MECANIQUE.
MÉCANIQUE.
fardeau est double du chemin parcouru par les rouleauxqui le portent.
Réaction. Pour se mouvoir à la surface de l’eau, in-dépendamment de la traction directe de moteurs placésà terre, ou de forces étrangères agissant dans le sensdu mouvement, comme les courants, les vents, on nepeut employer comme point d’appui pour la force aumoyen de laquelle on peut mettre le corps flottant enmouvemont que la réactiondu liquide, la résistanced’inertie qu’il oppose a semouvoir lui-même.
L’organe habituellementemployé (en ne tenant puscompte de la rame em-ployée à la main généra-lement j car son emploi parmoteur mécanique, sousforme de pales articuléesou autre, n’a jamais pro-curé de bons résultats) estla roue à palettes (fig. 1706), qui, plongeant dans leliquide par la partie inférieure seulement, trouve dans
I eau une résistance suffisante pour mettre en mouve-ment le t*orp6 flottant sur les flancs duquel il est attaché.
II agit par un mouvement circulaire continu.
Ou a depuis peu essayé avec succès l’emploi d’unautre organe qui offre cela de remarquable, qu’il agitétant entièrement plongé dans le fluide ; nous voulonsparler de la vis qui, tournant dans l’eau, trouve une ré-sistance de même nature que la vis qui entre dans lebois, ce qui la fait progresser, et par suite le bateaudont elle fait partie.
Lu figure 4707 représente la vis Smith à noyau
4706.
plein, et la figure 4 *08 la vis Ericson, qui n'ajpar des palettes éloignées de l’axe ; elles opèrentment par un mouvement
circulaire continu.
Impulsion. L’impulsiondirecte ne s’emploie guère,dans l'industrie, que pourdonner aux gaz une grandevitesse dans l’appareil ditventilateur (fig. 4709), quin’est autre chose qu’uneroue à palettes chassantl’air avec une grande vi-tesse dans un conduit ter-miné par une buse analo-gue à celle des autres machines soufflantes.
Compression des gas. La grande élasticité des gazpermet de les mettre en mouvement, au moyeu de leurcompression dans un réservoir dont ils s’échappent parun oriflee.
Le principal moyen de compression est l’emploid’une pompe analogue aux pompes à eau (fig. 4740),la soupape s’ouvrant de l’extérieur vers l'intérieur, àchaque course une nouvelle quantité de gaz est com-primée dans le réservoir.
Au lieu de corps de pompe et de piston, on emploiesouvent deux surfaces s’écartant et se rapprochant etréun : es par des cuirs; cesont les soufflets triangu-laires (fig. 4714)ou cylin-driques (fig. 4772) ou descaisses s’éloignant ou serapproehant , pour lessouffleries de forges. C’estpar le jeu des soupapes quel’air se trouve emprisonné,pour être ensuite compri-mé et chassé par les mou-vements rectilignes ou cir-culaires alternatifs des plateaux et caisses.
Une machine spéciale, 1a trompe (fig. 4743), réunitle moteur à l’opérateur. I/cau descendant d’un réservoir
4740.
entraîne de l’air qu’elle dégage, en se brisant sur unetable à la partie inférieure. Celui-ci ne peut s’échapperpar le passage que ferme l’eau, et est forcé de sortir par labuse. Cette machine est très défectueuse au point devue dynamique. (Voyez machines soufflantes).
On doit à M. Cagniard de Latour une soufflerie muepar un mouvement circulaire continu; elle consistedans une vis d’Archimède plongée dans un liquide, tour-nant inversement du mou-vement nécessaire pourélever de l’eau. Une co-lonne d’air descend le longdes spires, et s’écoule parla partie inférieure sous lapression due à la hauteurde la colonne d’eau au-dessus du point de sortie.
É
4743.
4744.
La compression <ic l’air sert aussi à élever les liquidesdans la fontaine de Héron (fig. 4744) par sa propriétéd'être un ressort parfait. On a construit une grandemachine d’épuisement a Schemnitz , qui n’est que l’exé-cution en grand de oette fontaine. A, est une capacitécontenant de l’eau. Elle communique avec une capa-cité B, renfermant de l’air à sa partie supérieure. L’eaudu vase A s’écoulant dans la capaeité B, le niveau s’é-
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