Band 
G-Z.
JPEG-Download
 

MECANIQUE.

Béêuraé.

Si Ton étudie avec soin la nature des organes élémen-taires de transformation du mouvement, on reconnaîtfacilement qu'ils se composent d’éléments simples dedeux natures, dont les combinaisons diverses produisenttons les organes que nous venons de passer en revue.

I. Les éléments servant h transformer le mouvement,

faire varier les vitesses, éléments essentiellementsimples, et qui par suite ne peuvent être qu’uue des ma-chines simples, c’est-à-dire :

4° Le levier droit et coudé {balancier, pédale , mani-velle, etc.) ;

2° Le tour {poulies, treuil, arbres de rotation, etc.) ;

3° Le plan incliné {surfaces curvilignes , vis, excen-triques, etc.).

U. Les éléments qni permettent de rendre solidairesles deux parties de la machine entre lesquelles s’opèrela transformation du mouvement. On peut les diviseren quatre séries.

4° Ceux qui ont pour base le frottement résultantd’une pression qui fait communiquer le mouvemententre deux parties en contact ou à distance par l’inter-médiaire de cordes ou courroies.

2° Les saillies fixes d’une pièce correspondante descavités dans l’antre pièce, qui rendent solidaires lesdeux pièces dont l’une entraîne l’autre nécessairement ;tels sont les engrenages, crémaillères, cames, les chaî-nes de Vaucanson, etc.

3° Les aspérités mobiles donnant naissance aux en-cliquetages, etc.

4° Les guides et articulations (les premiers faisantnaître le mouvement rectiligne, et les secondes le mon-vement circulaire autour de chaque joint dans un senlsens) ne permettant le mouvement que suivant une di-rection déterminée.

Il est facile de voir en prenant au hasard un des or-ganes de transformation décrits ci-dessus, qu’il se dé-compose facilement en nn ou plusieurs de ces élé-ments.

TROISIÈME SECTION.

Organes servant à modifier le mouvement et à disposer leséléments dans un ordre déterminé.

Les organes de transformation, qui ne se rapportentqu'à la direction du mouvement, ne sont pas les seulsorganes des machines, grand nombre d’autres leursont également nécessaires ; nous les diviserons endeux séries principales :

Première série. Ceux qui servent à donner au mou-vement les conditions propres au bon emploi des ma-chines pour effectuer le travail. Nous les diviserons en :

4° Organes de mise en mouvement ;

2° Organes servant à la régularisation du mouve-ment •

3° Organes d* impulsion , d'accélération ;

4° Organes de réaction ;

5° Organes darrêt, d’intermittence, dans l’effet de laforce.

Deuxième série. Ceux-ci se rapportent à la géométriede position des organes et des éléments sur lesquelson opère. Ces derniers paraîtraient à priori devoir êtreplacés dans la série des opérateurs, mais l’importancede la résistance dynamique y est tellement moindreque celle de la disposition géométrique des organes quiservent à effectuer le travail, qu’ils doivent être rangésici ; c’est ainsi qu’on a toujours considéré le mouve-ment des aiguilles d’une montre au point de vue géo-métriquej et jxqn qopnme surjçnqntant la résistance quis’oppose a leur mouvement. Nous distinguerons :

6° Organes produisant la disposition des objets en lignedroite ;

MÉCANIQUE.

7° Organes produisant la disposition des objets en lignecourbe,

8“ Organes servant à produire l'entrelacement ;

9° Organes séparateurs , classificateurs et diviseurs.

1. Organes de mise en mouvement.

Le récepteur étant généralement amené h four,nir le mouvement circulaire à on axe, on emploieplusieurs moyens de transmettre ou de suspendre à yo-lonté l’action de l’arbre principal ou d’arbres secon-daires mis en mouvement par celui-ci sur d’autres axesde rotation :

1° Poulie folle. Quand les forces transmises sont peuconsidérables (le travail pouvant cependant être assezgrand si la vitesse est grande), la communication se fai-sant en général au moyen d’une courroie entourant letambour mû par le récepteur et une poulie montée surl’axe à mouvoir, ou emploie avec avantage une pouliefolle (fig. <640). C’est une poulie montée sur l’arbreà côté de celle qui transmet le mouvement, mais aveocette différence qu’au lieu d’y être assemblée, elletourne librement. En poussant la courroie au moyend’une fourchette terminée par un levier que l’on menthorizontalement, on la fait passer de la poulie fixe à lapoulie folle. Le mouvementde la courroie conti nue sanséprouver de résistance etsans entraîner l’axe qnipasse ainsi à l’état de reposet repasse à l'état de mou-vement en opérant à l'in-verse. Un des grands avan-tages de ce système, outresa simplicité, consiste ence que la courroie, en re-passant sur la poulie fixeau lieu de surmonter parun choc brusque la forced’inertie, glisse et ne surmonte que peu à peu la résis-tance opposée, de manière que le mouvement n’a lieuavec toute sa vitesse qu'après un temps appréciable etsans choc.

2° Embrayage. Quand la force à transmettre est plusgrande, on emploie l’embrayage. La fig. 4 644 fait com-prendre facilement ce mécanisme. Elle représente 2 axesmis bout à bout : l’un porte une roue fixe dentée surson plat, et l'autre une roue semblable, mais dentée in-versement, qui glisse sur l’axe, en étant toutefois forcéede tourner avec lui à cause de saillies horizontales del’arbre qui pénètrent la roue. En faisant mouvoir cetteseconde roue au moyen du levier adapté au collet qni

l’entoure, le deuxième arbre sera entraîné par le pre-mier, ou restera en repos suivant que les deux roues se-ront réunies ou séparées.

C'et effet peut être obtenu autrement que j>ar lesroues de l’organe ci-dessus. Des mentonnets adaptés àla partie glissante et venant rencontrer des trous dan»