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MÉTALLURGIE.

METALLURGIE.

partie de ce soufre est brûlée par l’air affluant dans l’in*térieur du tas et produit une portion de la chaleur néces-saire à la calcination.

On emploie quelquefois en Suède , pour recueillir unecertaine quantité de soufre, lors du grillage des mine-rais pyriteux, une méthode un peu différente et dont lesfig. 4793 et 4794 donneront une idée. Le minerai r estplacé en tas sur un Ut de rondins de bois t a, et sur letalus ab; il est recouvert d’une voûte en terre l danslaquelle est pratiquée en m une ouverture que l'on ouvreau commencement de l’opération pour déterminer untirage suffisant pour l’allumage du tas. Le soufre pro-

4793.

4794.

il -MM

duit parla distillation se rassemble soit dans la cavité g,soit dans le canal en briques dfe, soit enfin dans lachambre de condensation h divisée en cinq étages su-perposés.

Enfin on grille quelquefois (voyez cuivre, p. 4048et suiv.) les minerais pyriteux, dans un fourneau à cou-rant d’air forcé, en les mélangeant avec une petite quan-tité de nitrate de potasse ou de soude, et utilisant lesproduits gazeux de la combustion pour fabriquer de l’a-cide sulfurique, en les faisant arriver avec nu courantde vapeur d’eau dans des chambres de plomb ou toutautre récipient.

On grille ordinairement en cases, sur le continent, lesmattes de plomb et souvent aussi celles de cuivre. Lescases sont des aires dont le sol est légèrement incliné' et qui sont renfermées entre trois murs ; on y stratifiele minerai avec du bois.

On grille souvent les mattes de cuivre à plusieursfeux, c’est-à-dire qu’on recommence successivement legrillage à plusieurs reprises ; comme, pendant ce gril-lage, il se forme une quantité notable de sulfate decuivre, on lessive quelquefois les mattes grillées pourl‘en retirer, et on précipite le cuivre des eaux de lavagepar de la vieille ferraille.

On grille ou calcine les minerais de fer soit en tas,soit entre quatre murs, soit dans des fours intermittentsou continus tout à fait analogues à ceux employéspour la cuisson de la chaux (voyez chaux et mortier),

ce qui nous dispense d’entrer ici dans aucun détail à cesujet. •

Enfin, on emploie souvent des fours à réverbère,chauffés au bois ou à la houille, pour griller les mine-rais de cuivre, d’étain, etc. Lorsqu’il se produit par legrillage de3 fumées métalliques ou arsénicales, on learecueille dans des chambres de condensation placées àla suite des fourneaux à réverbère. La fig. 4795 donne

4795.

l’éléyation de deux fours à réverbère accolés, dont l’unest représenté en plan et en coupe dans les fig. 4796

et 1797, et qui ser-vent au grillage desminerais d’étain :o, grille; f, schlichamené sur la voûtedu four où il se des-sèche, puis intro-duit par l’ouvertureou trémie g> sur lasole du four h ; l’a-cide arsénieux, pro-duit par le grillagedes pyrites arséni-cples qui se trouventordinairement mé-langées avec l’oxy-de d’étain, se rend par le canal b, dans les chambresde condensation ce, où il se dépose, et les produits

gazeux ou non con-densés sont rejetésdans l’atmosphèrepar la cheminée d;e, est la porte detravail ; n et n’,deux portes muréesque l’on ouvre detemps à autre, lorsqu’on veut retirerl’acide arsénieuxqui s’est déposédans les chambresde condensation.Fusion .

La fonte des mi-nerais crus et gril-lés ou des mattesgrillées se fait aprèsaddition de fon-dants convenablesdans des fourneauxà tuyères ou dans4797. des fours à réver-

bère.

Les minerais de fer se fondent tous (un seul cas ex-cepté, forges catalanes) dans des hauts-fourneaux (fi-

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