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MECANIQUE.

Encliquetages. On donne généralement le nom d’encliquetages aux organes composés essentiellement de piècessaillantes et mobiles venant agir sur la partie de la ma-chine qui doit recevoir le mouvement, soit pour l'obtenirdans un sens, soit pouf éviter qu’il ne puisse avoir lieudans une direction. Cet organe devieut, dans ce derniercas, organe d'arrêt dont la roue à rochet est le type. Nousn’avons à parler ici que des encliquetages servant àcommuniquer le mouvement qui se divisent en deuxclasses : encliquetages à dents, encliquetages à pression.

Encliquetages d dents. Le mouvement circulaire al-ternatif produit par intermittence le mouvement circulaire continu au moyen de l’organe (fig. 4587) employéavec succès dans les constructions depuis quelque temps.Le mouvement circulaire de va-et-vient imprimé à l'ex-trémité du levier produit l'engrenage de la dent à ar-

ticulation qui y est assemblée avec les dents succes-sives de la roue. Cette action est rendue continue dansle levier de Lagarousse (fig. 4588) où l’un des crochetsagit quand l’autre va se placer sur de nouvelles dents.

Encliquetages par pression. Le système d’encliquetagepar pression en tant qu’organe moteur (en tant qu'or-ganes d'arrêt ils se confondent avec les freins) est dûà M. Saladin de Mulhouse .

Si l’on fait passer sur la jante d'une roue un anneau(coupé seulement pour laisser passer le bras de la roue)(fig. 4 589) en le faisant monter normalement à la cir-conférence, on n’éprouvera pas de résistance ; mais si onexerce une traction obli-que, l’anneau prend uneposition différente de lanormale et serre la janteavec une force suffisantepour entraîner la roue.

L'anneau ne peut plus glis-ser, il ne pourrait que s’ou-vrir si l’effort était tropconsidérable.

En disposant deux an-neaux des deux cotés dupoint de rotation d’un le-vier, comme le représentela figure, leur action sera successive et le mouvementcirculaire alternatif de l'extrémité du levier engendrerale mouvement circulaire continu de la roue.

III. Mouvement circulaire continu en rectilignecontinu.

treuil. Le treuil, soit horizontal, soit vertical, trans-forme, au moyen d’une corde attachée à la résistance àvaincre, le mouvement circulaire continu en rectilignecontinu; réciproquement une corde eu se déroulantproduit le mouvement circulaire de l’arbre sur lequelelle est enroulée. C’est ainsi qu’un poids agit dans leshorloges.

Une chaîne sans fin, qui réunit deux poulies douéesd’un mouvement circulaire, donne aussi une solutionde ce problème fréquemment employée dans les ma-chines outils.

MECANIQUE.

crémaillère. La ligne droito pouvant être consi-dérée comme un cercle d’un rayon infini, la solution desengrenages s'appliquera encore à ce cas et donne latransformation consistant dans l’emploi d’un pignon etd’une crémaillère. Le rayon du cercle devenant infini,la construction donnée pour les dents à épicycloldesdéterminera des dents à développantes, le cerc e dedemi-rayon se confondant aussi avec la droite. Si doncon arme la roue de dents à développantes et qu’on pra-tique dans la barre droite des échancrures rectangu-laires destinées à laisser passer les dents, celle-ci seraconduite régulièrement par la roue, c’est-ài-dire que deslongueurs égales passeront au point de contact (fi-gure 4590).

On ne peut inversement mener la roue par la droite,car les angles des échan-crures agissant sous un an-gle obtus produisent unerésistance notable. Pourmener la roue par la droite,on pratique dans celle-cides sections perpendiculai-res au plan de la roue etpassant par des rayons, eton arme la roue de dentscorrespondant à la rotationdu cercle de rayon moitiéde celui de la roue. Il dé-crira ainsi des cycloïdesqui déterminent la formo que l’on doit donner auxdents.

Une des plus intéressantes applications de cet organeet des engrenages est le cric , qui permet de souleverles plus lourds fardeaux en rendant très faible la vitessedu point de résistance, relativement à celle de la ma-nivelle.

Les organes précédents conviennent lorsque le mou-vement rectiligne est perpendiculaire à Taxe du mou-vement circulaire. On peut encore, quand l’angle estdifférent d’un droit, employer, comme l’a démontréM. Olivier, des crémaillères obliques, dont les dents setracent à l’aide des considérations analogues à cellesque nous avons exposées pour le tracé des engrenagespour des axes qui ne se rencontrent pas. Quant autreuil, on peut utiliser son action à l’aide de poulies derenvoi daus une direction quelconque.

vis. Lorsque le mouvement rectiligne est dans lamême direction que l’axe du mouvement circulaire, onemploie une vis (fig. 4591) tournant dans son écrou,oul’écrou d’une vis dont l’axe ne peut se mouvoir eu lignedroite, écrou qu’un guide empêche de tourner.

Cet organe permettant de rendre la vitesse du mou-vement rectiligne très petite relativement à la vitessecirculaire , est très propre pour développer de trèsgrands efforts, ce qui le fait surtout employer pour

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les appareils qui doivent produire des pressions, maisen occasionnant des pertes de travail considérables parles frottements.

Cet organe peut être considéré comme une espèce