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mi.

MÉCANIQUE.

surface de ce prisme un carton (fig. 4 684) percé seule-ment d’une partie de ces trous, les fils correspondant àceux-ci se lèveront seuls.

On conçoit donc que si on 4683.

a découpé ainsi, d'après lanature du dessin, des car-tons , au moyen d’uneopération dite lisage , onpourra, quelque compli-qué que soit un dessin, enexécuter le tissage d’unemanière entièrement mé-canique, puisque le dessinformé par la trame varieavec l’ordre de levée desfils.

Tambour. Pour le cas d’étoffes qui ne sont pas tropcompliquées, on peut appliquer un système qui a étérepris dans ces dernières années, c’est l’emploi d’untambour ou cylindre garni de parties saillantes commele cylindre des orgues.

Si le tambour a été garni d’autant de rangées detouches qu’il y a de séries différentes de fils à leverpour former le dessin du tissu et que les touches dechaque rangée soient placées dans un ordre correspon-dant à celui des fils à lever à chaque coup de navette ;en faisant tourner ce tambour pour présenter successi-vement chaque rangée de touches à la ligne des levierscommandant les lisses on obtiendra les levées dechaîne suivant un ordre voulu. Ce système ne permetpas des combinaisons aussi multipliées que la Jacquart,pour laquelle le nombre des cartons peut être extrême-ment considérable.

Organes diviseurs. La base des organes servant à opé-rer une division, est la vis ; le pas de celle-ci pouvant êtretrès fin et correspondant à un tour entier de la couronnecirculaire qu’on peut monter sur sa tête, elle permetd’obtenir un très petit mouvement dans le sens de l’axepour un grand mouvement de la tête.

C’est sur ce principe que repose le sphéromètre(fig. 4 685), servant à mesurer les épaisseurs, lamachineà diviser les lignes droites, la machine à diviser lesroues, etc.

Pour les diviseurs des couronnes circulaires, on eraploie la vis (fig. 4686) comme vis sans fin, conduisantle plateau dont la circonférence est divisée en un grand

JL

=WMST

4685.

1686.

nombre de dents, 4 0000 par exemple. Si chaque tourde la vis fait avancer le plateau d’une dent, comme onpeut facilement mesurer la centième partie de la cir-conférence de la couronne montée à la tête de la vis,on voit que si le pas de la roue est 4 millins., on pourraapprécier facilement le 4 }\ 00* de millimètre.

Il est facile de voir que l’on peut, au moyen d’unesemblable division, soit tracer les lignes d’un cercle di-visé, soit pointer sur une autre plate-forme des trouscorrespondants à nn grand nombre de divisions, plates-formes qui sont la base des machines servant, dans lesateliers de construction, à tailler les roues dentées, etc.

Soit à tracer la division en 401 parties, en divisant

MÉCANIQUE.

4 000000 par ce nombre, on trouve 9904. Chaque divi-sion correspond donc à 99 divisions du compteur de lavis, plus 0,01 de division qui s’appréciera par uu ver-nier avec une exactitude suffisante.

M. Decoster a appliqué dernièrement avec succès leprincipe de la répétition à1687. une combinaison nouvelle

de machine à diviser. Sonsystème (fig. 4 687 et 4 688)repose sur l’emploi de blocscomposés sur lajanted’uneroue et pouvant s’écarter(et par suite la remplir enétant en nombre moindre)au moyen do cales aiguëss'intercalant entre cesblocs et mus ensemble parune couronne concentri-que. L’heureuse applica-tion du principe de répéti-tion sur la circonférence même d’une grande étendue dudiviseur universel, doit permettre d’obtenir une grandeprécision à l’aide de cet outil pour la division de cercles,toujours dans la pratique d’un bien moindre diamètreque le diviseur.

QUATRIÈME SECTION.

Opérateurs.

Les opérateurs et outils étant la base de toute opé-ration mécanique sont aussi variés que les divers tra-vaux qu’on peut effectuer sur la matière. Les machinesn’ayant, en général, pour but que de faire effectuer,au moyen des forces mécaniques, les opérations qu’onpeut obtenir du travail manuel, de faire agir mé-caniquement les outils, on conçoit aisément de quelleimportance est la connaissance du mode d’opérer deceux-ci, qui n’est pas moindre que celle des récep-teurs, puisque ceux-ci ne sont utiles que pour fairemouvoir les opérateurs; c’est donc bien à tort quejusqu’à ce jour on a négligé de comprendre leur étudedans la science mécanique. On comprend aussi combiende grands résultats peuvent provenir d’un perfectionne-ment quelquefois, en apparence, minime, mais quipermet souvent l’introduction du mouvement par forcesmécaniques dans des cas où ce mode d’opérer paraissaitimpraticable.

Comme le remarque M. Poncelet, l’opérateur est sou-mis, quant àl’éconoraie du travail, aux mêmes conditionsque le récepteur, c’est-à-dire qu’on doit préférer autantque possible les outils travaillant d’une manière con-tinue, sans chocs mettant eu jeu les actions molécu-laires. C’est pour ce motif, par exemple, que les sciescirculaires remplacent avec avantage les scies recti-lignes, les laminoirs, le marteau, etc.

Les opérateurs et outils variant de nature et de formeen raison de la résistance à surmonter, nous les classe-rons en deux sections principales qui correspondent auxrésistances considérées au point de vue dynamique etgéométrique, de mouvement et de forme.

1° Résistance au mouvement comprenant les résis-tances dues à la pesanteur, à l’inertie et aux résistancespassives.

2° Résistance pour faire prendre à un corps uneforme déterminée.

Résistance an mouvement.

Béststance due à la pesanteur agissantverticalement.

Cette section comprend tous les organes opérateursdes machines qui servent à l'élévation des fardeaux enI gênerai et notamment à l’élévation des liquides.