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MECANIQUE.

MÉCANIQUE.

ainsi qu’il est employé (fig. 4727) pour tailler les cris-taux.

En disposant de l’émeri en poudre sur une meule enétain, on agit très bien sur l’acier trempé, et en s’enservant sur le plat, on dresse ainsi des pièces plates avecprécision.

Enfin, en employant de l’égrîsée, du diamant enpoudre, on attaque le diamant et on met à nu les plansdu clivage. Ce moyen est même leseul qui puisse servir à tailler le dia-mant, le corps le plus dur de ceux surlesquels on opéré, et qui par suite nepeut être attaqué par aucune sub-itaued moins dure que lui, et ne peutêtre attaqué par lui-même, par uncorps d’égale dureté, qu’autant quela vitesse et la répétition de l’actionviennent accroître l'usure infinimentpetite qui a lieu à chaque instant.

Tout le travail de lapidaire reposesur l'emploi de la roue, et d’une pou-dre très dure.

Il est un genre de polissage qui,sans enlever de matière d’une manièresensible, est destiné à donner à uncorps de l’éclat, du poli. Cet effet ré-sulte du frottement d’un corps durparfaitement poli, exempt de toute arête qui puisseproduire une rayure sur lo corps à polir, sous unecertaine pression.

C’est surtout par un mouvement rectiligne alternatifqu’on produit cet effet, qui a pour but de boucher tousles pores, de replier toutes les facettes qui ne réfléchi-raient pas la lumière. L’instrument en os, en cornepour les substances molles, en acier trempé pour lessubstances dures, prend divers noms et différentes for-mes suivant celles du corps à travailler, tels sont lespolissoirs , les brumssors, etc.

Toutes les poudres dures et très fines, l’émeri, leverre pilé, la ponce, etc., polissent les corps contre les-quels on les fait frotter. Pour les corps de faibles di-mensions on emploie souvent des tonneaux que l’on faittourner autour de leur axe après les avoir remplis deces poudres et du corps à polir.

4727.

III. Outils agissant par division.

ACTION RECTILIGNE.

Outil* agissant sut les corps durs. Les outils opérantpar division séparent les parties excédantes au moyend’un tranchant en forme de coin, sur les propriétés du-quel reposent tous les outils servant à diviser, dont letranchant n’agit que comme coin (fig. 4728); c’est-à-dire, sépare le corps en deux parties en refoulant la ma-tière des deux côtés par les surfaces inclinées.

L’angle du tranchant doit être en proportion de la

résistance du corps sur lequel en opère, en remarquantque l’incision a lieu d’autant plus facilement qu’il est

plus aigu et que la force qui pousse le burin n’est plusemployée en aussi grande quantité à refouler de chaquecôté le corps sur lequel on opère. Un tranchant tropaigu so recourbe ou s’égrène suivant la dureté de iatrempe, en agissant sur un corps dur. On ne doit ja-mais descendre au-dessous de 24° pour travailler lafonte et l’acier. L’outil agissant en forçant le eorpsmoins dur que lui à se déplacer devant lui quand il esten mouvement, si donc l’outil est aigu du tranchant, etpoussé en avant avec une force suffisante, tel que le burindu graveur ou le burfn à buriner (fig. 4729) du mécanicien, il enlèvera des copeaux aigus ou plats du corps.

Dans l’emploi de ces outils mus à la main, ou, pourle dernier, chassé à coups de marteau, l’action est es-sentiellement variable, et la surface qui pourra êtreainsi dressée ne saurait être plate ; condition qui, étantle point de départ de tous les assemblages, doit presquetoujours être remplie avec une grande précision. Aussifaut il reprendre aveo la lime les surfaces dressées auburin, ce qui cause un travail- long et coûteux, tantpar la lenteur de l’opération que parce que, ainsi quenous l’avons dit, la lime est un outil imparfait qui estrapidement usé et ne se répare pas comme le ciseau parun repassage.

C’est un des grands progrès de l’art du constructeur,d’avoir obtenu pour le fer l’effet que nous verrons plusloin avoir été obtenu pour le bois, au moyen du rabot;nous voulons parler des machines à raboter , à planer,qui ont permis de substituer avec avantage le travailmécanique du ciseau au travail de la lime mue à la main,et avec tous les av&ntageB d’un travail bien plus rapidepar la possibilité d’employer de grandes forces à fairemouvoir l’outil.

Ces machines (Hg. 4730) consistent en un train semouvant sur des guidesparallèles et auquel estadapté un ciseau qui semeut transversalement àla fin de chaque course. Leciseau n’attaquant qu’unefaible épaisseur, et sur-w tout ne pouvant descendre,et produisant par suite4730. une surface nécessaire-

ment plate, opère avec fa-cilité et produit des surfaces parfaitement droites desplus grandes dimensions.

En donnant au ciseau un mouvement vertical alter-natif on construit les machines à mortaiser qui fonc-tionnent d'après les mêmes principes.

Corps beaucoup moins durs que l’acier et corps fibreux.Le tranchant des outils agissant sur les corps fibreux,le bois notamment est formé d’un angle bien plus aiguque celui des outils qui agissent sur les corps durs.L’action de coin, d’écartement des surfaces diminuanten proportion de l’inclinaison, ces outils ont peu d’effetpar leur simple pression perpendiculaire aux fibres.Mais si on donne aux tranchants un double mouve-ment rectiligne en les faisant mouvoir dans le sens dela longueur, le tranchant formé d’une série de dentsextrêmement fines, coupe les fibres, et le travail avancebeaucoup plus vite. C’est ainsi que s’emploient le canif,le couteau, le rasoir, etc. (fig. 1731).

Pour que le tranchant agisse bien par l’effet d’unseul mouvement rectiligne, on courbe la lame, ainsiqu’on le fait pour les sabres, d’où résulta le double effetdécrit ci-dessus. On construit aiusi la plane (fig. 4734),outil tranchant qui se manie à deux mains.

Le burin, le ciseau, la gouge, etc. (fig. 4732), affûtésconvenablement, agissent sur les corps fibreux, commeles outils analogues sur les corps durs.

Pour travailler et dresser le bois dans le sens des fi-