapeur dans lecylindre. Pour éviter plus sûrement ce dernier incon-vénient, on taille un peu obliquement, à la lumière ducylindre, la partie inférieure du tiroir «, ce qui permetà la vapeur d’entrer d’abord par un des angles et d’agirsous le piston saus secousse brusque.
En se reporraut a la fig. 4504, on reconnaît la posi-tion de la matière compressible (laine, bois ou cuir),au-dessus et au-dessous du renflement qui termine lalige e ; cette matière est retenue en' T, par le fond de lacavité cylindrique, et en i", par la rondelle boulonnéequi sert à lier la tige avec le marteau ou à l’en séparer,quand on le désire. Un fort ressort spiral m entoure latige du piston, et prévient les chocs rudes que le mar-teau pouvait exercer contre le fond du cylindre ; ce res-
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4504.