MÉTALLURGIE.
gure 844, p. 4537), dont la hauteur varie do 7 à ï5" etqui sont alimentes par une à trois tuyères et plus.
Les minerais do cuivre, d’étain, et quelquefois ceuxde plomb et ceux d’argent (fonte avec des matièresplombeuses), se fondentdans desdemi-hautsfourneaux(tig. 4798 à 4804) de 4 à 6* de hauteur et ayant uneou deux tuyères placées sur la même paroi.
4798. 4799.
4800. 4801.
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Ces derniers minerais se fondent quelquefois dans desbas-fourneaux à tuyères ou fourneaux h manche (fi-gure 4802). Les fontes des mattes grillées, celles desscories de plomb et d’étain, et la revivification des li-
4802.
tharges se font ordinairement datis des fourneaux àmanche.
Dans les pays où le combustible végétal est rare etoù l’on peut se procurer du combustible minéral à desprix modérés, la fonte des minerais et mattes grillées decuivre, des minerais de plomb et d’étain, etc., se faitgénéralement dans des fours à réverbère (fig. 4803et 4804) de forme variée suivant la température qu’ilest nécessaire de développer.
On revivifie également les litharges au four à ré-verbère.
MÉTALLURGIE.
Dans les fourneaux à tuyères les oxydes métalliquessont réduits par le charbon ou plutôt par les gaz combus-tibles avec lesquels ils se trouvent en contact ; lorsqu’ily a des sulfures et que la température n’est pas très
4803.
élevée, les oxydes métalliques passent dans les scoriesù l'état de silicates et les sulfures métalliques s’en sé-parent à l’état de mattes.
Dans les fours à réverbère, pour qu’il y ait réductiondes oxydes, il faut charger beaucoup de combustiblesur la grille et, en outre, mélanger la matière avec dupoussier de houille ou couvrir la sole d’une certainequantité de charbon* eorame, par exemple, pour la fontedes minerais d’étain et la revivification des lithargès.
Dans la fonte des minerais de plomb au four à réver-bère, on commence par griller le minerai sulfuré, etlorsqu’une partie a été transformée en oxyde et en sul-fate, on donne un coup do feu; le sulfure restant reagitsur l’oxyde et le sulfate formés, il se forme du plombmétallique et il se dégage do l’acide sulfureux.
On emploie également du fer pour réduire les sul -fures de plomb et d’antimoine, que l’on opère la fontedans un fourneau à tuyère ou dans un four à réverbère.
Affinage .
L’affinage de la fonte ou sa transformation en fermalléable se fait soit dans des bas foyers à tuyères
(figures 4805 et4805. 4806), soit dans
des fours à réver-bère dits fours àpuddler ( figures4807 et 1808)construitsde tellesorte que l’onpuisse y déve-lopper une tem-pérature très éle-vée. Dans lesdeux cas, onajoute une cer-taine quantité descories et de ma-tières très richesen oxyde de fer,qui réagissentpar suite à unehante tempéra-ture sur la fonteet l’amènent al’état de fer mal-
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4806.
léable en brûlant le carbone et le silicium qu’ellerenferme.
On fait souvent précéder l’affinage proprement ditd’un demi-affinage dit maséxge, en fondant la fonta