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MONNAIE.

MONNAIE.

qu un homme marque dans une journée 20,000 piècesde 5 fr. ou 400,000 fr.

Chacun des deux coins en arc E,D (fig. 4870) portela moitié de la légende gravée en relief sur sa facecourbe; ces arcs suit des morceaux d’acier fortementtrempé fixés sur le seuil qui supporte l'appareil pardeux vis, dont l‘une à demeure E, et une autre D aubout du lewer P D, qui tourne sur l’axe C. Les lettresde ces demi-légendes sont exactement parallèles et in-scrites sur les coins dans un ordre inverse. Un mouve-ment circulaire et alternatif est communiqué au man-che P. Les courbures des deux coins sont des arcs decercle décrits du centre C, et l’intervalle qui les sépare,ou la différence des rayons,est précisément le diamètrede la pièce que l’on veutfrapper.

Comme, dans cette opé-ration , c’est le centre Cqui supporte toute la pres-sion, cet axe doit avoir unvolume considérable. Il estcomposé d’un cône tronqué,peu élevé, d’acier trempé,qui entre dans un trou de lapièce mobile P D. Ce côneest maintenu sur la plaquede métal N N, qui supportetoute la machine, par unécrou, dont la vis serrée oulâchée donne le jeu néees-*saire au mouvement de ro-tation, ou fait disparaîtrel’ébranlement du cône cau-sé par un service prolongé* L’épaisseur du milieu dutrou de la pièce mobile P D, et l’axe du levier P qui latermine, sont exactement de niveau avec les lettresgravées sur le coin, de sorte qu’aucune force ne peutdéranger la pièce mobile, ou le centre, par ses oscilla-tions.

o, est un tube vertical contenant une pile des flansque l’on veut frapper; constamment rempli, ce tube,ouvert aux deux bouts, est un peu élevé au-des-sus de l’espace aKb qui sépare les deux coins,et vissé par une queue m à la pièce fixe A B. jfk.La broche IC, mobile, ainsi que la pièce PD,passe sous le tube, et pousse au bas de la co-lonne le flan qui est reçu dans une petite exca- " i \vation de forme circulaire. Les choses sont *arrangées de manière à régler la sortie des ilanssur le posoir l’un après l’autre.

Aussitôt que le flan est mis en contact avecld bord inférieur des rainures gravées, il estsaisi par elles et poussé par la force de l’opéra-tion , sans que ses surfaces supérieure et infé-rieure soient exposées à aucune action quipuisse empêcher d’en frapper le cordon.

Le flan tourne entre les deux coins, selon quele levier P complète sa course, et il passe de aà K, puis de K à b, où il rencontre une ouver-ture circulaire par laquelle il tombe dans untiroir placé sous la machine.

Le parcours du levier mobile P est réglé parquatre faillies solidement fixées sur la plaqueN N, qui supporte tout l’appareil. Un clouplacé 6ur ce levier, près de D, empêche le brasdu posoir 1C de s’écarter plus qu’il ne fautpour laisser sortir le flan de la colonne; un ressortfixé au centre C ramène le posoir ; de sorte que» quandnue vis I vient à frapper contre la colonne, le posoirs’arrête, et le coin mobile D, qui continue à marcher,trouve le flan dans une position convenable pour lepresser, s’en emparer, et l’entraîner par la réaction du

coin fixe E. Ainsi le cordon du flan est frappé en moinsd’une demi-seconde. On peut en frapper des centainesdans l’espace de trois minutes.

Monnayage. Le monnayage consiste à faire passer leflan dans une virole, pour le soumettre à la pression dedeux coins gravés qoi lui impriment des deux côtés à lafois le sceau de l’Etat.

Pour obtenir un beau monnayage, dit M. Frichot,il faut non seulement que la forme et la gravure descoins soient bien entendues, mais aussi pouvoir disposerd’une grande force motrice ; non seulement de la forcenécessaire pour frapper à fond, mais d’un excès de forcequi écrouisse suffisamment la pièce, en la comprimanttrès fortement dans la virole. Ainsi le recuit doit adou-cir le flan, pour qu’il prenne -mieux la forme de lagravure ; mais il faut que l’adouci disparaisse entiè-rement pendant le monnayage, et qu’il soit remplacépar la plus grande dureté que puisse acquérir le métal :tel est le problème à résoudre par le monnayage ; pro-blème d’autant plus difficile que le frappage doit sefaire d’un seul coup, et que les coins doivent frapperun grand nombre de pièces pour que le monnayage nedevienne pas trop cher.

La figure 4874 représente le balancier de Gingembre tel qu’il est exécuté à la Monnaie de Paris. L’action estproduite au moyen de cordons que tirent en mêmetemps un nombre égal d’hommes.

Les perfectionnements qui signalèrent l’adoption dece balancier consistaient surtout dans le mécanisme duposeur, qui reçoit le flan à monnayer, le porte entre lescoins, retourne en chercher un second, et chasse celuiqui vient d’être frappé; opérations qui, s’exécutant enraison de la position de la vis, ne peuvent jamais man-quer, et rendent impossible les accidents qui pouvaientrésulter du posage du flan à la main.

Un des grands défauts du balancier est que, si lemonnayeur oublie de mettre un flan dans la main de ferdu poseur, les deux coins se choquent et sont mis horsde service. On a quelque peu paré à cet inconvénientau moyen d’un mécanisme dit pare-à-faux , qui, aumoment où le monnayeur s’aperçoit de son oubli ,permet de faire arriver rapidement entre les deux

coins un disque de métal qui les empêche de s’entre-choquer.

Une des dernières modifications apportées anx mon-j naies françaises consiste dans l’adoption de la virole! brisée, virole composée de parties s’écartant après le; monnayage, et permettant de sortir la pièce portant sur

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