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MORTIER .

MORTIER .

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Quelquefois, par économie, on diminue encore plusla dose du mortier; mais nous regardons comme unelimite inférieure, qu’il convient de ne pas dépasser, celled’un volume de mortier pour 2 volumes de pierrailles.

On peut préparer le béton eu mélangeant la pierrailleavec le mortier déjà fabriqué au moyen de grilles eufer manoeuvrées à force de bras par des ouvriers. Cha-que atelier doit être composé environ de cinq manœu-vres. Il faut un très bon surveillant pour diriger deuxateliers et le dosage des matières qui leur sont néces-saires, car les ouvriers se contentent toujours d’un mé-lange imparfait.

Le temps nécessaire au mélange est très variable ; ildépend du dosage et de la nature des pierres et du mor-tier. On peut cependant admettre en moyenne que l’a-telier de cinq hommes produit par jour 42 mèt. cub. debéton. Les frais d’outils sont à peu près les mêmes quepour la fabrication du mortier avec des rabots, soit0 f ,02 par mètre cube. Le prix de revient sera alors lesuivant, non compris l’approche et le dosage des ma-tières :

5/12 de journée de manœuvre à 4 f ,50 l’une. 0 f ,625

4/24 de journée de surveillant à 3 fr. . . 0,425

FraU d’outils.0 ,020

Total. . . . 0 r ,770

On a essayé de préparer le béton avec des tonneauxplus ou moins analogues à ceux que nous avons dé-crits pour la fabrication du mortier. Toutes ces tenta-tives ont été complètement infructueuses. Aussi n’en-treprendrons-nous pas de faire connaître les différentes

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4896.

machines de cette espèceproposées à différentesépoques. Nous décrironsseulement l’appareil re-marquable employé parM. Krantz, ingénieur desponts - et - chaussées. Ilest impossible de trouverune solution plus élé-gante du problème; lemélange proprement ditse fait pour ainsi diresans dépenses. Le couloirà béton de M. Krantzse compose simplement,comme l’indiquent lesKg. 4894, 4895 et 4996,

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48ÎH..

d’une caisse rectangulaire, formée de madriers jointifs,renfermant une série de plans inclinés en sens inverse.La pierre cassée et le mortier sont jetés pêle-mêle dansl’ouverture supérieure de la caisse. Ces matières en tom-bant sont lancées d’un plan incliné sur l’autre, et le béton

arrivé parfaitement mélangé à la partie inférieure del’appareil. Dans les ateliers bien disposés, le mortiertombe de lui-même des tonneaux dans un gli$soir quil’amène au couloir.

Cette machine peut fabriquer 80 à 4 00 mc de bétonpar jour ou 20,000“ e par année de 200 jours de tra-vail. Un ouvrier suffit pour faire tomber les matières.Le prix de l’appareil est au plus de 60 fr., et, en suppo-sant qu’il ne dure qu’une campagne, les frais d’outilsne seraient que de = 0 r ,003 par mètre cube.

Le surveillant chargé de diriger le dosage no seraitpas à beaucoup près constamment occupé ; mais ensupposant même qu’il ne fasse pas autre chose, on voitque le prix de fabrication du mètre cube du béton (noncompris l’apport) s’établirait de la manière suivante :

4/100 de jonrnée de manœuvre à 4 f ,50. . . 0 r ,0454/400 de journée de surveillant à 9 r . . . . 0,030Frais d’outils. . .0 ,003

Total. . . . 0 f ,U48

si on n’avait pas à élever les matières au sommetdu couloir. Or, en général, le béton étant employé dansdes fouilles, on peut disposer le chantier de manière àplacer les dépôts et les ateliers au niveau de la partiesupérieure du couloir. Mais en supposant même qu’onfût obligé d’élever les matériaux de toute la hauteur ducouloir, on le ferait au moyen d’un léger échafaudageou d’uue rampe. Cette élévation équivaudrait à udtransport horizontal à deux relais de distance, soit en-viron 0 f ,2ü par mètre cube. De sorte que, dans lescirconstances les plus défavorables, le prix de fabri-cation d’un mètre cube de béton, avec les couloirs deM. Krantz, ne serait que de 0 f ,248, soit 0 f ,25 en nom-bres ronds, au lieu de 0 r ,77, prix de la fabrication àbras.

Quel que soit le mode de fabrication employé, ondoit toujours employer de la pierre cassée parfaitementdébarrassée de poussière et soigneusement arrosée.L’oubli de ces précautions a souvent produit de fâcheuxaccidents.

Nous venons de voir, par un exemple particulier,l’avantage que l’on peut retirer de l’inclinaison du ter-rain d’un chantier de construction. Ce cas n’est pas leseul où il soit possible d’économiser de la force enprofitant du propre poids des matériaux. Les construc-teurs qui ont été à même d’apprécier les dépenses debandage, nous permettront quelques réflexions à cetégard. Il arrive trop souvent que les matériaux sontdéposés pour ainsi dire au hasard sur les chantiers ; delà une foule de fausses mauœuvres et de dépenses inu-tiles : des pierres destinées aux constructions élevéessont transportées par les voituriers le plus bas possible,des bois d’échafaudages sont placés derrière les appro-visionnements de pierre qui barrent le passage; ainside suite. Tous ces inconvénients peuvent être évitésfacilement en déterminant d’arance le plan du chantier,c’est-à-dire Remplacement respectif des différents ma-tériaux, appareils et ateliers, de manière que les diffé-rentes substances aient toujours autant que possible àdescendre pour se rendre de leur point de dépôt aupoint où elles doivent être employées. On évite ainsides frais considérables de bandage, et on peut réaliserd’importantes économies, dont l’ingénieur doit d’au-tant plus se féliciter qu'elles ne sont dues qu’à lui etqu’elles no tendent qu’à diminuer la fatigue des ouvriers. Un exemple pris dans le sujet même qui nousoccupe suffira pour faire comprendre ma pensée. Jesuppose qu’il s’agisse de fonder un pont, une écluse outout autre ouvrage, et que le terrain où doivent êtreétablis les chantiers présente une pente vers Rempla-cement du travail. Dans ce cas, on placera les dépôtsde chaux, de sable et de pouzzolane, au point le plusélevé du chantier. Les tonneapx à mortier seront im-

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