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MÉCANIQUE.

MECANIQUE.

cl mélangées pèle mêle. Le Choc ayant lieu égalementsur les aiguilles disposées dans le sens de la longueurde la caisse, ne les dérange pas, tandis que celles placéesobliquement recevant le choc par urne extrémité se dé-placent et se rangent peu à peu dans la longueur de lacaisse.

On pourrait dans des cas semblables faire glisserles corps sur un plan incliné portant des rainures danslesquelles ils peuvent entrer en se redressant, lorsqu’ondonne au plateau un mouvement de trépidation.

Dans plusieurs cas le corps est saisi au moyen depinces qui, se mouvant tout en se fermant ets’ouvraut,au moyen d’excentriques, à l’instant voulu, portent lecorps à l’endroit convenablo à un moment déterminé.

Pour les corps fibreux, c’est par la carde ou le peippic,et par l’étirage qu’on obtient cette disposition en lignedroite.

La carde (fig. 1672) est composée de deux peignes àdents recourbés et à dentures opposées auxquels ou im-prime des mouvements rectilignes en sens contraire l’unde l’autre. Les extrémités do chaque fibre, arrêtée par

<672.

<673.

Étirage. Les fibres étant disposées par le travail descardes en rubans parallèles, leur réunion forme un bou-din dont on doit faire un fil. On y parvient, comme le faitla fileuseàla main, en étirantle ruban trop épais, en fai-sant glisser les fibres les unes sur les autres jusqu’à ceque la grosseur du ruban soit convenable pour faire lefil. C’est donc dans le sensde la longueur qu’cfn dé-place les fibres. L’organequi sert à cet effet consisteen cylindres cannelés (fi-gure <677), distants docentre en centre d’une lon-gueur plus grande que celledes fibres à étirer ; tousanimés d’un mouvementcirculaire continu ( égalpour chaque paire de cylin-dres) et dont le deuxièmesystème est auimé d’une vitesse plus grande que le pre-mier sur lequel passe le fil, ou, ce qui revient au même,a un diamètre plus grand pour une même vitesse angu-laire. Il en résulte donc un étirage et un accroissementde longueur. En effet, la longueur du ruban qui aurapassé sur le premier couple de cylindres dans un tempsdonné, sera égal à la circonférence d’un des rouleauxmultiplié par le nombre des révolutions pendant cetemps. Il en sera de même pour les autres couples, doncsi ceux-ci sont d’un diamètre plus fort avec la mêmevitesse ou d’un diamètre égal avec une vitesse plusgrande, il passera entre eux une plus grande longueurde fil, celui-ci se sera donc allongé par l’étirage.

Cet admirable organe est la base sur laquelle repo-sent les merveilleux résultats de la filature moderne.

<677.

une dent du premier système, sont redressées par deuxdents du second qui les quittent, après les avoir dispo-sées parallèlement.

En disposant les cardes sur des tambours (fig. < 673),on obtient d’une manière continue, au moyen d’un mou-vement circulaire continu, le même travail.

Les peignes (fig. <574) no diffèrent des cardes qu’ence que les dents sont droites et plus résistantes; ilsproduisent le même effet

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et s’emploient de la mêmemanière.

On les fait agir d’unemanière continue en les dis-posant sur des tambours,maisleplus souvent ils sontdisposés en ligne droite, eton leur donne le doublemouvement de pénétration et de peignage par un doublemouvement alternatif de haut en bas et d’avant en ar-rière. C’est ainsi qu’ils agissent pour le peignage dulin, dans la peignense Girard (fig. < 675 et 6676), où ce

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double mouvement est obtenu à l’aide de manivelles,montées sur l’axe de roues dentées se mouvant avec lamême vitesse.

VII. Organes de disposition des objets en lignecourbe.

La disposition dont il s’agit ici n’est guère usitée quepour la torsion des fibres, afin de les assembler, en ren-dant par cette disposition le frottement de glissement égalà la résistance propre desfibres, de manière qu’ils serompent, plutôt que deglisser les uns sur les au-tres.

L’appareil le plus em-ployé pour produire ceteffet, et qui comprendles autres, est la broche(fig. 1678). Nous allonsdonner la description del’organe le pins complet de1678. ee genre, la broche du banc

à broches employée dan3la filatnre de coton, qui résout le double problème dola disposition des fibres en ligne spirale pour former lefil, et de l’enroulement du fil autour de la bobine.

La broche se compose de deux ailettes, dont unecreuse, qui se font équilibre. Le fil entrant près de l’axesort par l’extrémité d’une des ailettes. L’axe de labroche traverse la bobine dans toute sa longueur demanière que l’ailette et la bobine peuvent être muesavec nne vitesse de mouvement circulaire différente. Labobine possède de plus un mouvement rectiligne alter-natif dans le sens vertical qui permet l’enroulement ré-gulier du coton sur toute la surface.

Si la bobine restant fixe, la broche tourne, il Vaura enroulement du coton sur la bobine de toute lalongueur de circonférence à la bobine, correspondantà l’espace angulaire parcouru à l’extrémité do l’ailetteet de plus torsion dn fil, puisqn’entrant par l’axe, ila tourné sur lui-même de la même quantité angulaireque la broche.