MÉCANIQUE.
MÉCANIQUE.
mter et refroidir successivement une barre de fer dontl'extrémité produit un mouvement rectiligne alter-natif.
Liquides. Tous les in-convénients que nous ve-nons d’énumérer pour lessolides se rencontreraientdans l’emploi des liquides;la question de leur puis-sance motrice, que les don-nées de la physique ne per-mettent pas de résoudrecomplètement, n’offre quepeu d’intérêt au point devue de l’application. Onpourrait, théoriquement,utiliser la force expansive des liquides en ajustant, snrla surface de l’enveloppe qui les renferme, des corps depompe contenant des pistons dont la tige prendrait parles échauffements et refroidissements successifs un mou-\ement rectiligne alternatif.
Vapeurs et gaz. Les seuls appareils à noter ici sontceux qui se rapportent à l’emploi de la vapeur d’eau,la seule réellement employée dans l’industrie. Remar-quons toutefois que les gaz permanents, l’air, parexemple , offrant l’avantage de pouvoir produire untravail à une température très peu supérieure à latempérature ordinaire, il en résulte la possibilité d’em-ployer «les sources do chaleur donnant une températurepeu élevée, avantage purement théorique jusqu’à cejour. Le* appareils qui permettent d’utiliser le travaildes gaz échauffés sont en tous les cas les mêmes queceux pouvant servir pour la vapeur d’eau. Nous allonsles passer en revue en commençant par quelques-uns deceux qui sont restés à 1 état de projets, et n’ont pu ri-valiser jusqu’à ce jour avec la machine à corps de pompeot piston, que nous donnerons en dernier.
Machines rotatives. On a essayé souvent, et jusqu’icipans succès, d’obtenir directement le mouvement circu-laire continu en disposant le piston dans nne couronnecylindrique, et établissantp.ir des pièces mobiles laséparation du condenseurà la chaudière. Tel est lesystème (fig. 1542). Au-cun syMcmo de ce genren’u encore produit de bonsrésultats. Les frottements,les fuites, etc., ont tou-jours bien plus que com-pensé les avantages résul-tant du mouvement circu-laire directement obtenu.
Machines à réaction. Laplus ancienne machine de ce genre est l’éolypile, danslequel la vapeur produit le mouvement circulaire con-tinu par su réaction en s’écoulant. Les fig. 4543 et
4344 représentent un système analogue exécute enAmérique .
Mais pour que de semblables machines travaillassent
dans les conditions de maximum, pour ne pas dépenser inutilement leur vapeur, il faudrait que la vitesse àla sortie fût égale h celle de la vapeur. Or cette vitesseest tellement con-idérable que les matériaux compo-sant l’arbre s’échauffent, grippent et cessent de fonc-tionner immédiatement. De plus , la pression de lavapeur sortant par de petits orifices n’est pas suffi-sante pour surpasser la résistance de l’air et celle dueaux frottements des tourillons; et si l’orifice de sortie estlarge comme il faudrait le faire pour faire des machinesde cette nature d’une force quelque peu considérable,l’utilisation de la force expansive de la vapeur est loind’être complète, et le courant de vapeur à l’état dyna-mique n’exerce pas toute la contre-pression qui s’exercea l’état statique.
Élévation d’un liquide. On a quelquefois proposé derevenir à la première invention de la machine à va-peur appliquée à élever l’eau (fig. 4545), et d’employerla force expansive de la vapeur, ou le vide formé pardes explosions, à élever l’eau ou quelque liquide neproduisant pas de condensation, le mercure, par exem-ple, et de recevoir ensuite ce liquide sur uue roue hy-draulique pour produire un mouvement circulairecontinu.
De semblables systèmes, qui consistent dans l’em-ploi de deux récepteurs où les pertes d’effet utile de
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chacun se multiplient , donneraient des résultats ex-trêmement désavantageux.
On peut utiliser la force de la vapeur à construire unappareil analogue au balancier hydraulique, en se ser-vant de la pression de la vapeur pour faire passer suc-cessivement le liquide d’une caisse dans l’autre (fi-gure 454G), et faire ainsi produire par son poids unmouvement circulaire alternatif. Uct appareil, entreautres défauts, a celui capital de no pas permettred’utiliser la détente de la vapeur.
t'orpt de pompe et piston (figure 4547). Cet organereprésente le seul systèmeadmis aujourd’hui pourutiliser la force expansivede la vapeur. Les détails,dans lesquels nous entronsà l’article machike a va-peur, nous dispensent dele décrire ici, tant pourla machine à simple effetque pour celle à double ef-fet. Les vitesses de la tigedu piston varient en géné-ral de 0*,9Ü par secondepour les petites machines,à 1 m ,30 poui les fortes machines de 60 chevaux etau-dessus.
Dans les locomotives et dans quelques machinesnouvelles imitées des locomotives, ou donne au pistondes vitesses bien plus considérables.
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