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METALLURGIE.

METALLURGIE.

tuyau en fonte b, de 0 m ,4 0 de diamètre qui plonge dans lecylindre condenseur C, jusqu’aux 2/3 de sa profondeur;ce cylindre, de 0“,50 de diamètre sur 6",50 environ delong, est rempli d’eau jusqu’en h i (fig. 4760), de ma-nière à ce que l’extrémité des tuyaux b y plonge de 2à 3 centimètres. On dégage ces tubes lorsqu’on craintune obstruction en y introduisant une tige en fer, parles ouvertures L, ordinairement bouchées par une vis.En g, est une soupape hydraulique par laquelle s’échap-

pent les gaz qui peuvent accidentellement se formerpendant la distillation, sans qu’il puisse se perdre enmême temps des vapeurs mercurielles. Le condenseur Cest légèrement incliné de t vers h, de sorte que le mer-cure qui se condense tombe par le tuyau en forme de6yphon renversé D, dans la caisse e. Le niveau du mer-cure dans cette caisse est indiqué par le flotteur k.

Le prix total de cet appareil n’est que de 5000 à6000 francs.

La distillation s’opère comme celle de la houille, trèsrapidement et sans laisser refroidir les cornues. Oncharge à la fois dans chacune d’elles 250 k de minerai, eton passe 8 charges par 24 heures.

Statistique.

La production du mercure est comme suit :

Almaden. 4,400,000 k

Idria . 475,000

Bavière , duché des Deux-Ponts. . 30,000

Hongrie, Transylvanie et Bohême. 40,000

Huanca-Velica, au Pérou . . . . 5.000

Chine, Japon . inconnue

Total. . . . 4,350,000

Le prix de ce métal, qui pendant le dix-huitième siè-cle et jusqu’en 4325 était de 4 à 5 francs, s’est élevédepuis cette époque, par suite de la cession provisoiredes mines d’Alraade» à la maisonRothschild , par le gouvernementespagnol , au prix de 40 à 4 2 francsle kilogramme. P. debette.

MESURE DES FORCES. Voyez

DYNAMOMÈTRE.

MESURES. Voyez poids.

MÉTALLURGIE (angl. metal-lurgy, ail hüttenkunde). On donnele nom de métallurgie à l’ensembledes procédés que l’on suit pourextraire les métaux de leurs minerais. Ces procédéssont, les uns mécaniques, les autres chimiques. Lespremiers qui comprennent le cassage, le triage, le la-vage, etc..., constituent la préparation mécanique des.

minerais ; les opérations chimiques sont le grillage etla fusion, par lesquelles on réduit ou on dcsulfure lesmétaux, pour les ramener à l’état métallique, en en sé-parant en même temps les matières étrangères ougangues que l’on n’avait pu enlever par la préparationmécanique.

Quoiqu’il y ait une grande analogie entre les procédésmétallurgiques et ceux employés, en docimasie (voyezce mot), pour l’essai des minerais, il y a cependant, engénéral, cette grande différence, que, dans le premiercas, les conditions économiques devant passer par-dessustout, on est nécessairement conduit à adopter des ap-pareils différents et des fondants on réactifs que l’onpaisse se procurer à bas prix dans chaque lieu d’exploi-tation ; si l’on joint à cela le prix relatif de la main-d'œuvre et des divers combustibles, ainsi que l’abon-dance ou le manque de force motrice naturelle, on s’ex-pliquera aisément pourquoi les procédés métallurgiquessont si variés, suivant les localités, même lorsqu’il s’a-git de traiter des minerais de même nature ; et l’on con-cevra aisément que, lorsqu’il s’agît d’établir une exploi-tation métallurgique, la première chose à faire, et peut-être la plus importante, est une étude approfondie descirconstances locales.

Préparation mécanique des minerais .

La préparation mécanique des minerais a pour but,comme son nom l’indique, de séparer par des procédésmécaniques la plus grande partie possible des ganguesou matières stériles qui se trouvent mélangées avec lesminerais.

On fait généralement nn premier triage à la maindans la mine même, et les matières stériles que l’onsépare ainsi, sont employées sur place pour les rem-blais.

Le minerai extrait au jour est concassé avec desmarteaux à main, et soumis au triage. On obtient ainsigénéralement du minerai riche bon à livrer à l’usine*du minerai à trier, et du minerai de bocard.

Le minerai à Irierest un mélange de minerai et de gan-gue, dans lequel le minerai est en fragments d’un cer-tain volume, mélangés avec du menu de la mine et desboues* On le lave sur une série de grilles, dont les ou-vertures sont de plus en plus petites, disposées en cas-cade les unes au-dessus des autres, de manière à ce quece qui traverse l’une des grilles tombe sur la suivanteet aiusi de suite. On classe ainsi ce minerai en diversesgrosseurs. Ce qui reste sur les premières grilles esttrié à la main et donne du minerai bon à fondre, duminerai de bocard, et des matières stériles à rejeter;ce qui reste sur les autres grilles donne du minerai decriblage; et enfin les boues qui traversent les dernièresgrilles se déposent dans des canaux qui aboutissent à desbassins de dépôt. La fig. 4763 représente une laverie dece genre dite laverie à gradins, employée à Idria pour lolavage des minerais de mercure. Le minerai jeté dans lacaisse inclinée a, dans laquelle arrive un filet d’eau tombesuccessivement sur sept grilles b, c, d, c, /", g, et h ; ce

4763.

qui reste sur les deux premières grilles b, c, est soumisau triage à la main, sur la table v ; ce qui reste sur lescinq autres grilles d, e, f, g, /», est criblé dans lestonnes 8, 9, 40, 44, 42; enfin les boues ou schlamms