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MECANIQUE.

MÉCANIQUE.

tement de glissement en frottement de roulement, quandcela est possible ; on y parvient en munissant la piècemobile de roulettes ou de galets dont la gorge enve-loppe des parties fixes (fig. 1634).

Watt a employé un système particulier pour guiderla tige du piston des ma-chines à vapeur qui doitrester rectiligne. Le sys-tème employé, dans lespremières machines atmo-sphériques (fig. 4 632) con-sistait dans l’emploi dechaînes s’enroulant plusou moins autour d'un sec-teur dont l’extrémité dubalancier était munie. Cesystème, qui ne pouvaitservir pour une machine àdouble effet, a été remplacé par le parallélogramme deWatt, qui nç fait naître que des frottements dans desarticulations, frottements toujours moindres que ceuxqui auraient lieu contre des guides fixes.

Au lieu de fixer la tige du piston à l’extrémité dubalanoier de la machine à vapeur. Watt l’assemble àl’angle extérieur D d’un parallélogramme (fig. 4633)fixé sur ce balancier ; puis il assujettit le sommet C dece parallélogramme à 9e mouvoir sur un* circonférence

4633. 4634.

passant par les positions de cet angle aux deux extré-mités et au milieu de la course du pistou (fig. 4634), lepoint D restant en ligne droite ; ce qui est facile à exé-cuter en assemblant au moyen d’une tringle ce som-met C à un point fixe O, centre du cercle ainsi déter-miné.

Dans tontes les positions intermédiaires, la positionde la tige variera quelque peu au-delà et en deçà dela verticale, mais dans des limites fort restreintes, etque compense le jeu des articulations et l’élasticité dela pièce. (Voyez différentiel (mouvement).

Balancier de Cartvught. Ce système est remarqnablepar l’emploi des engrenages comme guides du mouve-ment rectiligne. Il se compose (fig. 4G35) d une pièceB assemblée d’équerre àl’extrémité de ia tige dupiston et des extrémitésdesquelles partout deuxbielles faisant tourner desroues dentées qui engrè-nent entre elles. Ces rouesétant égale^, Les deux extrémités de la barre B des-cendent à' chaque instantd’une quantité égale et latige T a un mouvementrectiligne. Si ùhè des rouesétait plus petite que.l’autve, le nombre des tours dechaque roue, pendant un même espace de temps, n’é-tant - plps le même , la tige T oscillerait. On pourraitencore employer cependant cc système pour obtenir unmouvement rectiligne en articulant la barre B snr la

tige T, et guidant celle-ci par des glissières ou des ga-lets, mais toujours avec un frottement très nuisible.

Le premier système vient d’être employé récemmentaveo un grand avantage, par Ericson, pour transmet-tre directement l’action de la machine à vapeur aux visjumelles de grand diamètre qu'il a imaginé d'employerpour faire mouvoir les bateaux à vapeur, vis dont lesaxes sont montés sur les deux roues qui engrènent ;dans ce cas, les engrenages servent de guides et de régu-lateurs, mais ne sont pas des organes de transmission.

On doit encore considérer comme guides de mou-vement rectiligne, c'est-à-dire comme appareilsdéterminant la pièce mou-vante à rester toujours pa-rallèle à elle-même.

4° Les chemins de fer hbandes saillantes avecroues à rebords intérieurs(fig. 4636), ou à ornièresrecevant les roues. Leuremploi est fréquent dansles machines.

2° L’appareiJ dit des règles parallèles (fig. 4637)composé de deux règles réunies par deux traverseségales et pouvant tourner autour de points fixes.

3° L’apparéii des Jfull-Jenny (fig. 1638) quia satis-fait complètement au problème difficile de fkire mou-voir le chariot perpendiculairement à la ligne desbobines, dans un parallélisme parfait pour que tous lesfils restent également tendus. Le chemin de fer surlequel est posé le chariot ne guidant pas d'une ma-nière suffisante, deux cordes tendues dansnne direction

4636.

1637. 4638.

parallèle à celle du mouvement sont enroulées autourde deux poulies fixées invariablement au chariot, demanière à décrire chacune un Z. Eu s'avançant et enreculant, les cordes exercent sur Jes poulies un effortqui croîtrait rapidement par la moindre obliquité. Lesrésultats de cet appareil sont d'une merveilleuse exac-titude, que l’expérience fait apprécier chaque jour*

Pour guider un corps et le forcer a suivre une oourbedéterminée, on l’assiy ettit,en général, à un supportporté par des galets et? mou-vant sur la courbe voulue,tracée soit en relief, soit encreux. On peut pour Laforme circulaire assem-bler le corps sur les pour-tours d’un plateau ayantla forme voulue. Telle estla disposition employée(fig. 4 639) pour scier, lesjantes des roues circulai-rement. La pièce de boisest placée sur un plateau circulaire pour être soumise àl’action de la scie, et à mesure du travail de celle-ci, leplateau tournant au moyen de chaînes, la scio débite lesjantes circulairemcnt.