MECANIQUE.
MÉCANIQUE.
les deux cylindres, eutraîné par leur rotation en sens !contraire, s’écrase et s’allonge en augmentant de den-sité. Si les deux cylindres sont plats, on étire ainsi lemétal en planches. S’ils sont cannelés, on produitdes cylindres dont la section correspond à celle descannelures ; si l’un des cylindres porte un relief et l’autrenn creux correspondant, le corps laminé reproduira laforme du corps cugendré par l’intervalle des deux cy-lindres à la ligne de contact. La résistance énorme qu’é-
teux dans son emploi, tant parce que d’après son modea’açtion son travail est lent, que parce que c'est unoutil qui ne peut se repasser, s’affûter, que par suite lamoindre usure le met hors de service.
La taille des limes, qui forme autant de dents qui dé’chirent la surface du corps, doit être en rapport avec ladureté du corps sur lequel on opère, et la rapidité dutravail à effectuer suivant l’état plus ou moins avancedu travail de dressage. L’écartement des dents doit être
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prouve le laminoir, oblige à employer un volant d’unpoids considérable pour qu’il puisse surmonter la résis-tance qui s’oppose au mouvement.
Un petit cylindre en acier trempé, dit molette, etgravé en creux ou en relief, permet, par une action cir-culaire analogue à celle du laminoir, de graver par ac-tion mécanique des corps moins durs que lui, le cuivre,l’acier non trempé, etc.
Le laminoir à cylindres unis, ou cannelés dans le sensdes génératrices (fig. 1723), agissant sur des corps nonmalléables, produit l’écrasement. On emploie encorelesmeules verticales (fig. 1724) et horizontales (fig. 1725).Les premières agissent à la foi9 par leurs poids et par
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en rapport avec la sécheresse du corps % pour que la limene s’empâte pas. C’est, d’après ces considérations, qu’onemploie la râpe pour le bois, l’éconenne pour l'ivoire,les grosses limes dites d’Allemagne , pesantes, et àtai lo résistante pour débiter, des tailles de plus en plusfines pour terminer et polir les pièces.
Les parties saillantes de la lime peuvent être rem-placées quelquefois par des grains d’un corps dur. Ainsile grès composé de grains très durs agglomérés dansune masse moins résistante forme une espèce de lime etremplit le même effet dans certaines opérations. C’estainsi que le grès sert à affûter les outils.
Les grès en poudre, l’émeri, servent à rôder les sur-faces. Si on place, par exemple, du grès entre deux sur-faces de marbre et qu’on les promène l’une sur l’autre,sous une certaine pression, les parties saillantes dessurfaces se rôderont sous l’effet du mouvement hori-zontal imprimé à une des surfaces.
L’émeri sert de même à polir l’acier trempé; la sur-face qui le reçoit doit être assez tendre, d'étain parexemple, pour que l’émeri s'incruste et ne soit paschassé par le frottement de la pièce que l'on promènesur la surface.
Nous verrons ci-après l'emploi de la poudre de dia-mant pour produire le même effet.
ACTION CIRCULAIRE.
le mouvement de friction qu’occasionne le mouvementautour d’un axe.
Les secondes qui marchent plus vite agissent par lapression qui résulte de leurs oscillations, et aussi commeoutils coupants, au moyen de rainures pratiquées dansla surface de la meule supérieure en sens contraire decelles de la meule inférieure qui est fixe. Telles sont lesmeules pour moudre le blé.
Iï. Ootlis agissant par râpage et polissage.
ACTION RECTILIGNE.
Les lime» (fig. 4726) de tonte espèce constituent l’or-gane par excellence de ce mode de travail, qui, n’enle-vant à la fois que de pethesquan-tités de matière, permetd’obtenir les formes convenables avec une grande exac-titude.
Leurs formes extérieures, leurs tailles, varient avecla forme qu’il s’agit d’obtenir, avec le degré de préci-sion à atteindre dans le dressage.
Le grand défaut de la lime est d’être un outil coû-
Un cylindre portant des saillies très dures est la dis-position généralement employée pour effectuer eirculai-rement un travail analogue à celui de la lime. Teilessont les meules d’acier taillées comme les limes, à lacirconférence, qui servent à faire les pointes des ai-guilles.
Les piles à papier, qui lacèrent le papier au moyende lames placées sur les circonférences d’un cylindreet qui le déchirent en le comprimant entre leur circonfé-rence et un plan immobile, constituent un outil de cegenre.
Le grès constitue naturellement un appareil de cegenre, extrêmement précieux, parce qu’il permet de re-passer les tranchants en acier trempé en usant la sur-face de l’acier. On l’emploie sous forme de meules quel’on fait mouvoir autour d'un axe et contre la circonfé-rence desquelles on applique l’objet en acier par lapartie que l’un veut user.
Le mouvement de rotation est très favorable à l’in-tensité d’action de l’intermédiaire qui agit sur le corpsdur, par la facilité que l’on éprouve û l’obtenir avec unegrande vitesse d’où résulte l'accroissement d’effet. C’est