MÉCANIQUE.
MÉCANIQUE.
ner l’écrou à vis eu la roue dentée, montée sur l’arbrede la poulie, on agit soit sur les crémaillères, soit surles articulations du système, et on fait ainsi varier lediamètre de la poulie conduite dont la surface est com-posée d’éléments disjoints. Le rouleau de tension déter-minant toujours un frottement suffisant pour éviter leglissement, il est clair que la vitesse de l’axe mené parla roue à expansion variera en raison inverse du rayondelà poulie.
Chaînes à la Vaucanson. Quand les forces à trans-mettre sont assez considérables, la vitesse minime etles axes éloignés, on remplace les tambours par desroues portant des saillies. Les deux roues sont réuniespar une chaîne sans fin, formée habituellement de petitsrectangles entrelacés (fig. 4557 et 4558) dans lesquelsentrent les dents des roues. Une de celles-ci ne peut semouvoir sans entraîner l’autre. Ce système, qui engendre beaucoup de frottements, n’est pas ordinairementemployé dans les parties des machines qui sont tou-jours en mouvement.
Quand elle doit servir à transmettre des efforts con-sidérables, la chaîne de Vaucanson n’est plus retenuesur l’arbre au moyen de dents. On fait celui-ci polygo-nal, et on compose la chaîne de plaques boulonnéesde longueur égale aux côtés du polygone (fig. 4 559).
Cette disposition usitée pour les chaînes sans fin dubanc à tirer, ne pourrait servir pour soulever les far-
deaux, au moyen du treuil ou du cabestan, puisqu’il
faut alors employer des chaînes qui puissent s’infléchirdans tous les sens. Les chaînes à mailles du commerceoffrent bien cet avantage, mais elles se rangent diffici-lement sur la surface du cylindre d’un treuil, de ma-nière à engrener en quelque sorte. M. Neveu a fortheureusement résolu ce problème par l’emploi d’untreuil dont la circonférence peut recevoir trois chaî-nons à plat (fig. 4560), et dont les parties plus resser-rées peuvent recevoir trois chaînons de côté. La chaînen’ayant pas besoin de s’en-rouler plus d T un tour àcause du véritable engre -nage qui résulte de cettedisposition, et son autreextrémité étant pendante,elle s’enroule toujours ré-gulièrement; ce qui n’apas lieu sur les surfacesoù les tours de la chaînes’ajoutent de telle sorteque les saillies des mail-lons ne correspondent bien-tôt plus aux vides destinés
à les recevoir, par l’effet des irrégularités de la chaînequi vont en s'accumulant.
Si les vitesses, au lieu d’être assujetties à demeurerconstantes et dans un rapport déterminé ( en raison in-verse des diamètres des tambours) doivent varier enchaque instant suivant une. loi donnée, on transmet lemouvement par deux troncs de cône cannelés en spirale,placés dans des positions inverses (fig. 1561), ou un
tronc de cône et un cylindre (fig.4562). Une chaîne onroulée sur le cône se déroulant de celui-ci pour s’en-rouler sur l’autre, produira un mouvement dont la vi-tesse angulaire variera en raison du tracé des spirales.
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4564.
4562.
Cet organe est employé dans les montres pour égaliserl’action du ressort qui se détend.
engrenages. Le moyen leplususitéde communiquerle mouvement circulaire d’un axe à un autre avec lacondition que les vitesses soient dans un rapport déter-miné, consiste à garnir les circonférences de ronestangentes entre elles, montées sur ces axes, de sailliesqui s’engagent les unes dans les intervalles des autres, etrendent ainsi le mouvement d'une des pièces solidairede celui de l’autre. Ce dispositif constitue l’engrenage(fig. 4563).
La longueur des arcs de cercle passant au point decontact sera nécessairement égale dans les deux roues ;
les vitesses seront donc en-tre elles dans le même rap-port que les rayons de cesroues, et par suite dans unrapport constant.
On appelle cercles pn-mitifs, les cercles tangents, •tracés avec des rayons ob-tenus en divisant la lignequi joint les centres dansle rapport inverse du nom-' brode tours que doivent
' faife ] es axes daus lemême temps. On appelledénis, les saillies dont elles sont garnies, et pas del’engrenage l’intervalle compris entre deux mêmesparties de dents consécutives, mesurées sur les cerclesprimitifs.
Nous empruntons à M. Poncelet l’exposé des con-ditions auxquelles doit satisfaire le tracé des engre-nages.
Première condition . La simplicité de la solution et lafacilité de l’exécution matérielle des engrenages exigentque les dents d’une même roue soient toutes égales etdisposées régulièrement autour de la couronne. Mais iln’est pas nécessaire que l’épaisseur, c’est-à-dire la di-mension comptée Bur la circonférence primitive soit lamême d’une roue a l’autre. Pour une roue en fer, ladent sera bien moins épaisse que pour une roue en bois ;il faudra aussi plus d’épaisseur aux dents de la rouequi tourne le plus vite, parce qu’elles éprouvent plusd’usure.
Deuxième condition. Le pas doit être le même, nonseulement d’une dent à l’autre, mais encore sur les deuxroues ; car le pas se compose sur chaque roue de l’épais-seur de la dent, plus l’intervalle correspondant a l’é-paisseur de la dent de l’autre roue. 11 en résulte queles nombres de dents sont proportionnels aux diamètresdes circonférences primitives, de sorte que l'une ayant,par exemple, quinze dents, l’autre en aura trente, si lerayon de celle-ci est double de celui de la première.Une dent, pendant son engrènement avec une roue, se