MÉCANIQUE.
MECANIQUE.
80LIDES.
Le principal moyen d’élever un fardeau consistedans l'emploi des cordes dont on entoure le fardeau ouà l’extrémité desquelles on attache la capacité dans la-quelle il est placé.
Le problème de l’élévation des fardeaux consistedonc à donner à la corde un mouvement rectiligne con-tinu d’ascension. Tous les organes produisant ce mou-vement avec plus ou moins de vitesse seront donccapables de produire l’élévation des fardeaux à l’aide deforces variant, pour un même poids, en raison inversedes vitesses, telles sont les poulies (fig. 1689), le treuil
1689.
1690.
fig. 1690), les grues (fig 1691) (espèce de treuil permet-tant de saisir un fardeau placé à une certaine distance),les vis , etc., etc.
Les organes servant à donner un mouvement autroque le mouvement rectiligne et vertical peuvent servirégalement à élever les fardeaux, car la direction verti-cale n’est que celle de la résistance, une action non
verticale agira par une de ses composantes. On doitdonc comprendre dans ce3 organes le plan incliné (fi-gure 1692) qui réduit la vitesse du mouvement recti-ligne et le levier, base du mouvement circulaire alter-natif.
LIQUIDES.
Tous les organes servant à élever les fardeaux peu-vent servir également à élever l’eau préalablement ren-fermée dans des seaux ou vases de forme quelconque.Souvent ces vases sont disposés, soit sur la circonfé-
rence d’une roue (fig. 1693), soit le long d’une chaînesans fin (chapelet) (fig. 1.694), soit enfin dans l’intérieurmême de la roue (tymnan) ( fig. 169o), ce qui permet de
leur donner an mouvement ascensionnel an moyen d'nnmouvement circulaire des organes communicateursLe plan incliné contourné autour d’un axe fournitl’importante maebiue, dite vis d’Archimède . La fi-gure 1696 fait bien comprendre comment il résulte de
1695. 169Ô.
l’inclinaiscn de l’axe que le liquide parvenu en an pointd’une spire se trouve retenu, et comment le mouve-ment de rotation de la vis fait élever cette eau jusqu’àla partie supérieure.
Cet opérateur est fréquemment employé dans lesépuisements.
Pour que la machine puisse agir, il faut évidemmentque l’angle qui mesure l’inclinaison de l’axe sur le planhorizontal soit moindre que l’angle constant que faitla tangente en chaque point de l’hélice avec ce mémoaxe, afin qu’il existe sur chaque spire deux points oùles tangentes soient horizontales. C’est la plus élevéedes deux tangentes qui fixe le niveau de l’arc hydro-phore, dont la valeur augmente pour une même visavec son inclinaison.
On a quelquefois employé une véritable vis forméed’un tube enroulé en spirale autour de l’axe, dontl’effet est le même que celui de la vis d’Archimède ,mais dont la construction est moins simple et ne peutguère s’effectuer sur de grandes dimensions.
Houes à ‘palettes pfates. Les palettes d’une roue, muesdans une direction inverse de celle dans laquelle se meu-vent habituellement les roues à palettes, feront monter
1697. 1698.
l’eau dans le coursier et élèveront à son niveau supé-rieur, qui ne peut atteindre celui du centre de la roue,l’eau qui est à la partie in-férieure (fig. 1697). Lespalettes peuvent encore semouvoir sur une chaînesans fin dans un conduitqui empêche l’eau d’échap-per par leur pourtour (cha-pelet incliné) (fig. 1698).
Pompes (figure 1699).L’eau se trouvant intro-duite dans un corps depompe cylindrique, si onfait descendre dans ce
A
a
HT
1699.
corps de pompe nn piston muni d’nne soupape s’ouvrantde bas en haut par la pression du liquide et qui, par suite,