MINES.
MINES.
ter ceux-ci sur une semelle en bois posée transversale-ment sur le sol, et posant en dessous, s’il est nécessaire,des bois de garnissage, comme on le fait sur les autresfaces.
Lorsqu’on exécute des galeries dans les filons oudans les couches, il est fort rare que les parois soientégalement ébouîeuses. Dans certains cas, le faîte seulest ébouloux et a besoin d’être soutenu, taudis que lesparois latérales et le sol sont solides ; dans d’autrescas, dans la plupart des filons ou des couches fortementinclinées, il faut soutenir à la fois le faite de la galerieet le toit du gîte. On boise alors la galerie avec descadres incomplets ou portions de cadres. Les fig. 1828et 1829 donnent le pian et la coupe d’un boisage de cedernier genre, composé de demi-cadres, avec bois degarnissage continus, dans une galerie ménagée dans unfilon fortement incliné, au-dessous d’uue taille rem-blayée.
La durée des bois, dans les galeries des mines, esttrès variable. Dans un air chaud et vicié, ils sont ra-pidement détruits. Le robinta pseudo-acacia paraît êtrel’essence qui résiste le mieux dans ces circonstances. Ilparaît qu’on par-vient a prolongerla durée des bois,en les tenantcou-stamment humec-tés. Il est certainque les procédésde M. Boucherie,
pour lîl CONSER-VATION DES BOIS,
pourraient être ap-pliqués avec beau-coup d’avantages,dans les mines,pour le boisagedes galeries et despuits.
Quand le ter-rain est extrême-ment mauvais ettout à lait coulant,il faut protéger lefond de la galeriepar une sorte debouclier à plu-sieurs comparti-ments,quel’on faitavancer au fur et àmesure, en ayantsoin de retenir la-téralement les ter-res au moyen deplanches jointivesdernier cadre et enfoncées, en divergeant un peu, au-delà du bouclier.
En général, quand une galerie doit durer plus de dixà douze ans, il est plus économique de la mitrailler. Lemuraillement est d’ailleurs indispensable : dans les ga-leries ouvertes dans un terrain tout à fait meuble, oudans des terrains très aquifères *, dans les tunnels dechemins de fer et de canaux ; et enfin, dans les excava-tions souterraines où. l’on place des foyers d’aérage oudes chaudières de machines à vapeur, parce que lesboisages seraient exposés à prendre feu.
Dans beaucoup de circonstances un muraillement enpierres sèches suffit. Dans les terrains où le sol est so-lide, et lorsqu’il est nécessaire de soutenir à la fois 1©faîte et les deux parois d’une galerie, le muraillementconsiste presque toujours en une voûte b (fig. 1830),demi-circulaire ou en plein cintre, reposant sur deuxmurs verticaux ou légèrement cintrés, dont les fonda-
1828.
1829.
ou palplanches passées derrière le
tions pénètrent à une faible profondeur dans le sol de lagalerie. Lorsque le sol de la galerie est mauvais, on lemaintient par un radier en forme de voûte renversée, ou
1830. 1831.
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bien on donne à la galerie la forme d’une voûte ellipti-que entièrement fermée (fig. 1831), dont le grand axeest vertical et le petit axe horizontal.
Il arrive souvent dans l’exploitation des filons trèsinclinés, qu’il suffit, pour maintenir la galerie ouverte,de construire au faîte une simple voûte en plein cintreou en échelons. On remplace quelquefois le muraille-ment complet par desarceaux jetés de dis-tance en distance, oupar des chaînes de pier-res équidistantes, dontles intervalles sont rem-plis par un léger revê-tement en briques. Lesexcavations très ële*vées, celles par exemplequi doivent contenirdes roues hydrauliquesprises en dessus d’ungrand diamètre (figu-re 1832), sont voûtéesen ogives.
Lorsque deux gale-ries muraillées eu ber-ceau se rencontrent ouse croisent, les raccor-dements se font habi-tuellement d’une ma-nière très simple, ensurhaussant 1 a voûte enberceau de l’une desgaleries au point decroisement, de façon àce que la voûte de l’au-tre galerie ne rencontrequ’un mur plan.
Puits. Le foncement des puits dans les roches dureset non ébouîeuses se fait à la poudre. On commencepar le centre du puits pour établir une cavité dans la-quelle les eaux se réunissent ; on abat ensuite la ro-che en se rapprochant des parois, au moyen de trousde mines inclinés à l’horizon. L’eau et les déblais sontd’abord extraits par un treuil à manivelle, puis parune machine à molettes. Lorsque les eaux sont peuconsidérables, on les dirige, par des planches inclinéeset formant hélice sur les parois du puits, dans des ré-servoirs pratiqués dans le roc non fissuré, immédia-ment au-dessous des sources, et on les en retire, soitau moyen de tonnes, soit avec une pompe. Lorsque laquantité d’eau est considérable, lorsqu’on rencontreun banc très aquifère ou «t-oeau, on arrête les eaux,aussitôt qu’on est arrivé à un banc inférieur imper-méable, au moyen d’un cuvelage en bois, en maçon-nerie ou en fonte.
Le foncement d’un puits de 2 m ,50 à 3” de diamètre.
1832.