MECANIQUE.
MÉCANIQUE.
permettra au pistou de descendre dans le liquide, on élè-vera la colonne d’eau qui se trouvera au-dessus du piston,quand on fera remonter celui-ci, telles sont les pompesélévatoires qui servent à élever l’eau au moyen d’unmouvement rectiligne alternatif imprimé à la tige dupiston. Si le piston était sans soupape et que celle-cifût disposée à l'entrée du tuyau, l’eau serait refouléepar la pression du piston. Cette pompe est dite pompefoulante.
Pression atmosphérique. Le poids de l’atmosphèrepresse tous les corps qui existent à la surface de laterre ; si donc on parvient à supprimer en un point lapression atmosphérique, à faire le vide, les corps encommunication avec ce vide devront se mettre en mou-vement sous l’effet de cette force, s’ils ne sont retenuspar une résistance trop considérable.
C’est toujours par la même disposition, dont nousavons parlé plus haut pour les pompes élévatoires, et,par suite, au moyen du mouvement rectiligne alternatifde la tige du piston qu’on parvient à faire un vide plusou moins parfait dans l’espace qui communique avec lecylindre dans lequel est mû le piston qui, par le jeu desa soupape, rejette l’air, comme nous avons dit qu'ilélevait l’eau.
Si le corps de pompe communique avec un réservoirrempli d’eau, l’eau s’élèvera dans le tube de communi-cation jusqu'à la hauteur de 40 w ,33, hauteur de la co-lonne d’eau qui fait équilibre à la pression atmosphe •rique. Telles sont les pompes aspirantes (fig. 4700).
Si un corps solide se trouvait en communication avecle corps de pompe et disposé de telle sorte que la pres-
sion atmosphérique no pût s’exercer qu’à sa surfacepostérieure, ce corps se mettrait en mouvement et en-traînerait (pourvu que la résistance ne fût pas tropconsidérable) les corps qui lui seraient attachés. C’estainsi qu’agit le piston du chemin de fer atmosphé-rique.
La fig. 4701 représente la pompe de Bramah quipeut agir au moyen d’un mouvement circulaire alter-natif. Le corps de pompe a la forme d’un demi-cylindre
ABC. Le piston est ici PP*, qui, agissant vers A, fermela soupape m et ouvre la surface n eu agissant commepompe foulante, tandis que la soupape p est ouvertepar le vide fait en arrière du piston, et la soupape ofermée par le poids de l’eau
On a construit des pompes agissant par un mouve-ment continu de rotation. La fig. 4702 représente lapompe de Dietz, la plus usitée, dans laquelle les sépara-tions mobiles rentrent et sortent par l’effet d’une courbeen cœur immobile, et produisent l’aspiration et l’éléva-tion du liquide.
La fig. 4703 représente un autre système fort simple,mais avec aucun de ces systèmes on n’est parvenu jus-qu’ici à produire un effet utile égal à celui des pompesà piston.
Machine à force centrifuge . Des tuyaux inclinés etplongeant dans un liquide sont fixés à un axe verticalet reçoivent un mouvement rapide de rotation autourd’un axe. Cette rotation produit une force centrifugequi force les molécules liquides à s’élever le long destubes inclinés d’où elles s’écoulent par lés orifices su-périeurs.
Le principe de cette machine, évidemment défec-tueuse, puisqu’elle abandonne l’oau animée d’une grandevitesse, a trouvé une heureuse application dans les machines à sécher les étoffes mouillées au moyen de laforce centrifuge.
Résistances d’Inerüe. — Résistances passives.
Nous diviserons les moyens employés pour mettreles corps en mouvement en quatre sections, savoir : trac-tion, réaction, impulsion, compression.
Traction. Ce sont, en général, les moteurs animésqui agissent par traction et qui, au moyen des effortsque leur permet d’exercer la résistance qu’ils rencon-trent dans le sol, déterminent le mouvement.
Les grandes résistances qui s’opposent au mouve-ment des solides sur le sol sont la compressibilité dusol sur un chemin de niveau, l’action de la gravité àsurmonter sur les plans inclinés qu’il faut gravir, enfiule frottement qui a lieu pendant le mouvement. Lapremière de ces résistances est résolue plus ou moinscomplètement par la construction des routes ferrées,pavées, mais surtout des chemins de fer. La secondeest diminuée autant qu’il est possible par les tranchéessouterraines, viaducs, et, en un mot, par tous les tra-vaux de l’art de l’ingénieur pour obtenir la voie la plushorizontale qu’il soit possible d’obtenir. La dernière estconsidérablement diminuée par l’organe bien connu,par les roues (fig. 1704) qui transforment, pour latrès majeure partie, le frottement de glissement en unfrottement de roulement beaucoup moins considérable.Les roues qui se meuvent circulairement quand lemouvement s’opère en ligue droite, ont permis d’effec-
4704. 4705.
tuer le mouvement sans traction en agissant par pres-sion sur les rais de la roue, lorsque celle ci éprouvesur le sol une résistance suffisante. Il en résulte unmouvement de rotation qui détermine le mouvementprogressif de la voiture.
Les rouleaux (fig. 4705), si employés dans le trans-port des fardeaux, agissent comme les roues, entransformant en totalité le frottement de glissement enun frottement de roulement : le chemin décrit par le