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MÉCANIQUE.

MECANIQUE.

renfermées daus une couronne mobile, et se raccordantà des aubes fixes qui guident la sortie de l'eau. Celle-ciagit sans choc sur lapalettc, lui communique par l'effetde la force centrifuge la vitesse dont elle est animée,pour sortir sans vitesse à la circonférence.

Ce récepteur, qui donne nn mouvement circulaire con-tinu à un axe vertical, est très avantageux et fréquem-ment employé aujourd’hui. Il offre l'avantage sur laturbine Burdin, décrite plus haut, de ne pas chargerautant le pivot qui ne supporte pas le poids d’une co-lonne d’eau correspondante à toute la hauteur de lachute. Il jouit de l’importante propriété d’agir convena-blement, même immergé complètement, pourvu que laprise d’eau soit à un niveau supérieur à celui de l’eauan milieu de laquelle l'écoulement a lieu.

Tuyau et soupape. — Bélier hydraulique . Une colonned'eau étant en mouvement dans un tuyau horizontal ets’écoulant à travers une ouverture circulaire, au-des-sous de cette ouverture se trouve placée une soupapepouvant la fermer, le courant d’eau le soulevant arrê-tera brusquement l’écoulement. La force vive du li-quide ne pouvant êtreamortie brusquement cau-sera un choc qui soulèveraun clapet disposé près dela soupape et élèvera del'eau dans la colonne fer-mée par ce clapet. Puis lavitesse étant amortie, lasoupape retombera, l’é-coulement reprendra lapremière voie, et le mêmeeffet recommencera. Telest le bélier de Montgol-Jier (fig. 4538), qui est àla fois récepteur et opérateur, appliqué à l’élévation del’eau. On pourrait théoriquement au moins, an lieu dela colonne ascendante du liquide, supposer un pistonet obtenir du bélier le mouvement rectiligne alternatifd’une tige de piston.

N'ayant ici qu’à déterminer la nature des mouve-ments des récepteurs et la forme des organes qui per-mettent d’utiliser l’action du moteur, nous n’avons pasà traiter la question du maximum d’effet utile des di-vers systèmes de récepteurs hydrauliques. Nous pose-rons seulement ici le principe qui est la conséquence desconsidérations dynamiques, c’est qu’un récepteur hy-draulique n’est parfait qu’autant que l’eau entre sanschoc, agit sans choc et sort sans vitesse, ayant parsuite communiqué au récepteur toute la quantité de tra-vail qu’elle pouvait produire.

4538.

AIR .

Voilet . — Moulins à vent. L’air en mouvementpeut communiquer la force vive dout il est animé auxorganes mobiles qu’il rencontre. Ce sont toujours lesvoiles qu’on emploie à cet effet, à cause de la faci-lité avec laquelle on augmente ou on diminue la surfaceagissante. Les voiles sont le moyen direct d’impalsiondes navires pour leur faire surmonter la résistancequ’oppose l’inertie du liquide sur lequel ils flottent.

Le vent sert encore de moteur aux moulins. On aquelquefois tenté de disposer horizontalement les voilesdestinées à utiliser la force du vent autour d’un axevertical, en cherchant à éviter l’égalité d’actiou quitend à se produire dans les deux sens, soit au moyende paravents, soit en faisant varier la surface desvoiles des deux côtés de l’axe par divers dispositifs.Ces essais n’ont jamais présenté des résultats prati-ques, et le seul système employé est toujours celui desvoiles placées dans un plan presque vertical (fig. 4539);le châssis portant la toile est formé d’une surface gau-che dont les génératrices sont inclinées dans le même

sens, et les ailes étant amenées par la rotation de toutle système dans un plan perpendiculaire à la directiondu vent, donnent à l’axe per-pendiculaire au plan desquatre ailes un mouvementcirculaire continu par suitede l’action oblique produitesur chaque aile par le vent.

Moteurs secondaires.

Pression ai mosphériq ue.La pression atmosphériqueagit comme un contre-poidsexerçant son action en toussens pour rentrer partout oùle vide est opéré. Elle est ainsi une source de force mo-trice secondaire en restituant la force dépensée pourfaire le vide par les moyens que nous indiquons à laquatrième partie. Son emploi est donc correspondantaux moyens de faire le vide qui constituent le travailinitial.

Ressorts. Les ressorts accumulant du travail quand onles tend, et le rendant quand on les laisse se détendre,constituent un organe de mouvement secondaire fré-quemment employé dans les petites machines, les mon-tres, les horloges, les automates, etc. La disposition laplus générale est celle d’un ressort roulé sur lui-même enspirale (fig. 4540), qui se bande au moyen d’une clef àlevier entrant dans un car-ré placé à son centre etqu’une roue à rochet em-pêche de se détourner.

En se déroulant le res-4540. sort fait mouvoir d'un

mouvementcirculairecon-inu un cylindre, dit barillet, avec lequel il est assem-blé, et dont la circoutérence dentée communique lemouvement à uue roue d’engreuage.

QUATRIÈME DIVISION. —Chaleur.

Nous avons exposé dans Tintroduction et sur-tout à l’article caix>rie les principes qui devaientprésider à l'emploi de la chaleur pour produire untravail mécanique; nous n’avons plus qu’à nous occu-per de la forme des récepteurs.

Solides Les solides ayant une force de cohésion quele calorique détruit en partie, avant de produire uneffet sensible, il y a d’nbord une partie de travail an-nulé par cette cause, mais cette quantité est restituéolorsque, par le refroidissement, le corps revient à souétat primitif. La physique ne fournit pas les don-nées suffisantes pour calculer les effets dus à la dila-tation des solides. On connaît seulement l’étenduedes dilatations, mais non l’effort qu’elles peuvent pro-duire. Chacun connaît l’application faite par Molardpour redresser les murs du Conservatoire, exemplequi, ainsi que nombre de faits, prouve que la forceainsi engendrée est considérable si le chemin par-couru est petit. Des expériences bien faites, consistantà mesurer le poids qu’une barre de fer pourrait sou-lever par son refroidissement, confirmeraient le prin-cipe posé.

Les faibles mouvements, produits par la dilatationdes corps solides, rendent leur emploi presque impos-sible pour rétablissement de machines pouvant lesutiliser.

11 faudrait employer des mécanismes compliqués, despièces d'une grande force pour transmettre des pres-sions énormes, etc. Le seul moyen tenté quelquefois,et qui n’a guère été employé que dons des appareilsrégulateurs qu’on peut considérer comme employés àproduire une pression, consiste (fig. 45i1) à faire di-

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