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MÉCANIQUE.

MECANIQUE.

DEUXIÈMt SECTION.

Organes de communication du mouvement d’une parlie demachine à une autre, pour obtenir celui-ci dans une direc-tion cl avec une vitesse déterminées.

Avnnt de parler des organes de communication, nousferons observer que, bien que nous devions dans ce travailconsidérer les organes des machines au point de vuegéométrique, il est cependant sous-entendu que ceux-cidoivent satisfaire, autant que possible, aux conditionsdynamiques, et que de deux solutions, la plus directe•n’est préférable qu’autant qu’elle y satisfait aussi com-plètement que la plus compliquée.

Les principales conditions à remplir sont :

4° D’ngiravec le moindre frottement;

2 U D’agir avec le plus de régularité possible, et parsuite de ne pas mettre en jeu des forces d’inertie, quidoivent être successivement détruites à chaque périodede la machine.

Le mouvement d’une partie de machine, quant à sa

! comme il sera facile devoir par ce qui va suivre, coin-! prennent presque tousceux employés généralement dansles machines bien construites. MM. Lantz et Bétancourt, qui ont cherché à résoudre le problème d’un pointde vue inutilement plus complet et tout théorique, sontobligés de décrire une foule de solutions imparfaitesqn’ou ne rencontrerajamais dans de véritables machines,ou qu’on aurait grand soin de remplacer par d’autres,afin d’éviter les chocs et les frottements auxquels ellesdonneraient lieu.

D’après cela, nous commencerons par les transfor.mations du mouvement circulaire continu en une autrequelconque. Les solutions pouvant généralement pro-duire les solutions inverses, fourniront presque toutesles transformations réellement usitées; car tout mouve-ment produit se transforme, en général, en mouvementcirculaire continu, pour fournir ensuite à l’outil le mou-vement convenable par une nouvelle transformation dece mouvement circulaire.

Nous étudierons les transformations de mouvementdans l’ordre indiqué par le tableau suivant :

TABLEAU DES TRANSFORMATIONS DE MOUVEMENT.

Mouvement cir-culaire cou-tinu en

1. Clrcul. continu, j

i 5. Clrcul. alleruul.

2. Clrcul. aller. en( 6. Rect. continu en

| 7. Rectll. alternai.

3. Rectll. continu. .

4. Rectll. alternat. !

8. Rectll. coutlnu.

9. Rectll. aiter. en

10. Rectll. altern.

Mouvement runimu ou alternatifs d’après une courbe donnée en mouvement quelconque et récipro-quement.

forme, peut être rectiligne, circulaire ou curviligne sui-vant une courbe quelconque.

Quant à sa direction, il peut se continuer toujoursdans le même sens, être continu, ou se produire suc-cessivement d’avant en arrière et d’arrière en avant,être alternatif. Le mouvement d’une partie de machineétant limité, est nécessairement périodique quand il n’estpas continu ; le mouvement rectiligne, essentiellementalternatif dans les machines, ne peut être considérécomme continu que dans une partie de son mouvementou dans quelques cas particuliers, dans des machinessoumises à des a.tcnmtives de mouvement et de repos,le treuil, par exemple.

Dans les machines proprement dites, le mouvementrectiligne étant généralement alternatif, doit, autantque possible, être remplacé par le mouvement circulairecontinu ; celui-ci, en effet, évite les destructions de tra-vail qui résultent des changements de direction desmouvements alternatifs.

De la propriété du mouvement circulaire continud’être au point de vue dynamique le mouvement par ex-cellence, tant par la raison énoncée ci-dessus que parla régularité du mouvement, à laquelle contribuenttoutes les pièces faisant action de volant ; et du peu derésistance des frottements des axes maintenus dans descoussinet*, en comparaison de l’importance des frotte-ments engendrés par les guides des parties qui doiventse mouvoir en ligne droite : on doit conclure que lemouvement circulaire, et surtout le mouvement eircu-. luire, continu, est d’une importance supérieure à cellede tous les autres.

On peut établir comme principe, qui ne sera pas con-testé par les personnes qui ont étudié les machines, quele problème général de la transformation d’un mouve-ment quelconque en un autre, se réduit à la transforma-tion d’un mouvement circulaire continu en uu mouve-ment quelconque. Les organes qui constituent les solu-tions tant directes que réciproques de ce problème,

1 Les solutions qui suivent doivent pouvoir s’étendreI à toutes les variations possibles de vitesse (toujoursj inverses des forces pour une même quantité de travail),et aussi de position dans divers plans.

1. Mouvement circulaire continu en circulairecontinu.

4° AXES SUR LA MEME LIGNE.

Si les axes d’un récepteur et d’un outil peuvent êtreplacés sur la même ligne, la communication a lieu di-rectement en montant les deux parties sur le même axe.Lçs rapports de vitesse quetcouque sont obtenus directe-ment en faisant agir l’outil au point convenable d’unplateau monté sur l’arbre, et d’un diamètre convenable.

2° AXES PARALLÈLES.

Rouleaux. Si l’on divise la distance qui sépare les deuxaxes en deux parties, qui soient en raison inverse desvitesses que l’on, veut donner aux deux axes, et,qu’avec ces rayons, on construise deux surfaces cy-lindriques, ces deux surfaces étant en contact mène-ront (en supposant le frottement suffisant) les deux1 axes avec la vitesse voulue. En effet, les longueursdes circonférences, passant au point de contact, étant, égales, si on appelle t o } tn’, les vitesses angulaires,

: K, R’ les rayons, on aura Rto = R’to', ou to : te’ : :R’ : R, c’est-à-dire que les vitesses angulaires des ar-bres sont en rapport inverse des rayons. Pour é\iterle frottement de glissement, on garnit les circonfé-! rences de peau de buffle, mais ce système ne peut| servir qu’a transmettre des forces minimes entre des axes'■ rapprochés ; pour les autres cas il faut passer aux sys-tèmes suivants.

, Courroies. Les courroies forment un excellent organe! de transmission quand les axes sont éloignés, et les ré-| sistances peu considérables. On fixe sur les axes destambours ou poulies, sur lesquels s’enroule une corde.