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MÉCANIQUE.

la résistance du métal. Voici les vitesses que l'on donnegénéralement :

Pour la fonte douce 0“,075 par seconde;la fonte dure O®,020 par seconde;le fer 0®,150 par seconde;le cuivre jaune et le bronze, la plus grandepossible.

Par les mêmes raisons que nous avons données, pourmontrer tout l’avantage qu’on retirait de la machine àraboter d’un système qui, limitant la course de l’outil,ne lui permet pas de s’engager au-delà d’un point dontle mouvement décrit la surface plate qu’il s’agit d’ob-tenir ; de même on a trouvé un grand avantage à em-ployer sur le tour le support à chariot (Hg. *1740), quiconsiste en un train formé de deux pièces superposéespouvant communiquer un double mouvement rectiligneà angles droits à un burinfixé à la partie supérieure.

Si donc on fait mouvoircelui-ci parallèlement àl’axe, le cylindre forméainsi sera parfaitement ré-gulier (sauf l’usure de l’ou-til, sensible en proportionde la résistance qu’on luifait surmonter), puis fai-sant engager l’outil parl’effet de la disposition quipermet de lui donner unmouvement de progression vers l’axe central, l’opéra-tion recommence jusqu’à ce que le corps tourné soitamené au diamètre voulu.

Le support à chariot a fait du tour une machine-ou-til qui permet d’obtenir des cylindres avec plus de fa-cilité même que des surfaces plates. Celles-ci peuventêtre également obtenues sur 1 - tour en les engendrantpar une succession de cercles concentriques. Pour cela,il suffit de monter la pièce sur un seul des deux arbresdu tour, et de placer le support perpendiculairement àcet axe.

action circulaire.—INTERIEURE. Pour dresser lescorps de pompe, les cylindres de machines à vapeur et demachines soufflantes, il a fallu établir une machine-outilconsistant, comme la plu-part des autres, dans unburin mû convenablement,c’est-à-dire dans ce cas,guidé autour d’un axe etpouvant prendre un doublemouvement lelongdel’axeet dans le sens de l’axe.

Tel est l’ai ésoir (fig. 1741).

Pour régulariser les trousde petites dimensions, onemploie un cylindre d’a-cier coupé par deux plans

1740.

1741.

inclinés parallèles à l’axe, et mû à la main par unvilbrequin (fig. 1511); guidé dans le trou par sa partiecirculaire, il le régularise en l’attaquant suivant toutesa longueur par sa partie angulaire.

ForetSy tarière*, vrilles (fig. 1742 et 1743). Pour per-cer des trous dans les pièces on emploie des outils aux-quels on donne un mouvement circulaire et une pressionsuffisante, et dont l’extrémité est formée de plans incli-nés qui enlèvent le corps en le coupant et font ainsiplace pour pénétrer plus avant. La fig. 1742 représenteies dispositions du foriîf, dont l’angle doit être d’autantplus renforcé et le taillant plus obtus que le corps àpercer est plus dur.

Pour le bois on emploie les mèches (fig. 1743) quiayant un tranchant fin , une cuillère creuse, enlè-vent la matière avec rapidité. Enfin les vrilles et quel-ques tarières pénètrent par une pointe formant le som-

MÉÜANIQUE.

met d’une vis conique on d’une surface hélicoïdaleégalement conique extérieurement. Le mouvement depénétration à travers les fibres du bois est ainsi trèsfacile, et les rebords de la cavité qui permettent de loger

1742. 1743.

et porter à l’extérieur les parties coupées, agrandissentet régularisent le trou par l’action de leur bord tran-chant.

action suivant une courbe. La seule courbe em-ployée dans les arts pour faire mouvoir un outil opérateurest l’hélice. Nous ayons décritla transformation de mou-vement qui est la base de la machine-outil, dite tour à fi-leter , qui sert pour fabriquer les grosses vis et les grosécrous en faisant mouvoir un ciseau par le systèmeindiqué.

Pi ur fabriquer les pas de vis sur l’emploi desquelsreposent presque tous les assemblages, on emploie lafilière et le taraud. Ces outils, composés de tranchantsqui attaquent la matière suivant une ligne hélicoïdale,pouvant être composés d’un seul fer dont le mouvementconvenable résulte de la disposition de l’outil, telles sontles filières à bois et même certaines filières nouvellesen métal. Mais pour le fer on multiplie en général lestaillants.

FtUère. La fig. 1744 représente!» filière «impie forméed’une plaque d'acier dans laquelle on apratiquédes trous.Après les avoir filetés au moyen d’un taraud, on leur adonné des arêtes en pratiquant des sillons, qui rendenttranchantes les arêtes des filets, et leur permettent decreuser la tige cylindrique qu’on y fait entrer et à la-quelle on donne un mouvement de rotation.

Dans les filières doubles (fig. 1745) ces arêtes fontpartie d’une fraction d’écrou (ce qui permet d’en re-

o o o O O oc

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passer les surfaces extérieures par un affûtage) qui aemontent dans un châssis. Des vis da pression permet-tent de les serrer. Le pas de la tige se fi rme par ledouble mouvemeut de la filièçe, de rotation et de hauten bas en suivant le filet.

Taraud (fig. 1746). Le taraud qui sert à fileter lesécrous n’est autre chose qu’une vis en acier trempé surlaquelle on a abattu des pans ou tracé des saillies quirendent coupants les angles des filets. On commence letravail par des tarauds coniques entrant dans le troupercé trop petit au centre de l’écrou, et on termine pardes tarauds cylindriques.

Le filetage et le taraudage se font à l’aide d’une ma-chine pour les fortes pièces. Celle-ci consiste en un ar-bre ayant un double mouvement de rotation et de trans-