MINES.
MINES.
à mesure que le puits s’approfondit. Les tronçons demaçonnerie successifs s’appuient sur des rouets ou descadres en charpente colletés, c’est-à-dire serrés par descoins en bois contre le terrain, lorsque la nature de ce-lui-ci le permet, ou suspendus par des tirants en bois ouen fer, soit aux rouets supérieurs, soit à de longuespièces de bois étendues sur le sol à l’orifice du puits,lorsque le terrain n’offre pas une résistance suffisantepour un colletage serré des rouets.
Les puits murailles en pierre sont souvent à sectionrectangulaire ; on y remplace les rouets par des cadresen charpente colletés ou par des arceaux surbaissésconstruits avec de3 pierres de choix, et dont les extré-mités pénètrent assez avant dans la roche solide.
Le muraillement des puits inclinés consiste générale-ment en un berceau cylindrique appliqué sur le toit, etdeux murs verticaux appliqués sur les faces latérales.On muraille aussi quelquefois ces puits en remplaçantle berceau cylindrique ci-dessus par une série d’arceauxverticaux n, n (fig. 1838 et 1839), établis en retraite
1838.
1839.
les uns au-dessus des autres, et formant ainsi sailliedans l’intérieur du puits.
Les puits inclinés qui servent à l’extraction des mi-nerais sont garnis sur leur mur d’un plancher sur lequelglissent les traîneaux, ou mieux d’un double systèmede longuerines en bois ab, cd — ef, g h (fig. 1840et 1841), sur lesquels roulent les caisses-chariots quiservent à l'extraction.
1840.
Serrements. Lorsqu'on rencontre dans l’exploitationd’une mine des sources abondantes qui arrivent dansune galerie par les fissures de la roche, et qu’on a lieude croire que ccs fissures n'ont qu’une étendue limitée.
on isole la galerie où la source se fait jour, du reste desexcavations souterraines, par une digue ou serrementqui contient les eaux. On ferme aussi par de6 serrementsles galeries qui tombent sur d’anciens travaux goûterrains remplis d’eau avec lesquels on ne veut pas se met-tre en communication, et dont on ignorait même sou-vent l’existence. Enfin, lorsqu’un puits a été foncé àtravers des niveaux ou nappes d’eaux que l’on a conte-nus par des cnvelages, pendant la durée de l’exploita-tion, comme dans les houillères du département du Nord et celles des environs de Mons , il est nécessaire, avantde l’abandonner, de le fermer au-dessous des derniers cu-velages par un serrement horizontal très solide, dit plate-cuve , afin de prévenir l’irruption ultérieure des eauxsupérieures dans les travaux souterrains de la mine.
Lorsque la pression des eaux n’est pas extrêmementconsidérable, on emploie dans les galeries des serrements| droits. Pour les établir, on commence par construire,
| en arrière de la place où le serrement doit être installé,i un bâtardeau pour contenir les eaux avec un tuyau qui| laisse écouler le trop plein; on pratique ensuite dans le roc' solide et non fissuré des entailles ayant une face plane et| verticale, sur laquelle doivent s’appuyer les pièces duserrement, du côté opposé à celui d’où arrive les eaux,et qui sont évasées de l’autre côté, ce qui est nécessairepour la pose des bois. On place ensuite les pièces duserrement, en bois de chêne parfaitement dressé au ra-bot, suivant la plus petite dimension de la galerie et parconséquent presque toujours horizontalement, en inter-posant entre elles et les parois, des lambourdes et de lamousse ; l’ensemble de ces pièces présente, à la partie in-férieure, un trou pratiqué pour le passage du tuyau detrop plein, à la partie supérieure un petit trou pour ledégagement de l’air, et au milieu à peu près un trou: rectangulaire suffisant pour le passage des ouvriers : onI serre ensuite les pièces par un picotage très soigné exé-! cuté du côté d’où viennent les eaux, puis les omriers seI retirent, et ferment l’ouverture par laquelle ils ont! passé avec un tampon, ou mieux avec un gros clapet deI bois garni de cuir, qui se ferme de lui-même par sonpropre poids et que la pression des eaux maintientI fermé. Un bouche ensuite successivement l’ouverture du! tuyau de trop plein et celle pour le dégagement de l’air,lorsqu’elle laisse échapper de l’eau.
Dans les galeries très larges les pièces qui formentle serrement droit seraient écrasées, lorsque la charged’eau est considérable; ou emploie alors des serrementssphériques , ou portions desphère, formés de pièces debois contiguës cunéifor-mes, taillées en forme detroncs de pyramides à quatre faces, et picotées commeprécédemment contre lesparois de la galerie, préa-lablement entaillée de ma-nière à présenter la formed'un tronc de pyramide ;on picote en outre tous lesjoints des pièces. Les ou-vriers se retirent ensuitepar une ouverture centraleet légèrement conique, quel’on bouche avec un tamponde même forme qui se t rou veserré par la pression deseaux.
Les plates-cuves se fontordinairement en construi-sant au-dessous des cuvelages, et à une certaine distancel’une de l’autre, deux voûtes sphériques en briques et mor-tier hydraulique, entre lesquel les on augmente l’épaisseurdu muraillement par un nouveau rang de briques.
1841.