Band 
G-Z.
JPEG-Download
 

MORTIER .

MORTIER .

ploie généralement des caisses en tôle ou en bois gar-nies de ferrures et qui ont la forme de demi-cylindres(fig. 1898 et 1899), chaque caisse est composée de deuxparties qui peuvent tourner autour de Taxe horizontal

du cylindre, de manière à s’ouyrir quand on veut dépo-ser le béton renfermé dans la caisse. Cet appareil estsuspendu, au moyen d’une corde fixée à l’axe dont nousavons déjà parlé, à un treuil (fig. 1900) établi sur unappontemeut fixé sur deux bateaux ou bien sur un écha-

1900.

faudage fixe. Quand la caisse est remplie de béton onla descend au fond de l’eau, au moyen d’une cordelleon ouvre le crochet a (fig. 1899) qui réunit les deuxparties delà caisse, puis en continuant à tourner letreuil on fait agir une corde attachée aux angles ducoffre et qui le force à s’ouvrir, comme l’indique lafig. 1900. Le béton se trouve ainsi déposé sans secousseet aussi peu délayé que possible. On remonte la caisse,on referme le crochet a, on la remplit de nouveau et onrecommence l’opération que nous venons de décrire.Quand le treuil est porté par des bateaux on les faitavancer successivement pour les amener sur les diffé-rents points de la surface qui doit être recouverte debéton; quand, au contraire, il est sur un échafaudagefixe, on le garnit de roulettes qui permettent de le fairemouvoir sur des longrines disposées à cet effet. Cettedernière disposition varie avec les circonstances, chacunpeut imaginer le système le plus approprié à son ou-tillage.

Les caisses dont nous venons de parler coûtent assezcher et leur exécution exuse des ouvriers exercés. Quand

on est chargé de travaux qui ne doivent durer qu’uneou deux campagnes et que l’on se trouve forcé d’orga-niser en peu de temps un chantier considérable, il con-vient d’adopter les caisses que nous allons décrire, ellescoûtent très peu cher, les plus mauvais ou-vriers les exécutent facilement, elles ne sontsujettes à aucun accident, et les résultatsqu’elles fournissent sont au moins aussisatisfaisants que ceux des caisses cylindri-ques. L’appareil en question est une simpleboite en bois de la forme d’un tronc de pris-me rectangulaire (fig. 1901 et 1902), sup-portée sur deux tourillons en fer t placésun peu au dessus du centre de gravité de lacaisse remplie de béton. La corde qui sup-porte toute la machine s’enronle, commedans le cas précédent, sur un treuil conve-nablement disposé, quand la caisse est ar-rivée près du fond on la fait basculer, entirant sur la cordelle c disposée, commel’indique la fig. 1902, et la masse de bétonse trouve déposée sur le lieu qu’elle doitoccuper. Le fond de la boite doit être percéde trous ; sans cette précaution il arrivequelquefois que le béton soutenu par lasous-pression de l’eau ne se sépare pas immédiatementde la caisse. Il remonte alors à une certaine hauteuravant de tomber et se trouve délayé par l’eau. Cette.observation mérite une sérieuse attention.

Quel que soit l’appareil employé pour couler le bétonon doit toujours suivre la marche que nous allons in-diquer : 1° quand on coule du béton dans une fouille ilfaut maintenir l’eau aussi haut que possible, pour empê-

1901.

1902.

cher les sources de sourderet de créver la couche de bé-ton frais ; 2° on doit toujours couler le béton par bandesd’une épaisseur considérable, et non pas par couchesminces répandues à la fois sur toute l’étendue du tra-vail ; 3° on ne saurait enlever avec trop de soin la lai-tance, c’est-à-dire la chaux pulvérulente qui se séparedu béton. Quand il en reste une certaine quantité entredeux coulées successives on peut être assuré qu’il n’yaura jamais adhérence entre ces deux parties delà masse.On doit donc, à chaque reprise du travail, balayer lasurface de la dernière couche déposée et enlever la lai-tance au moyen d’écopes, ou mieux de poches en toilesmontées sur un cadre en fer et jamais au moyen depompes, comme l’indiquent quelques auteurs, parce queces appareils produisent des courants qui délaient lebéton voisin de leur extrémité. Cette manœuvre doitêtre renouvelée pendant le travail. La laitance s’accu-mule toujours au pied du talus du béton, c’est là où ilest facile de la saisir pour l’enlever.

Nous avons encore à signaler une autre applicationremarquable du béton : c’est la fabrication de pierresfactices de volumes et de formes déterminées. Ainsi oufabrique pour le môle de Cherbourg, pour celui d’Al-ger , et pour les travaux du fort Bayard, des blocs de bé-ton qui ont jusqu’à 8 ou 9 mètres cnbes. On commenceà fabriquer aussi des pierres factices pour la construc»