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MOULIN.

MOULIN.

prix de cet appareil, pris chez le constructeur, M. Car-tier, est de 800 à 900 francs.

Parmi les appareils employés pour le nettoyage desblés avant le nettoyeur de M. Cartier, nous citerons lesuivant (fig. 4909), qui était un des meilleurs. Le bléest conduit par le tuyau o dans une ouverture circulaire,pratiquée au centre de la meule courante A placée àune assez grande distance de la meule gisante E, pourne pas écraser le grain, mais seulement le rouler surlui-même avec une certaine énergie. Après avoir passé

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minée, et dans laquelle passe un courant d’air sec etchaud. En sortant de cette chambre, le grain circuledans une nouvelle série de cylindres et reprend rapi-dement la température ordinaire.

L'appareil construit par M. de Meaupeou peut net-toyer, laver et sécher 300 hectolitres de grain par24 heures. Nous n’avons pas été à même d'apprécierjusqu'à présent ses résultats économiques.

Cylindre cribleur. Le nettoyage du grain se termineordinairement par son passage à travers un crible ;

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4909.

entre les deux meules dont nous venons de parler, legrain descend, par le tube n, dans un cylindre entiè-rement fermé, dont le fond et les côtés sont en tôlecrevée, et dans lequel se meut un tambour F garnide brosses dures qui détachent complètement la pous-sière adhérente. Le blé, ainsi nettoyé, tombe par letuyau H, et traverse le courant d’air produit par leventilateur Q. La poussière et les corps légers s’échap-pent par l’ouverture Y ; le bon blé descend dans latrémie T.

Le nettoyage avec les appareils que nous venons dedécrire a lieu par voie sèche. On cherche depuis long-temps une bonne méthode de nettoyage par voie humide.Ce mode de purification présenterait beaucoup d’avan-tages, mais jusqu’à présent la solution complète de laquestion n’a pas été obtenue. Le lavage du grain estasf-ez fucile à exécuter, mais le séchage paraît offrirde grandes difficultés. Quoiqu’il en soit, M. de Mau-peou a pris, en 4834, un brevet d’invention pour unemachine qui parait assez satisfaisante. Le blé, aprèsavoir été lavé, parcourt successivement une série de cy-lindres animés d’un mouvement de rotation, et dispo-sés dans une chambre de forme pyramidale faisant cbe-

quelqhes meuniers négligent cependant cette opération.Voici du reste la description de l’appareil le plus per-fectionné en ce genre. Un tuyau recourbé R (fig. 4 905 et4 906) part du fond de la trémie N et conduit le blé dansle cylindre cribleur S, que nous n’avons pu représenterdans toute sa longueur, faute d’espace. Ce cylindre a4 mètres de longueur et 0",50 de diamètre ; il est forméde feuilles de tôle mince, découpées en trous longs etronds, calculés de manière à laisser passer les petitsgrains de blé et les graines rondes qu’on ne veut pa3moudre avec les blés de premier choix. Ces feuilles detôle sont clouées sur de longues tringles de bois, fixéessur trois cercles ajustés sur des croisillons en fonte U,montés sur l’arbre en fer tourné W. Le cylindre cribleurdoit faire 28 à 30 tours par minute ; il convient de pren-dre son mouvement sur l’arbre moteur du nettoyeur,afin que ces deux appareils marchent et s’arrêtent en »même temps. On lui donne d’ailleurs une incli-naison de 0“,04 par mètre pour faciliter la descente desgrains.

L’extrémité supérieure est fermée par une planchequi ne présente qu’une ouverture circulaire, à traverslaquelle s’introduit le conduit g. L’extrémité inférieure

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