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MINERALOGIE .

MINERALOGIE .

Quelques corps, comme la chaux fiuatée, devimnen:phosphorescents par le frottement ou par l’action de lachaleur ; mais ce phénomène, présentant une intensitétrès variable, suivant les échantillons, est un caractè:cde peu d’importance.

3° Magnétisme. La propriété d’agir sur le barreauaimanté est caractéristique du fer oxydulé.

4° Double réfraction. Les cristaux du premier typecristallin ne possèdent pas la double réfraction; lescristaux, qui dérivent du prisme droit à base carrée etdu rhomboèdre, jouissent de la double réfraction à unaxe; les cristaux, qui dérivent du prisme droit rectan-gulaire, du prisme rhomhoïdal oblique et du prismeoblique non symétrique, possèdent la double réfractionà deux axes. Dans les cristaux qui jouissent de ladouble réfraction, on donne le nom d’axes aux direc-tions suivant lesquelles il n’y a pas de double ré-fraction, c’est-à-dire suivant lesquelles les rayons ordi-naire et extraordinaire se confondent. Ces propriété?,serveut souvent de guides précieux pour reconnaître letype cristallin d’une substance minérale imparfaitementcristallisée.

Lorsqu’un rayon lumineux tombe, sous un anglede 35° 25’, sur une glace polie et non étamée, au lieude la traverser il se réfléchit en faisant un angle de ré-fraction égale à l’angle d’incidence ; si maintenant onle reçoit dans uri point quelconque de son trajet sur uneautre glace également polie et non étamée, il y subira,en général, une seconde réflexion partielle, mais cetteréflexion deviendra nulle, c’est-à-dire que la lumières’éteindra complètement, si la seconde glace est paral-lèle à la première : on dit alors que la lumière est com-plètement polarisée.

La tourmaline jouit de la propriété d’éteindre com-plètement la lumière polarisée. Cette propriété est fré-quemment employée pour reconnaître si une substancejouit de la double réfraction et si cette double réfrac-tion est à un ou deux axes. Lorsqu’on prend deuxplaques de tourmaline taillées parallèlement à l’axe, etqu’on les place l’une sur l’autre dans leur position na-turelle, comme cette substance est diaphane, les plaqueslaissent passer la lumière ; mais si on les place à angledroit, l’espace compris entre les deux plaques devientcomplètement obscur. Si maintenant on interpose entreles deux plaques de tourmaline un cristal jouissant dela double réfraction, le rayon polarisé, en traversant cecristal, sera dévié de sa route, il ne sera plus dans laposition convenable pour être polarisé par la secondeplaque; la lumière sera donc rétablie, et la partie quiétait obscure redeviendra transparente. En outre, dansles substances bi-réfiingentes à un axe, la partie d -venue claire présentera une série d’anneaux colorés tra-versés généralement par une croix noire, qui s’épanouità ses extrémités so,us la forme d’un pinceau, tandis quepour les substances à deux axes les anneaux coloréssont seulement traversés par une barre noiçe.

5° Elasticité. Ce caractère n’est développé à un hautdegré que dans très peu de minéraux.

6° Dilatation. La dilatation n’est pas la même danstous les sens dans tons les corps cristallisés, et est enrelation avec leur système cristallin ; c’est un caractèredifficile à apprécier et de très peu d’importance.

CARACTÈRES CHIMIQUES.

Les minéraux cristallisés peuvent presque toujoursêtre déterminés par le seul examen de la forme ; mais lors-qu’ils sont à l’état compacte, il est souvent nécessaired’avoir recours aux caractères chimiques pour en re-connaître la nature. L’étude de ces caractères ne con-siste en minéralogie que dans des épreuves promptes etfaciles qui donnent des indications sur la nature desélérreuts constitutifs des minéraux, sans en faire con- jnaître exactement les proportions. [

Sans compter Yanalyse mécanique , qui consiste à ré-duire un minéral, cristallin ou grenu, en poussière gros-sière, et à en isoler les diverses parties, soit par letriage à la main, soit par le lavage, on a recours, enminéralogie, à quatre genres d épreuves, savoir : la so-lubilité dans l'eau, l’action des acides, celle des alcalis,et les essais par voie sèche.

Solubilité dans l'eau. N’existe que pour un trèspetit nombre de corps, pour lesquels c’est un caractèretrè3 saillant, surtout si l’on observe en même temps legoût qui est propre à chaque sel et le caractérise pres-que toujours.

2 U Action des acides. Quand on traite un minéral parles acides, on distingue :

S’il est soluble ou non dans les acides ;

S’il s’y dissout avec ou sans effervescence *

S’il se dissout entièrement ou s’il laisse un résidupierreux ou gélatineux. Dans le premier cas, l’actiondes acides peut être lente ou rapide, et la dissolution,incolore ou colorée ; cette couleur est caractéristiquepour tous les métaux dont les solutions ont une couleurpropre.

Tantôt l’effervescence est produite par des vapeursnitreuses rutilantes, résultant d’une suroxydation parl’emploi de l’acide nitrique ; tantôt elle est due à un dégagement d’acide carbonique incolore, et provient decarbonates : dans ce cas, elle est vive ou lente.

Le résidu qui reste après l’attaque par les acidesprovient généralement d'un mélange ; dans les pierresà chaux, par exemple, il sert à apprécier leur degréd’hydraulicité. Lorsque ce résidu est gélatineux, c’estde la silice, et le minéral est un silicate ou un hydro-silicate.

3° Action des alcalis. Peu employée. On se sert quel-quefois d’une dissolution de potasse caustique pour dis-soudre la silice gélatineuse, et de l’ammoniaque pourenlever le chlorure d’argent, et pour reconnaître les mi-nerais de cuivre et de nickel, en se foudant sur cettepropriété que les oxydes de ces métaux sont solublesdans ce réactif et donnent une liqueur bleue.

4 ° Essais par voie sèche. Ces essais sont de deux sortes :

On calcine, ou on grille, les minéraux, pour re-connaître s’ils renferment une substance volatile; •

2° On cherche s’ils sont fusibles on non.

La calcination s’opère dans des tubes fermés ou ma-lras ; le grillage, dans des tubes ouverts par les deuxbouts, en chauffant ces tubes graduellement sur descharbons ou mieux sur une lampe à esprit de vin.

Quelques minéraux (argent sulfuré... ) sont fusiblesà la simple flamme d’une bougie ; mais, en général, ilfaut les soumettre à une température plus élevée, quel’on produit en dirigeant un courant d’air vif sur laflamme de la bougie, au moyen d’un chalumeau, tubede métal recourbé et effilé à un bout, avec réservoir in-terposé destiné à condenser l’humidité. La pointe ex-trême du dard de flamme produit par le chalumeau estéminemment oxydante, la partie blanche et brillantede la flamme, où. la combustion est incomplète, jouit aucontraire de propriétés réductives.

On essaie ainsi d’abord si le minéral est fusible ounon au chalumeau ; lorsqu’il est fusible, si le produit dela fusion est un verre transparent, un émail ou une sco-rie, s’il est opaque ou transparent, coloré ou non. Tan-tôt la fusion a lieu avec boursouflement, comme pourla plupart des hydrates, quelques minéraux qui con-tiennent de l’acide borique, etc. ; tantôt les minérauxéprouvent, avant de se fondre, une espèce de grillage, etdonnent lieu à une odeur particulière, ou à des fumées,comme les matières arsenicales.

On facilite la fusion des minéraux én ajoutant cer-tains fondants, et on obtient ainsi des émaux ou desi verres dont la couleur indique la nature de la substance.

[ Pour rendre sensibles les teintes propres aux oxydes

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