MINES.
MINES.
dans un terrain moyennementdur, revient deoOà 100 fr.le mètre courant. '
Les puits de 1“,60 ù 1*,70 de diamètre, et de 30à 40 w de profondeur au plus, que l’on creuse pourl'exploitation des minerais de fer et autres, rapprochésde la surface, sont souvent boisés au moyen de cerclesde tonneaux plus ou moins espacés, et maintenus enplace par la pression qu’exercent sur la face tournée ducôté des parois, des bois de garnissage logés entre euxet le terrain.
Les puits boisés de grandes dimensions sont le plussouvent carrés ou rectangulaires. On emploie alors descadres rectangulaires formés de quatre pièces de bois,dont les deux plus courtes sont posées par leurs extré-mités sur les deux plus longues, avec entaillement àmi-bois. Leur écartement varie suivant la pression duterrain, et on place en arrière des bois de garnissageque l'on serre exactement contre le terrain au moyende coins, dont la pression suffit pour maintenir provisoi-rement les cadres en place. De distance en distance, etsur les points où la roche est le plus solide, on soutientun cadre sur deux pièces de bois appliquées contre lescôtés les plus courts de la section rectangulaire du puits,et dont les extrémités s’appuient sur des entailles pra-tiquées pour les recevoir ; en outre, on supporte les ca-dres supérieurs par des poteaux de bois placés danschaque angle du boisage, et respectivement entre deuxcadres consécutifs. Lorsque le terraiu est plus mauvais,on relie tous les cadres au cadre placé à l’orifice dupuits, et dont les côtés se prolongent assez loin sur lesol, au moyen de tirants ou longuerines en bois, clouésou chevillés contre les cadres.
On divise presque toujours les puits en plusieurs com-partiments; les uns pour l’extraction, les autres pourl’épuisement, les échelles,ou l’aérage. Les fig. 1833et 1834 donnent deux cou-pes verticales d’un puitsboisé et vertical divisé enquatre compartiments : l’unrenferme les échelles k t k;un autre, la maltresse tigeg, des pompes en cascade 1 \et leurs bâches R ; enfin, Vet W sont les compartimentsqui servent à l’extraction,a, b, c sont les cadres duboisage ; A, C, E, des lon-guerincs qui les relient.
Quand on pratique despuits rectangulaires dansdes terrains à couches in-clinées, on doit les orienterde manière à ce que les deux côtés courts soient placésdans le sens de la direction, et les côtés longs dans lesens de la ligue de plus grande pente des couches, afin
1833.
1835.
1834.
•S pièces les plus courtes du boisage soient ap-es sur les parois où la poussée est la plus consie.
Dans les puits inclinés suivant la direction des cou-ches ou filons, le plan des cadres doit être perpendicu-laire à l’axe du puits.
Quand les couches que l’on traverse sont très aqui-fères, on est obligé de recourir au cuvelage. Ce. dernierconsiste en plusieurs trousses ou cadresordinairement décagones, supportés parune ou plusieurs trousses picotées pla-cées sur une banquette c, c (fig. 1835),ménagée dans la couche imperméablea, a, qui se trouve dans la couche per-méable 6 , b. Ces trousses sont ainsi nom-mées, parce qu’on place de champ der-rière les pièces de chaque cadre des planches ou lam-bourdes-; on garnit d’étoupes ou de mousse le vide entreles lambourdes et la roche ; ou chasse ensuite encre leslambourdes et les pièces du cadre, jusqu’à refus, d’aborddes coins plats en bois blanc, puis des coins pointus oupicots en bois blanc ou en chêne, auxquels on fait une en-trée au moyen d’aiguilles ou agrappes en fer. Il devientalors impossibleque l’eau, malgré la forte pression qu’elleexerce, filtre, derrière le cadre et passeen dessous. Le cuvelage se termine éga-lement au-dessus de la couche perméa-ble, par une trousse picotée horizontale-ment contre une banquette d, d. Lestrousses ordinaires se trouvent ainsifortement serrées les unes contre lesautres.
La fig. 1836 est une coupe à uneéchelle plus grande du cuvelage en bois ;d, trousse porteuse ou picotée ; A, A, cu-velage; 0 , h,' pièces de renfort pourS consolider et préserver le cuvelage.
1836 Quand une couche mince aquifère est
comprise entre deux couches imperméa-bles, ou quand le terrain étant solide,mais fissuré, donne beaucoup d’eau, on peut arrêtercelle-oi en pratiquaut dans la couche aquifère, ou lufissure, une rainure horizontale danslaquelle on exécute un picotage égale-ment horizontal (fig. 1837).
Lorsque le terrain est coulant, onemploie souvent un cuvelage en fonte,que l’on fait descendre en le chargeantde poids et draguant le sable à l’inté-rieur. On opère aussi de même avec destours en maçonnerie, que l’on rend solidaire en y in-terposant de distance en distance des rouets en planches,que l’on relie les uus aux autres par des planches et destirants en fer. Lorsque le terraiu est en même tempstrès aquifère, on emploie avec beaucoup d’avantagel’appareil à air comprimé de M. Triger, que nous avonsdécrit au mot air comprimé.
Le muraillement est plus économique que le boisage,lorsqu’il s’agit de soutenir les parois de puits qui doi-vent avoir une durée deplus de six à sept ans.
Lemuraillement s’exé-cute presque toujours, soitavec des pierres de choixou des briques et du mor-tier hydraulique, soit enemployant des matériauxde moindre qualité , etétablissantderrière lemu-raillement, entre celui-ciet le terrain, une enceinteou corroi en terre argi-leuse fortement damée.
Les puits muraillés sont le plus souvent circulaires eten briques. Dans ce cas, le muraillement s’exécutepresque toujours par parties, de haut eu bas, au fur el
1837.