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METALLURGIE.

METALLURGIE.

dans Veau, les parties métalliques plus lourdes tendentà s’accumuler au fond» et les parties pierreuses, plus lé-gères, à gagner la surface Au bout d'un certain temps,on arrête le mouvement, et on enlève, par coucheshorizontales, ce qui est resté sur le crible ; on ob-tient ainsi, en allant de haut en ba3 : 1° de la gan-gue stérile à rejeter; de la gangue avec uu peu deminerai disséminé a pulvériser plus fin ; 2° du mineraià relaver sur le même crible ; 3° enfin du schlichbon à fondre. Le menu qui a passé à travers le cribleet qui s'est rassemblé au fond de la cuve est lavé de lamême manière sur un crible plus fin.

On peut soumettre au criblage à la cuve toutes sortesde minerais pourvu qu’ils aient été préalablement dé-bourbés. Les cribles à secousses se manœuvrent, soità la main, soit au moyen de machines. Depuis quelquetemps, on emploie avec avantage des cribles fixes, àtravers lesquels on communique à l'eau un mouvementalternatif en la refoulant dans un corps de pompe latéral,au moyen d'un piston : le crible remplit alors toutel’ouverture de la cuve.

On se sert souvent, dans le Cornouailles , pour laverle minerai d'étain, de grandes cuves cylindriques ou lé-gèrement coniques (fig. 4788), dans lesquelles on jettele minerai avec une certaine quantité d’eau ; un ouvrieragite et mêle le tout ensemble avec une pelle en fer,pendant trois ou quatre minutes, puis il frappe pen-dant huit ou dix minutes surles parois de la cuve, ce quifait déposer les parties lesplus lourdes ; on renverse lacuve pour la vider entière-ment de liquide ; et l’on di-vise le minerai resté daus lacuve en quatre tranches. Latranche supérieure A se dé-bourbe dans la caisse à dé-bourber (fig. 4781); la tran-che B est lavée sur les tablesjumelles (fig. 4783); la tran-che C est envoyée aux fourneaux de calcination ; etenfin la tranche D, qui renferme les particules plusgrosses, est renvoyée au bocard pour y être pulvériséede nouveau.

On lave aussi avec l’appareil précédent le mineraid'étain après qu’il a été soumis à la calcination.

On emploie aussi fréquemment, en Angleterre, unappareil représenté dans la fig. 4789, analogue au pré-cédent et dans lequel on met le mineraifin, déjà presque pur, en suspension dansl’eau, au moyen d’un axe vertical ABarmé d’ailettes; après quoi, par le re-pos, les parties métalliques se séparentdes parties terreuses. On aide cette sé-paration en frappant sur les parois de lacuve pendant la précipitation, ce quisuspend celles des matières terreuses sansarrêter celles des parties métalliques.

En résumé, la préparation mécanique des mineraisconsiste d'abord dans un triage à la main aussi soignéque le prix de la main-d’œuvre le permet, puis dans undébourbage et un classement des minerais au moyen degrilles ou de trommels, en concassant les minerais avecdes cylindres qui donnent moins de schlamms et plusd’effet utile que lesbocards, et n’employant ces derniersque lorsque la dureté extrême des gangues le néces-sité ; enfin dans un criblage à la cuve des minerais débourbés et classés en différentes grosseurs, et dans lelavage des schlamms et boues sur des tables à se-cousses.

U importe de faire remarquer que les ateliers de préparation mécanique et surtout les patouillets doiventavoir pour annexes des bassins d’épuration pour clari

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fier les eaux que l'on rend aux cours d'eau, et que l’éta-blissement et le curage de ces bassins sout soumis àdes règlements de police.

Au sortir des ateliers de préparation mécanique, etavant de les livrer anx fonderies ou autres usines métal-lurgiques, on détermine d’une manière précise la teneurdes 8cblichs, par les procédés que nous avons décritstant à l’article docimasie, qu'au nom de chaque métal,

Calcination. — Grillage.

On calcine souvent les minerais de fer, surtout lesminerais de fer hydratés en roche, pour eu chasser l'eau,et tes minerais de fer carbonatés spathiques et lithoïdespour en expulser l’eau, l’acide carbonique et les ma-tières bitumineuses qu’ils peuvent renfermer. En outre,si ces minerais renferment de petites quantités de py-rites, celles-ci perdent une partie de leur soufre danscette opération, et se transforment ensuite, lorsqu’onles laisse exposées pendant uu certain temps à l’actiondes agents atmosphériques, en sulfate de fer qui estentraîné par l’eau, ce qui améliore beaucoup leur qua-lité.

On grille les minerais de cuivre, et les mattes quel’on obtient de la fonte des minerais grillés, pour enchasser une partie du soufre, et concentrer ainsi lecuivre, qui a une plus grande affinité pour le soufre quele fer, dans une nouvelle matte, que l’on obtient par lafusion des matières grillées, tandis que les ganguespierreuses et l'oxyde de fer produit par le grillage passent dans les scories.

On grille, pour les ramener a l’état d’oxyde réductible par le charbon, le sulfure de plomb (galène), lesulfure de zinc (blende), et le sulfure d’antimoine.

Enfin, on grille les minerais d'étain pour ramenerles pyrites qu’ils renferment, à l’état d’oxydes pulvéru-lents et légers, qu’il devient alors ti£s facile de séparerpar le lavage.

La calcination et le grillage des minerais s’exécutentde trois manières différentes : 4° en tas; 2° en cases ;3° dans les fourneaux.

Les fig. 4790, 4791 et 4792 donnent une idée de lamanière dont on établit les tas de grillage, pour lecuivre pyriteux, dans le Hartz et à Chessy, près de Lyon .

La fig. 4790 est une vue endessus du tas terminé; lafig. 4794, une coupe verti-cale ; et la fig. 1792 le plandu quart du tas en construc-tion. c C, cheminée centraleen bûches, ménagés dansl'intérieur du tas, et dans4790. laquelle on jette des char-

bons enflammés lors de l’al-lumage du feu. g , à, canaux ménagés à la base du taspour y faire arriver l'air necessaire à la combustion,a, Ut de fagots ou de bûches sur lequel repose le mi-

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nerai, le plus gros d à la hase et le plus fin à la surface,où il est recouvert par une couche mince de terre et defraisil ff. Dans la surface supérieure du tas sont prati-quées un certain nombre de cavités hémisphériquesI, I, dans lesquelles se rassemble une partie du soufrechassé des pyrites par l'action de la chaleur ; une autre