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MARTEAU A VAPEUR.

MATRICE.

haut, en pratiquant, dans la partie supérieure du cylin-dre, tout autour de sa périphérie, une rangée de trousn, n, qui permettent à la vapeur de s’échapper, lorsquele piston atteint accidentellement ce niveau.

La fig. 4506 représente une modification du marteauà vapeur, destinée à servir dans les circonstances oùl’on désire une rapide succession de coups, soit faibles,soit forts, et où l’on veut mouvoir mécaniquement l’ap-pareil qui opère l’admission et l’exclusion de la va-peur. ^

Les dispositions principales sont semblables à cellesque nous venons de décrire : on voit en ao, le cylindreà vapeur; en b, le marteau qui peut être terminé par

une étampe, une matrice ou un outil tranchant, selonle besoin; en d, l'enclume; en e, e, les montants laté-raux qui supportent l’appareil principal ; en f y le pisron ;en g, la tige de jonction assemblée avec le fnarteau b,par le moyen d’un milieu élastique, comme précédem-ment.

Ce que ce dernier dispositif a de plus remarqua-ble, ce sont les moyens de rendre la machine capabled’agir mécaniquement et de produire une rapide suc-cession de coups. Lorsque la vapeur est admise dans laboîte à vapeur h, par suite de l’ouverture du robinet i,le piston ^*lève avec le marteau qui est muni d’unmentonnet k. Ce mentonnet, en montant, rencontre unarrêt I, fixé sur la tringle verticale m, qui est liée avecla tige du tiroir par le moyen du fléau n, et qui, parconséquent, intercepte la vapeur, la fait passer par lasortie 0 , dans la partie du cylindre située au-dessus dupiston, et de là dans l’atmosphère par le tuyau p. Lemarteau redescend alors, et le mentonnet k rencontrenn autre arrêt q , également fixé sur la tige verticale m,et qui fait rentrer la vapeur sous le piston en élevantle tiroir. La répétition de ces effets contraires produitdonc une succession de coups dout la rapidité dépendde la position des arrêts l et q, ainsi que de la pressionde la vapeur. Enfin une pièce de charpente r, légère-ment élastique et garnie de quelques morceaux de cuirsuperposés s, servant de garnitures, contre lesquelsviennent frapper deux saillies établies sur la partie su-périeure du marteau, et dont le choc produit un mou-vement de recul qui augmente l’énergie du recul.

Marteau à pilots . Le principe de la construction dumarteau à vapeur a été appliqué avec un succès peut-être encore plus remarquable à l’enfoncement des pi-lots. La machine se compose d’un bâti en fonte qui se

place sur la tête du pilot à enfoncer, et sert à la fois desupport au cylindre à vapeur el de guide au mouton;il résulte de cette disposition que tout l’appareil estporté par le pilon lui-même et descend à mesure qu’ils’enfonce. Les tuyaux qui conduisent la vapeur de lachaudière au cylindre sont articulés d’une manière in-génieuse, et permettent à celui-ci de suivre la marchedu pilot.

• Voici quelques résultats observés à Devonport (An-gleterre) :

Il s’agissait, pour le creusement d’un nouveau dock,de construire un batardeau de 488™ de longueur, com-posé d’un double rang de pilots de 43™,80 à 20™ delongueur sur 0™,30 à 0 m ,40 d’équarrissage, placés lesuns à côté des autres aussi près que possible.

L’appareil porté sur le pilot, y compris le cylindre, leguide et le mouton, pesait 7000 h ; la plus grande vi-tesse a été de 70 à 80 coups par minute ; la profondeurmoyenne d’enfoncement a varié de 9 à 42™. Pour fixeret mettre en place un pilot, il faut 20 minutes ; pourl’enfoncer de 9 à 42™, il ne faut que 2 ou 3 minutes.

On enfonce dans une journée de 4 0 heures jusqu’à32 pilots ; mais le nombre moyen a été de 4 6 dans lemême espace de temps.

Comme on calcule ordinairement qu’il faut une ti-raude et un homme à raison de 42 à 44 k de poids dumouton, il s’ensuit que pour employer une monture or-dinaire du même poids faisant le même effet que lemouton à vapeur, il faudrait 80 hommes.

Il arrive fréquemment qu’un seul coup de moutonenfonce un pilot de 5 à 6™; et un avantage notable queprésente l’emploi de cette machine, c’est que les obstu-clés accidentels qui font si souvent dévier les pilots dansle mode ordinaire de battage ont fort peu d’influenceavec le nouveau mouton, parce que sa masse et la ra-pidité de l’enfoncement ne permettent guère de dévia-tion : aussi parvient-on à faire avec cet appareil devéritables mnrs en charpente, d’une régularité par-faite.

Enfin la tête des pilots n’est nullement endommagéepar le choc qui se fait avec peu de vitesse, et cet effetest si bien constaté qu’on se dispense de fretter la têtedes pilots, ainsi que cela est d’usage.

Cette machine a produit, suivant les ingénieurs an-glais , un e économie de temps qu’on peut évaluer à deuxans et une économie d’argent de 4,250,000 francs.

MASSICOT, protoxyde de plomb. Voyez plomb.

MASTIC (résine). Cette résine s’extrait par incisiondu piafacta lentiscus , qui croît dans l’île de Chio, ets’obtient sous formes de graines ou larmes jaunâtres,demi-translucides. Celle qu’on recueille sur le troncforme le mastic en larmes; celle qu’on ramasse parterre constitue le mastic commun. Le mastic se ra-mollit sous la dent, possède une faible saveur aroma-tique, un peu amère, et une odeur agréable. Aussi s’enservait-on autrefois comme masticatoire pour parfu-mer l’halcine, ce qui lui a valu le nom qu’il porte.Projeté sur des charbons ardents, il répand une od,eurassez forte. Sa densité est de 4,074. Il contient deuxrésines dont l’une est soluble dans l’alcool aqueux,tandis que l’autre ne s’y dissout pas.

Le mastic entre dans la composition de plusieursemplâtres, onguents, vernis et poudres fumigatoires.MASTIC. Voyez ciment.

MATRICE. On désigne, sous le nom de matrices, lescreux qui servent dans beaucoup de professions pourobtenir des reliefs, soit au moyen de l’estampage, soitau moyen du moulage. Lorsque les pièces qu’il s’agitd’obtenir sont de grandes dimensions, on obtient, engénéral, la matrice par un moulage; c’est ainsi ques’obtiennent en fonte de fer les matrices de grandedimension qui servent dans l’industrie des cuivresestampés. Mais quand les objets sont très délicats et