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MINES.

MINES.

sent être des filons très épais, ou des renflements de filcns,et qui existent généralement à la séparation de deuxterrains, dont l’un est stratifié et dont l’autre ne l’est pas.

Enfin les minet en sac sont des amas de minerais rem-plissant des cavités superficielles ou des crevasses, quise rencontrent principalement dans les terrains cal-caires.

Nous terminerons cet exposé préliminaire par quel-ques mots sur le mode habituel de gUement des princi-pales substances minérales.

On rencontre en couches les divers matériaux deconstruction, le gypse, le sel gemme, les combustiblesminéraux, le fer carbonaté lithoïdc, les fers oxydérouge et oxydé hydraté, surtout à l’état oolithique ouen grains, les schistes cuivreux du Mansfeld, et quel-quefois la galène ou sulfure de plomb, et le mercuresulfuré.

La plupart des minerais métalliques se rencontrentsous la forme de filons ou d’amas ; les minerais de cui-vre, de plomb, d’argent, sont surtout en filons. Les mi-nerais de fer, de zinc, le sel gemme et le gypse, se ren-contrent souvent en filons-couches ou en amas couchés.L’oxyde d'étain est presque toujours.en amas entrelacés.La plupart des minerais de fer en grains du centre de laFrance forment des mines en sac . Enfin on trouve del’or, des minerais de platine, de l’oxyde d’étain, dissé-minés dans des sables superficiels, ou dans des couchesde sable et de gravier situées à une faible profondeur, etdont on les sépare par le lavage. Les diamants et laplupart des pierres précieuses se trouvent égalementdisséminés dans des sables superficiels.

Recherche des mines.

Il n’y a guère que le terrain liouiller proprement ditdans lequel les gîtes de combustibles soient assez fré-quents pour y faire des recherches suivies. Ces re-cherches se font alors le plus ordinairement au moyende trous de sondes (voyez houille et sondage). Ohse sert de petites sondes, de formes appropriées à la na-ture du terrain et des substances que l’on recherche,pour reconnaître la présence de bancs de tourbe, leurépaisseur et leur qualité, ainsi que l’existence de mine-rais de fer à une faible profondeur. On emploie encorefréquemment la sonde dans l’intérieur des mines, soit aufond des puits, pour explorer le terrain inférieur; soitdans une direction horizontale ou inclinée, tantôt pourétablir des communications qui servent à l’aérage, tan-tôt pour reconnaître le terrain dans lequel on s’avanceet s’assurer contre les amas d’eau, ou de gaz nuisibles,qui pourraient être renfermés dans de vieux travauxdont l’existence est inconnue, ou même dans des cavitésnaturelles.

Les recherches de mines dans un pays qui en renfermedéjà se font surtout au moyen de travaux souterrains, serattachant aux travaux déjà existants, de galeries pous-sées dans une direction normale à la direction des filonsconnus, et qui devront couper les filons inconnus demême nature, ordinairement parallèles, s’il en existe.

Le plus souvent la découverte des mines est due. àcelle des affleurements du gîte, de fragments acciden-tellement détachés de ces affleurements, dont l’examenjoint à la configuration du sol environnant peut con-duire à la découverte de ces affleurements, ou enfin auxémanations du gîte qui arrivent à la surface par les fis-sures des terrains supérieurs; c’est ainsi, par exemple,que les sources d’eau salée sont habituellement un indicede l’existence de bancs de sel gemme dans le voisinage.

Quand on est parvenu à remonter à un point de l’af-fleurement du gîte, on cherche, en faisant, s’il est né-cessaire, de petites tranchées, à reconnaître cet affleure-ment sur la plus grande longueur possible, à s’assurersi le gîte est une couche, un filon ou un amas. En outre,on exécutera quelques petites galeries suivant la pente, et

perpendiculairement à sa direction pour déterminer soninclinaison, et reconnaître si c’e3t une couche ou un fi-lon. Si les premières fouilles donnent lieu de croire quel’on a affaire à un amas, on concentre les travaux d’ex-ploration en un même point, après avoir cherché à re-connaître les limites du gîte.

Généralement, un gîte ne présente pas sur ses affleu-rements les mêmes caractères que dans sa profondeur,ce qui tient à l’action exercée à la longue par les agentsatmosphériques. Les affleurements de la plupart des fi-lons et gîtes métallifères, sont composés d’un mélangede quarz et d’hydrate d’oxyde de fer.

Si les premières fouilles entreprises sur les affleure-ments donnent lieu de penser que le gîte peut être ex -ploité avec avantage, il est essentiel de s’attacher, dèsle principe, avant d’entreprendre des travaux plus dis-pendieux, et pour être à même de déterminer le moded’exploitation le plus convenable, à bien reconnaître saforme et son allure. Cette exploitation se fait eu com-binant une ou deux galeries horizontales exécutées surle mur même du gîte, avec des galeries montantes oudescendantes sur le mur, suivant la ligne de la plusgrande pente, et quelques galeries transversales et ho-rizontales, allant du mur, sur lequel on est appuyé, autoit, dans le cas où le gîte a une puissance supérieure àcelle des galeries.

Lorsque les affleurements dun filon ont lieu sur unemontagne, on explore souvent le gîte au moyen de ga-leries horizontales à travers bancs pratiquées sur lesflancs de la montagne, et normalement à la directiondu filon.

Les couches et filons sont souvent rejetés par desfailles ou filons croiseurs ; lorsque l’on se trouve dansun terrain stratifié, l’examen des couches que l’on re-trouve de l’autre côté du filon croiseur, suffit souventpour indiquer le sens et l’étendue du rejet, et, par con-séquent, pour indiquer les moyens de retrouver le gîte.Dans le cas contraire, on détermine le sens du rejet,mais non son étendue par la règle que nous avons déjàénoncée, et qui consiste en ce que généralement le rejeta été produit par le glissement du toit sur le mur du filoncroiseur, suivant la ligne d’inclinaison de ce dernier.

Lorsqu’un gîte interrompu par un filou croiseur a étéune fois retrouvé, on retrouvera aisément ce même gîte,s’il vient à être interrompu par le même croiseur à desniveaux différents, car le sens et l’étendue du rejet se-ront les mêmes ; il sera également facile de déterminer,par une épure, le sens et l’étendue du rejet que ce mêmecroiseur fera éprouver à d’autres gîtes connus, paral-lèles ou non au premier.

Les travaux de recherches les plus délicats sont ordi-nairement ceux qui ont pour but la reprise d’anciennesmines métalliques abandonnées depuis longtemps, d’au-tant plus qu’il est presque toujours extrêmement diffi-cile de se procurer des documents précis sur les causesqui ont amené l’abandon de ces mines. Cet abandon peutavoir été déterminé par plusieurs causes, dont les prin-cipales sont l’appauvrissement du gîte dans la profon-deur, ou l’impossibilité d’extraire les eaux, avec une éco-nomie suffisante, par les moyens mécaniques connus àl’époque de l’abandon. Lorsque l’abandon est dû à l’ap-pauvrissement du gîte, il n’y a jamais lieu à reprendreles travaux, malgrélesprogrès del’exploitation desmineset de la métallurgie, qui sont au moins compensés parl’augmentation du prix de la main-d’œuvre et la diminu-tion énorme qu’a subie la valeur des métaux depuis quel *ques siècles; dans le cas même où les documents authen-tiques, ou recherches faites avec soin sur les lieux, indi-queraient que l’abandon est dû à l'envahissement deseaux, il n’y a pas lieu à rentrer dans les anciens tra-vaux, où le gîte est toujours à peu près complètementexploité, et il faut immédiatement diriger les travauxde recherches de manière à atteindre la partie encore in