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MECANIQUE.

MECANIQUE.

lèsent dans celle-ci : l’air sera doue comprimé dans sapartie supérieure, et par suite dans la capacité C, d’oùl’eau jaillira parle tube qui descend jusqu’au fond de cevase.

Résistance pour faire prendre à un corps une forme déterminée.

Des outils proprement dits. Le but des outils estd'opérer, par une action mécanique, un changementdans la dimension des corps, et de créer les différentesformes employées dans les arts. Produits de l’intelli-gence humaine, ils sont la base de toute civilisation.Les sauvages les connaissent à peine, ou ceux qu’ilspossèdent sont si imparfaits, qu’il leur faut un tempsinfini pour arriver à produire la forme la plus simple.Aussi peut-on mesurer le degré de civilisation d’unpeuple a la plus ou moins grande perfection de ses ou-tils, à la plus ou moins grande rapidité avec laquelle ilparvient à donner à la matière une forme déterminée.Celui qui découvrit la propriété de l’acier de se durcir àla trempe, et de devenir ainsi l’agent au moyen duquelon peut attaquer la plupart des autres corps, a rendu àla civilisation le service le plus signalé. Sans cette dé-couverte, nous serions peut-être encore à l'état barbare.

On peut travailler les différents corps à chaud ou àfroid : toutes les matières ne se prêtent pas au pre-mier genre de travail, parce qu’elles n’ont pas toutesla propriété de se ramollir sous l’action d une tempé-rature élevée. Aussi le travail à chaud n'est-il ap-plicable que pour certains métaux, c’est le caspour le fer : l’action de la chaleur ne fait que le ra-mollir, et p’est au moyen des outils agissant par per-cussion qu’on parvient à lui faire revêtir une formedéterminée. C’est un des cas peu nombreux, où l’em-ploi de l’acier ne soit pas indispensable : aussi le travailde la forge remonte-t-il à une.haute antiquité. Il fautajouter cependant que beaucoup de marteaux sont enacier ou garnis d’acier.

Dans le travail à froid, l'emploi do l’acier devientindispensable : ce corps, comme on le sait, possèdela propriété de se durcir par la trempe, c’est-à dire parun refroidissement brusque. Il est plus dur que lesmatières à travailler et plus dur que lui-même avantla trempe : aussi peut-on employer l’acier trempé àfaire des outils d’acier non trempés, qui, lorsqu’ilsauront subi la même opération que les premiers, de-viendront propres à travailler presque tous les autrescorps. L’opéiation de la trempe rend l’acier cassant;mais on parvient, au moyen du recuit, à .diminuersa fragilité en même temps que sa dureté, ce qui per-met d’obtenir seulement le degré de dureté nécessaire;ainsi pour travailler des matières tendres, emploiera-onl’acier d’une faible dureté, afin de ne pas courir lerisque de voir les outils se briser.

On ne rend dur, dans un outil, que la portion quidoit attaquer la matière à travailler; le reste n'étautpas trempé présente une plus grande résistance, et nerisque pas de sc casser. La partie trempée, quoiqueplus dure que le corps qu’elle attaque, s’use toujours :aussi doit-on pouvoir la réparer avec facilité. Un outiln’est parfait qu’a cette condition, et toute dispositiontendant à atteindre plus complètement ce but pour unoutil, sera un perfectionnement réel.

Le grès possède la propriété précieuse d’attaquerl’acier trempé : c'est à l’aide de meules en grès tour-nant d’un mouvement continu qu’on affûte le tail-lant des outils, qui doivent être disposés, autant quepossible, de manière à être affûtés facilement. La lime,la fraise, la filière simple, qui ne jouissent pas de cettepropriété, ne sont pas des outils parfaits. Une limeusée ne peut plus être employée; il faut la rejeter.Une fraise usée doit être détrempée et limée de nou-veau, et on sait qu’il n’y a rien qui appauvrisse ou

décarbure l’acier, comme u’être trempé et détrempésouvent.

Quand les outils sont importants, il est souvent avantageux de faire le corps en fer, et d’ajuster des partiesd’acier fondu là où de la dureté est nécessaire. Ce casse présente dans les cisailles ; il est alors facile d’affû-ter les parties qui travaillent, et de les remplacerquand elles viennent à se briser. Dans beaucoup dopetits outils, on soude l’acier à l’extrémité du corpsen 1er.

L’importance extrême des outils et du travail qu’ilsdoivent effectuer fait aisément comprendre l’intérêtque présente l'étude de leur mode d’action, du mouve-ment le plus convenable qu’on doit leur donner, puis-que c’est cette connaissance seule qui peut permettre deremplacer le travail de la main par l’emploi des forcesnaturelles, et aussi de quelle importance est souventl’invention de nouveaux outils dus. en général, au tra-vail patient et intelligent de l’ouvrier.

Les parties élémentaires des outils ne peuvent dé-placer, donner un mouvement à la matière sur laquelleou opère, sans être une machine simple, c’est-à-direde l’ordre tour ou de L’ordre plan, le levier pouvantêtre compris partiellement daus l’ordre tour.

Nous diviserons les outils en trois sections princi-pales, en remarquant que les surfaces dont on fait usagedans les arts ont, en général, pour génératrices la lignedroite ou le cercle, ou des lignes dont la génération sedéduit du mouvement d’un cercle ou d’une ligne droite,les seules dont l’exécution et le tracé puissent être ob-tenus avec facilité :

. w • I action rectiligne,

K° Outils agissant par pwwio». j action cilcul ° ire .

2» Outils agissant par usure, en 1 acti(m rectiligneenlevant en parcelles très menues J action circul ° ire .

1 excédant de la matière.r

/ action rectili-

l g ne >

1 J de l’outil,

3° Outils agissant J action circu- J du corps sur

par division.\ laire. \ lequel on opè-

j ( re.

I action suivant l à l’extérieur.

I une courbe. . | à l’intérieur.

t. Outils agissant par pression.

* ACTION «ECT1L1GNE

Arec choc. Nous traiterons d’abord des outils agissantpar choc, puis ceux agissant sans choc. Comme nousl’avons déjà dit, les premiers ne doivent être employésqu’autant que la nature du travail à effectuer exige ab-solument ce mode d’opérer, et ils doivent être remplacéspar les seconds toutes les fois qu’il est possible d’obte-nir ainsi le même travail.

Un corps dur, pesant, soulevé et retombant d'unecertaine hauteur, ayant par suite un mouvement recti-ligne ou circulaire alternatif, est le principal opérateurpour agir par choc : tels sont le mouton , le pilon, et lesmarteaux soulevés verticalement par l’action d’un mo-teur. Ces organes servent à réduire en poussière lescorps non malléables, et à donner aux corps malléablesla forme de la force du marteau et du support inférieurdans lequel ils sont reçus, qui est dit matrice quaud laforme est compliquée et qui doit être très résistantepour ne pas être détruite par le choc ; elle est habituelle-ment en acier trempé.

Le balancier (fig. 4715) dont la partie agissante se meuten ligne droite par communication d’un mouvement cir-culaire est un outil agissant par percussion d’une grandepuissance. Kn effet, la force vive emmagasinée dans lesboules pouvant être considérable, et le corps déjàécroui, se laissant pénétrer difficilement, il en résulte