MINES.
MINES.
tacte du gîte, au-dessous des anciens travaux, en s'ai-dant de puissantes machines d’épuisement.
Abattage des roches.
Les outils du mineur varient suivant la nature desroches qu'il s’agit d’entailler. Dans les terrains tendresou meubles on emploie le pic et la pioche, de même quepour l'abattage de la houille. Avant le dix-septièmesiècle, on se servait presque exclusivement pour l’abat-tage des roches dures de la pointerole (fig. 1823), sortede coin fixé sur un inanche très court qui sert à le gui-der, et sur la tête duquel on frappe avec uu marteau ;maintenant on ne s’en sert guère que comme accessoire,pour abattre les parties déjà fendillées par les coups demines, etc. •
Pour faire sauter les roches à la poudre on percedans la roche un trou cylindrique, à l’aide d’un petittrépan en fer aciéré, dit (leuret (fig. 4816 et 1847), quel’on fait tournor en frappant à chaque fois sur la têteavec un marteau (fig. 4815); lorsque le trou est inclinévers le bas (fig. 4824), et que la roche est sèche, on yjette de temps en temps uu peu d’eau, pour empêcherl'outil de se détremper ; on enlève de temps à autre les
181 c
4823.
4816.
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1818.
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boues avec une curette eu fer (fig. 4819). Quelquefoison emploie deux hommes pour percer un seul trou de
mine, mais dans la plupart des cas, le travail se fait parun seul homme ; les trous de mine ont alors généra-lement de 0‘",40 à 0“,60 de largeur sur 0 m ,015 à0“,020 de profondeur au fond. Après avoir nettoyé letrou, on le remplit au tiers environ de poudre que l'onenveloppe préalablement dans du papier, quand la ro-che est sèche, ou dans une enveloppe goudronnée quandelle est humide, ou pousse la cartouche au fond a\ec lebourroir (fig. 1820) qui est une tige ronde en fer, por-
tant sur le côté une cannelure qui sert au passage de l'é-pinglette (fig. 1818), aiguille en fer ou en cuivre quel’on enfonce jusqu’au milieu de la cartouche et qui sertà réserver le canal pour l’amorce. On tasse ensuite avecle bourroir, sur la cartouche, et jusqu’à l'orifice dutrou, de l’argile lavée, en ayant soin de faire tournerde temps à autre l’épinglette sur elle-même pour pouvoirensuite l'arracher plus facilement, ce qui se fait en pas-sant le bourroir dans l’anneau de la tête, et tirant des-sus. L’amorçage se fait le plus ordinairement au moyend’un tuyau de paille coupé par un bout au-dessous d’unnœud, fendu dans sa longueur et rempli de poudre fine,que l’on introduit dans le canal laissé par l’épinglette etauquel l’on attache une mèche soufrée, qui permet dose retirer et de se mettre à l’abri des effets de l’explo-sion, pendant le temps que le feu met à se propagerd’une extrémité h l’autre de la mèche.
Pour éviter les chances d’accident, il convient d’em-ployer pour le bourrage des trous de l’argile lavée, bienexempte de quarz, et de se servir d’épinglettcs et debourroirs en tout ou en partie en cuivre.
Depuis quelques années on se sert avec beaucoup d'a-vantages, pour amorcer, d’étoupilles de Bickford, quiconsistent en une corde, goudronnéeou non, dans l’axe de laquelle on in-troduit, lors de la fabrication, du pul-vérin ou poudre finement broyée. Aprè savoir coupé ces étoupilles de longueur,on en enfonce une extrémité dans lacharge de poudre, qui est enferméedans une enveloppe de papier fort ou detoile goudronnée (fig. 1821), suivantque le trou est sec ou humide ; l’étou-pille étant enfoncée de quelques cen-timètres dans la poudre, est attachéeà la cartouche avec une petite ficelle,ou de toute autre manière; on l’appli-que ensuite sur les bords du trou, oùelle tient la «place de l’épinglette quidevient inutile; Pétoupille brûle avecune grande lenteur (la combustion sopropage avec une vitesse de 0“,60 auplus par minute), ce qui laisse à l’ou-vrier le temps de se retirer et de semettre à l’abri. L’emploi des étou-pilles goudronnées de Bickford est leprocédé le plus convenable pour faire sauter les rochesaquifères, ou situées sous l’eau.
Il devient impossible d’employer la poudre pour atta-quer certaines roches compactes, telles que le quarz etles pyrites de fer, même cuivreuses, en masse, commec’est le cas dans quelques mines de Hongrie et dans lamine de cuivre de Rammelsberg au Hartz. Dans ce cas,on désagrégé la roche par l’action du feu et on la détacheensuite à l'aide du pic quand elle ne tombe pas par sonpropre poids. A cet effet on place contre le front de lagalerie ou delà taille à attaquer un bûcher disposé detelle sorte que la flamme vienne lécher la masse de rocheou de minerai à torréfier ; on détruit ainsi la cohésion dela roche par une calcination qui altère tantôt l'agré-gation moléculaire, comme pour le quarz, et qui tantôtaltère en outre la composition de la roche, commepour les pyrites.
Des exploitations à ciel ouvert.
Lorsque les gîtes à exploiter sont situés a une faibleprofondeur, on les exploite le plus souvent à ciel ouverten déblayant les terrains supérieurs au gîte. Ce déblaie-ment s’exécute suivant les distances auxquelles on doittransporter les terres, à la brouette, au tombereau, onà l’aide de wagons roulant sur chemins de fer.
Les dépôts de tourbes, beaucoup de carrières de pier-res, les dépôts de minerais d’étain d’alluvion, beaucoup