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MECANIQUE.

MERCURE.

port entre ses supports. Le centre de cet arbre corres- ipond au centre d’une pièce appelée filière, susceptible derecevoir des coussinets quand on veut fileter, des écrousquand on veut tarauder.

Le tour fournit aussi un moyen facile d’obtenir des«vis, et s’emploie surtout pour obtenir les tarauds. Pour »cela on présente a la surface de la pièce montée surle tour un crochet de forme dentée appelé peigne(fig. 1747), destiné à creuser simultanément plusieursdents, et on donne à la pièce un mouvement de progres-

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sion en rendant mobiles les pointes de tour, en faisantpasser l’une d’elles dont la surfaoe est filetée sur un écFoufixe dont le pas règle la progression de la pièce à fileter.

Nous aurions dû nous étendre beaucoup sur lesoutils que nous venons de passer en revue, si nous n’a-vions voulu nous borner à étudier seulement la naturedes mouvements qu’elles nécessitent pour effectuer leurtravail, afin de ne pas faire double emploi avec les ar-tiolcs spéciaux que nous consacrons dans oet ouvrage ’àchaque machine-outil. ch. laboulaye.

MÇCHE angl. wick, ail. docht). Voyez bougie.

MECHE (angl. bit, ail. bohreisen). Outil d’acierqui sort à percer dçs trous dans le bois. Il est forméd’une tige carrée qui se fixe dansun trou semblable pratiqué aubout d’un vilbrequin; l’autre bouta la forme d’une gouge dont lesdimensions varient avec eellesdes trous que l’on veut pratiquer.

Lorsqu’on emploie une mèche or-dinaire, pour faire un trou dansune planche, le bois est coupé netdans le sens de son fil, tandis qu'ilest plutôt refoulé que coupé dansla direction perpendiculaire au fil.

La fig. 174b représente lamècheanglaise. Cet outil est aplati parle bas et réduit à quelques lignesd’épaisseur, suivant l’effort qu’ildoit faire, c’est-à-dire suivant lagrosseur des trous qu’il doit pro-duire. A peu près au milieu de salargeur est une pointe a, dite pirot,ronde si l’on perce dans le bois,debout et a trois pans si c’est dan?le bois de travers. Cette pointe dé-termine et conserve le centre dutrou; cependant, pour plus desûreté, on doit percer le bois eueutier, lorsque cela est possible,avec une vrille plus petite que lediamètre de la pointe et bien per-pendiculairement à la surface dela planche. 5, est une pointe sail-lante, dite traçoir , et présentantun tranchant dans le sens où l’onfait tourner l'outil, qui est évidéeuire ces deux pointes ; le couteau est une saillie tran-chaute dans le sensou la mèehedoit marcher • cette saillie

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est en biseau, etTorme, avec le corpa de ia mèche, unangle de 40 à 45° ; cette partie doit être bien perpendiculairc à l’axe de la mèche, afin que le trou soit parfaite-ment plat au fond, lorsqu’on ne veut pas percer tout àfait. La pointe a, doit passer un peu au-dessous du ni-veau ef, de la mèche, et être en outre un peu plus éloi-gnée du pivot que l’arête extérieure du couteau, afin quecelui-ci ne puisse atteindre la circonférence tracée parle traçoir. Cela posé, on conçoit aisément la marchede l’outil : le traçoir étant plus long commence à en-trer le premier dans le bois et à cerner, en la décou-pant, la partio centrale, que le couteau coupe net, enfaisant l’office d’un rabot.

D’après ce que nous venons de dire, on conçoit queles mèches ordinaires, dites à cuif/er, doivent être em-ployées dans le bois de bout ; mais que, dans les bois defil, elles produisent un très mauvais effet, en prenantdeux fois le bois à rebrousse-fil, et que par euite ellesl’écorchent et que les trous ne sont pas ronds. Lesmèches anglaises, au contraire, sont particulièrementappropriées au bois de fil, tandis qu’elles n’entrent quedifficilement dans le bois de bout, qu’elles ne percent quelentement et avec beaucoup d'efforts.

MEDAILLES. Voyez monnaies.

MEGISSERIE. Voyez tannage.

MELASSE. Voyez sucre.

MELLITE (angl. honcy-stone, ail. lioirig.-dein).Substance assez rare analogue au 5uccm ou ambre jaune,et appartenant également aux dépôts de lignite. Sacouleur est jaunâtre ou rougeâtre, sa cassure résinoïde,et il cristallise en octaèdre à base carrée. Sa densité= 1,58. Il est très fragile et se raie fortement par unepointe d’acier. Suivant Klaproth , il renferme p. 100 :acide mellitique 46, alumine 16, eau 38.

MERCURE (angl. mercury, ail. queeksilber). Lemercure est presque aussi blanc que l’argent et trèséclatant ; il est liquide à la température ordinaire, maisil se solidifie à un froid de 39 u 1/2 au-dessous de zéro.L’intensité du froid qu’éprouva l’expédition du capi-taine Parry dans les mers du Nord, en 1819, permitaux officiers qui l’accompagnaient do faire dos expé-riences sur de grandes masses de mercure solide. Ustrouvèrent que, par sa malléabilité, sa ductilité et saténacité, il tient le milieu entre lo plomb et Pétain, etqu’il devient de plus en plus cassant à mesure qu’ilapproche du terme de sa fusion. Le métal solide pro-duit sur les organes la même impression qu’un corpstrès chaud : il cause de vives douleurs et il désorganisela peau. Le mercure liquide n’a ui odeur ni saveur ; ilagit fortement sur l’économie animale, et soit qu’on letouche fréquemment, soit qu’on respire les vapeurs, ilcause à la longue un tremblement universel et continuel.Il est bon conducteur du calorique et très dilatable. Ilne mouille presque aucun corps. Il a la faculté, à lamanière des corps poreux, d’absorber et de retenirentre scs molécules une certaine quantité d’air et d’eau,dont on ne peut le purger que par une ébullition sou-tenue pendant un certain temps. La densité du mercuresolide ?ç= 14,391 ; celle du mercure liquide, à 0 e , t=13,598. Il bout à 360"; la densité de sa vapeur estde 6,976.

Chauffé au contact de l’air, à 350° au moins , il sechange en oxyde rouge. Il ne décompose l’eau à aucunetempérature, même eu présence des acides. Les acidessulfureux, phosphorique, hydrocblorique, les acidesorganiques, et l'acide sulfurique faible sont sans actionsur lui ; l’acide sulfurique concentré le dissout avecdégagement d’acide sulfureux. L’aoido nitrique étenduou concentré le dissout également; il se combine aisé-ment avec le soufre et le chlore.

Le mercure s’allie facilement avec un grand nombrede métaux, tels que le cuivre, l’étain, le zinc, le bis-muth, le plomb l’argent et l’or ; les alliages portent le