MERCURE.
MERCURE.
mentant peu à peu, jusqu’à ce que tout le mercure soitexpulsé, ce qui a lieu au bout de 4 U à 4 2 heures. On laisseensuite le fourneau se refroidir complètement, ce qui faituu'on ne peut guère faire qu’une opération par semaine.Un double fourneau, tel que celui que nous venons dedécrire, traite daus une seule opération de 50000 à 60000 kde minerai par opération, et produit de 4000 à 4500 kde mercure. Les parois des chambres de condensation serecouvrent de suie mercurielle que l’on enlève à chaquefois pour la retraiter avec les schlichs dans l’opéra-tion suivante.
duché des deux-ponts. Les minerais sont dissé-minés dans le terrain carbonifère des environs de Sar-rebrück et sont généralement très pauvres. Les appa-reils dans lesquels on les traite ont la plus grandeanalogie avec ceux qui ser-vent à en faire l'essai en pe-tit, comme l’indiquent leplan fig. 1757 et la coupefig. 4758. Ce sont des cor-nues en fonte a, b, disposéessur deux étages, placées aunombre de 30 à 60 sur unmême fourneau et inclinées
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de 8° environ ; c, est la grille sur laquelle on chargede la houille par les deux extrémités, et e, les ouver-
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Chaque cornue a environ 0*,80 de longueur ; on ycharge 20 litres du minerai ordinairement mélangé de4 /5 de calcaire. Pour réduire le sulfure, on chauffe trèsmodérément pendant une ou deux heures, puis on luteau col de chaque cornue une allonge en terre cuite, quin’est pas indiquée sur les figures, et qui est en partieremplie d’eau, et l’on pousse graduellement le feu jus-qu’au rouge vif pendant 6heures; on laisse alors re-froidir, on ôte les allonges,et on agite l’eau pour réu-nir le mercure, que l'onpurifie en l'agitant avec dela chaux vive. On fait en-viron 4 d opérations par se-maine , et Ton consomme48 parties de houille par400 parties de mineraitraité, ou 27 parties de houille par une partie de mer-cure , ce qui tient à la faible teneur du minerai quin’est que de 2 à 3 p. 400. Cette méthode donne lieu àune perte en mercure bieu moins considérable que lesprécédentes, mais on ne peut opérer que sur de faiblesquantités de minerai à la fois.
Au lieu d’employer de petites cornues, comme cellesque nous venons d’indiquer, une compagnie anglaise aétabli à Obermoscbel l’appareil représenté dans lesfig. 4760, 4764 et 4762, qui en donnent deux coupes etune élévation. Cet appareil se compose de trois four-neaux accolés et voûtés (fig. 4762) renfermant chacuntrois cornues en fonte a, a, a, de 2",20 de long (fi-gure 4761), analogues à celles employées pour la fabri-cation du gaz d’éclairage. On charge la houille sur lagrille I ; la flamme monte d’abord et enveloppe la cor-nue supérieure, puis redescend baigner les deux cornuesinférieures, et se reud, par des canaux situés au-dessous,dans les rampants K, qui la conduisent à la cheminée.
4762.
tures qui donnent échappement à la fumée. La fi- | L’ouverture de chargement des cornues se ferme commeguie 1759 représente l’extrémité du fourneau. | dans les cornues à gaz ; à l’autre fond est adapté un