MECANIQUE.
MÉCANIQUE.
bres, on emploie le rabot (fig. 4733), qui n’est autrechose qu’un fer de ciseau incliné pour couper et retourner les fibres du bois et guidé par un prisme de bois danslequel il est monté et qu’il dépasse d'une petite quantité.
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4734.
4732.
La face de ce prisme s'appliquant sur la surface à dres-ser, l’empêche de pénétrer à des profondeurs irrégulièreset plus grandes que la saillie du fer.
Du mode d’opérer des tranchants sur les corps fibreux, iil résulte que leur action peut être augmentée, pour dé- ;biter plus vite, en rendant plus sensibles les petites dents |dont il est formé, en les rendant discontinus. Telle estla scie (fig. 4734) composée généralement de dents deforme triangulaire, quelquefois en forme de crochet,taillées dans une lame d’acier tendue dans une mon-ture.
Pour que cette lame n’éprouve pas de résistance parle frottement des parties latérales préalablement entail-
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1733.
4734.
lues, on écarte les dents alternativement à droite et àgauche pour qu’elles produisent une fente plus épaisseque la lame. Cet écartement est la voie de la scie.
Dans les scieries mécaniques l’expérience a montréque la vitesse moyenne du châssis portant la scie, et au-quel est imprimé un mouvement rectiligne alternatif,doit être de 4 “,28 par seconde. Celle du chariot quiporte la pièce dépend de l’épaisseur de la pièce à débi-ter; la surface du sciage doit être d’environ 86 cent,carrés par seconde.
ACTION CIRCULAIRE. — ALTERNATIVE. La hachequi s’emploie pour le travail des corps fibreux est un ou-til tranchant d’un poidsassez fort pour que l’ac-tion soit considérable parsuite du choc.
Les cisailles (fig. 4735)constituent l’outil princi-pal de cette division, semouvant par mouvementcirculaire alternatif. Va-riées de disposition, lapartie opérant le travailconsiste toujours en deuxpièces d’acier à biseau extérieur ou à angle droit quise meuvent au contact l’une de l’autre, de telle sortequ’un corps placé entre les deux lames se trouve coupépar leur mouvement.
...
1735.
ACTION CIRCULAIRE CONTINUE.— EXTÉRIEURE AUcoups. Les outils que nous venons de décrire peuventla plupart être transformés ou disposés de telle sorte queleur travail puisse s*opérer au moyen d’un mouvementcirculaire continu.
Des lames tranchantes disposées sur une inclinaisonconvenable dans le sens des génératrices d’un cylindreforment un outil tranchant qui agit par un mouvementde rotation. Telle est la râpe au moyen de laquelle onréduit la betterave en pulpe très fine (fig. 4738).
Si on juxta-pose deux cylindres d’acier par leurs arê-tes tranchantes ou rectangulaires, on obtient une ci-saille (fig. 4736) agissant par un mouvement circulairecontinu. Les taillants des trousses de fenderle (voyezfer) sont des cisailles continues de ce genre.
En taillant en forme de dents, la circonférence d’uneplaque circulaire de tôle, d’acier trempé, on obtient lascie circulaire , outil extrêmement avantageux et dont
4736. 4737.
l’emploi s’accroît chaque jour. On leur donne à l’aided’engrenages une vitesse de 3 à 6 mètres à la circonfé-rence.
En entaillant la surface d’un solide de révolution quise meut autour d’un axe, de manière à ce que les arêtesforment des tranchants, on obtient les outils désignéssous le nom générique de fraises (fig. 4737), dont l’emploiest très fréquent aujourd’hui. Coniques et agissant dansle sens de leur axe, elles servent à produire des cavitésde cette forme; cylindriques et agissant latéralement,elles servent à former des rainures dont la section a lamême forme que la génératrice droite ou courbe du cy-lindre; enfin planes elles servent à entailler et dresserdes surfaces.
TRAVAIL DU CORPS MU CIRCULAIREMENT Les tours(fig. 4739) constituent un raodede travail particulier, ob-tenu avec des outils fixes sur le corps en mouvement. Tan-dis qu’en général c’estl'outil qui marche etla pièce qui reste fixe,dans le tour la pièce enmouvement rencon -trant l’outil fixe laissesur celui-ci les partiesqui excèdent le cerclecompris entre l’axeautour duquel la rota-tion a lien et l’outil.
Les moyens de com-muniquer à la pièce unmouvement circulairecontinu ou alternatif sont ceux décrits dans les sectionsprécédentes pour produire un semblable mouvement.Quant à l’outil, il se compose de burins aigus, droitsou recourbés, qui prennent le nom de crochets, de bu-rins plats, etc.
La pièce à tourner étant portée sur les deux pointesdu tour dont l une reçoit un mouvement de rotationcontinu, est rendue solidaire de celle-ci â l’aide d’un•crampon. La vitesse du tour doit être en rapport avec