MECANIQUE.
ou mieux une courroie de cuir; dans ce cas, lacirconférence de la poulie, au lieu d’être creusée engorge, est bombée, forme qui empêche la courroie d’a-bandonner la poulie. Quand la tension est suffisantepour déterminer un frottement supérieur à la résistanceà vaincre, le mouvement a lieu sans glissement, et lesvitesses seront, en raison inverse, des diamètres des tam-bours , puisque des longueurs égales de courroie sedérouleront dans le même temps sur chaque poulie. Onobtiendra donc toutes les variations voulues de vitesseen faisant varier les diamètres des poulies. On emploiegénéralement à cet effet la disposition indiquée dansla fig. 4 550, qui permet de faire varier les vitesses dansun rapport très étendu.
Si la variation de vitesse doit être continue, on rem-place un des tambours par une surface conique, le longde laquelle la courrbie s’avance par l’effet d’une griffequi la pousse latéralement.
Quand le mouvement circulaire continu à obtenirdoit être de direction contraire à celle du premier, oncroise la courroie entre les deux tambours (fig. 4551).L’arc enveloppant étant plus grand, la courroie peuttransmettre de plus grandes forces.
Les courroies sont un précieux organe de transmis-sion, parce qu’elles causent peu de résistances nuisi-bles ; que, si elles ne peuvent transmettre que des forcespeu considérables, elles peuvent le faire avec de grandesvitesses, et par suite, opérer un travail utile important;enfin, que si la résistance croît par accident, la com-munication s’arrête, la courroie glissant alors sur soutambour, sans qu’aucun organe soit détruit.
Une courroie de communication de mouvement se com-pose de deux brins : le brin conducteur qui se déroule dutambour moteur pour s’enrouler autour de celui auquel lemouvement est communiqué ; et le brin conduit, qui,du second tambour, levient rejoindre le premier. Latension du premier brin dépasse nécessairement celledu second, si ce n'est dans le cas de l’équilibre où lacourroie est partout également tendue. La somme destensions des deux brins est constante, même lorsquel’appareil est en mouvement.
Nous empruntons à M. Morin la table suivante, quisert à déterminer les dimensions des courroies ; X, étantla tension du brin conducteur ; t, la tension du brinconduit T — t = Q, l’effort transmis ; K, le rapport de TT
à /, ou K = —, T = K t ; la table suivante comprendles valeurs de K.
1
O.Ï= 0)
5 o u
Valeur du rapport K.
<b -, s
Conr-
Courroies &
Conrroiei
Cordes snr tambours
roies
l'état ordinaire.
humides
on treuils en bois.
neuves
■
- !»•
sur
« *5 ?,
s.tamb.
s. pool.
poulies
sB°
«
en bois.
•abois.
en font.
en fonte.
firntu.
Polis.
0,20
4,87
4,80
4,42
1,61
4,87
4,51
0,30
2,57
2,43
4,69
2,05
2,57
4,86
0,40
3,51
3,26
2,02
2,60
3,51
2,29
0,50
4,81
4,38
2,41
3,30
4,81
2,82
0,60
6,59
5,88
2,87
4,19
6,58
3,47
0,70
9 «
7,90
3,43
5,32
9,01
4,27
0,80
42,34
10,62
4,09
6,75
12,34
5,25
0,90
46,'.iO
14,27
4,87
8,57
46,90
6,46
4 .
23,44
49,16
5,81
40,89
23,90
7,95
4,50
»
n
b
»
111,31
22,42
2 »
U
u
((
U
535,47
63,23
2,50
»
M
”
»
2575,80
478,52
Cette table rend bien compte de l’emploi fréquentsurtout dans la navigation, du frottement des cordes
. MÉCANIQUE.
pour arrêter le mouvement, en montrant la valeur con-sidérable du rapport K, quand on rend considérable lalongueur de corde enroulée.
Pour établir une transmission de mouvement par unecourroie, connaissant l’effort Q à transmettre on aura
T — t = Qou ( (K— 1)= Q, d’où t =-5 —^ d’où on
déduira la valeur de t et T. En leur donnant une valeursupérieure de 4 /10* pour se préserver des extensions descordes et courroies, on sera certain d’éviter tout glisse-ment.
La table ci-dessus montre que l’on peut conduire pardes courroies des forces assez considérables en augmen--
1551.
tant l’arc enveloppant. La largeur de celle-ci n’a, aucontraire, aucune influence sur la résistance au glisse-ment, et il n’y a aucun avantage à rendre cette dimen-sion supérieure à celle qui est nécessaire pour que lacourroie puisse résister aux efforts de traction qu’onpeut évaluera 0 k ,25, par millimètre carré de section.
Quand la tension des poulies est insuffisante pourdéterminer le mouvement, on emploie quelquefois uurouleau de tension (fig. 4552), qui détermine une pres-sion convenable. Cette disposition peut permettre auxpoulies de varier dans leur écartement (dans des limitesdéterminées par l’inflexion de la courroie) sans que leurmouvement de rotation cesse, la corde ne faisant quese tendre et relever le poidsqui cause toujours un frot-tement suffisant pour dé-terminer le mouvement.
Le déplacement de lapoulie de tension peut en-core être mis à profit pourfaire varier les \ itesses re-latives des deux axes enfaisant varier le diamètred’une des poulies. Cet or-gane, dit poulie à expan-sion, est employé dansquelques cas où la vitesse de l’opération doit être dé-terminée avec une rigoureuse précision, comme parexemple dans les machines à fabriquer le papier pourenrouler la feuille sortant de la machine.
Les fig. 4553,4554, 4555et 1556, représentent deux
4552.
4553. 4554.
exemples choisis parmi les nombreux appareils de celtenature. On voit que, dans ces deux ca% en faisant tour-