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MINES.

MINES.

de minerais de fer et même quelques portions de cou-ches de houille puissantes sont exploitées à ciel ouvert.Nous avons déjà décrit une partie de ces exploitationsaux mots ardoise, houille et tourbe; nous com-pléterons ce que nous avons à dire à ce sujet par quel-ques exemples d’exploitation à ciel ouvert de mines defer et de mines d’étain d’alluvion.

Les minerais de fer en grains se trouvent souvent àune faible profondeur au-dessous de la surface du sol;on les exploite alors à ciel ouvert; pour cela on enlèved’abord les terres superficielles que l’on transporte dansune excavatiou voisine, puis l’on extrait le minerai endonnant aux parois de l’excavation la forme de banquet*tes ou gradius pour prévenir les éboulements ; on n’em-ploie que la pelle et la pioche pour ce travail.

La fig. 1825 donne une idée des fameuses mines defer oligiste de l’île d’Elbe qui sont également exploitéesà ciel ouvert ; les trois principaux ateliers actuels d’ex-ploitation sont : Pietamonte D, Sanguinaccio E et An-terma F, c,c, sont les haldes ou tas de déblais qui enproviennent ; le minerai est transporté par les routes 1,

1825.

% 3, 4, 5, 6 et 7, sur les bords de la mer, et ensuitechargé sur les vaisseaux au moyen de l’embarcadère p.

Les mines d’étain d’alluvion les plus importantes duCornouailles , sont situées dans une vallée qui déboucheau port de Pentowan, prés de Saint-Austle; la fig. 1826donne la coupe de l’atelier d’exploitation, dit happyunion , aux mines de Pentowan. Le fond de la vallée Erenferme des couches d’alluvion 1,2, 3, 4, 5 et 6, for-mées principalement de sable et d’argile, et qui reposentsur le schiste argileux ou la grauwacke A; les parties

mm

1826.

inférieures de ce dépôt T renferment des galets d’étainoxydé pur, et d’autres galets de Pétain oxydé disséminé.L’excavation RT U S est taillée sur trois côtés en gra-dins de 0“,50 à 0“*,60 ; le quatrième côté U S est formépar le talus naturel des déblais. L’eau qui découle lelong des parois de l’excavation se rend par une galerie fcménagée dans les déblais, dans le puisard m, d’où onl’extrait au moyen de pompes placées dans le puits 1,et mises en jeu par une roue à augets. On a toujourssoin de conduire l’exploitation de manière à remonterla vallée, et en prolongeant au fur et à mesure la gale-rie k. L’extraction du minerai se fait au moyen d’unplan incliné à 43° environ t, et d’un manège ou barytelà chevaux h .

L.vca ca t ions sou terra ines.

Ou donne le nom de puits ou galeries , selon queleur axe se rapproche davantage du plan vertical ouhorizontal, aux excavations souterraines qui n’ontpour but que de rejoindre un gîte, et de le mettre eucommunication, soit avec le jour, soit avec des travauxpréexistants. Les excavations, qui ont pour but l’ex-ploitation même du gîte, portent le nom de tailles ychantiers ou chambres d'exploitation, suivant leursdimensions.

Galeries. On donne généralement aux galeries de1 à 2“ de largeur sur 1“,50 à 3“ de hauteur, et autantque possible, on les fait horizontales ou on les com-mence par le point le plus bas, afin de n’avoir point àpourvoir à l'épuisement des eaux. Lorsqu’une galeriedoit servir à la fois à l’écoulement des eaux et au rou-lage des minerais, et que les eaux sont assez abon-dantes pour couvrir le soi sur une épaisseur de plu-sieurs centimètres, on la divise en deux parties parun plancher horizontal sur lequel est établie la voiede roulage et au-dessous duquel coulent les eaux ; ceplancher est ordinairement à 0 Ü, J 30 ou0“,40 au-dessus du fond. Dans les gale-ries de mines ordinaires, on ne peut mettrequ’uu ou deux ouvriers sur le front de lagalerie, de sorte que l'excavation avaucctrès lentement.

Lorsqu’il s’agit de pratiquer des gale-ries à grandes sections, comme les tun-nels de chemins de fer et de canaux, ons’y prend autrement. On attaque à la foisle tunnel en plusieurs points au moyende puits-, on creuse à la fois une petitegalerie à la base du tunnel, dans laquelleon établit un chemin de fer qui sert au transport desdéblais, et une autre galerie au cerveau ; puis on enlèvele reste du terrain, suivant la section que l’on veutavoir en soutenant les terres, s’il est nécessaire, par unboisage provisoire et muraillant par derrière.

Le prix de l’abattage du mètre cube de roche en place,dans une galerie de faible section, varie ordinairementdo 10 à 25 francs ; dans les galeries à grande section,il est de 7 à 15 francs.

Lorsque les parois des galeries ont besoin d’êtresoutenues, on les revêt d’un boisage ou d’u»i muraille-ment, suivant la durée pendout laquelle elles doiventrester ouvertes ; ainsi on muraillera toujours les prin-cipales galeries d’écoulement et de roulage.

Le boisage d’une galerie consiste le plus habituelle-ment en une série de cadres , formés chacun de troispiècesde bois (fig. 1827), deuxmontants a t b, appliquéscontre les parois laté-rales, et un chapeau Sappliqué contre le faîteet reposant sur les ex-trémités supérieures desdeux montants. La dis-tance de deux cadresconsécutifs varie avecla ]>oussée du terrain.Quand elle est considé-rable, les cadres sontcontigus, ou au moinson soutient le terrainpar des bois de garnis-sage (planches, rondins ou demi-rondins), contigus ounon, appliqués contre le terrain en arrière des cadreset appuyés sur ceux-ci. Les pieds des montants reposent dans des entailles pratiquées dans le sol.

Lorsque le sol de la galerie manque de consistauce,on prévient le soulèvement du sol de la galerie et lerapprochement des pieds des montants, eu faisant por-

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1827,

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