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MOULIN.

MOULIN.

sous-Jouarre (Seine-et-Marne ). Les fabriques de meulesde cette localité sont renommées en France et à l’étran-ger : elles fournissent tous les moulins des environs deParis, et font de nombreuses expéditions pour l’Amé-rique .

Les anciennes meules avaient de 4“,80 à 2",30 dediamètre. On les formait d’un seul bloc, et quelquefoisde deux ou trois fragments. IL était très difficile de seprocurer de pareilles pierres, et tout à fait impossibled’avoir des meules parfaites; elles présentaient toujoursquelques poinR défectueux.

Les meules employées dans la mouture américaineont presque toujours maintenant 4 “,30 de diamètre et

vient se raccorder avec le dessus de la meule. Lesrayons de la meule courante et de la meule gisante sontdisposés de la même manière; ils passent les nns au-dessus des autres, pendant le mouvement, en formantdes angles variables comme une cisaille. Le grain setrouvedonc d’abord déchiré par les rainures avant d’êtrebroyé entre les parties pleines de la surface des meules.On a tenté, en Angleterre, de donner aux rayons uneforme circulaire; cette innovation, qne rien ne justifie,n'a produit aucun bénéfice.

Une paire de menles ne pent travailler que 6 ou7 jours de suite, il faut donc en avoir une de rechangesur cinq ou six.

Les parties pleines des meules doivent être parfai-tement planes. Quelques meuniers, il est vrai, creusent

1913 .

0",27 d’épaisseur. Elles sont formées d’un grand nom-bre de pierres de petite dimension, de qualité identique,rapprochées et maintenues par une couche de plâtre etdes cercles en fer. Quelquesfabricants s’attachent à cacherles joints dans le fond des sil-lons des menles ; cette précau-tion est assez bonne. Dans tonsles ca9, les joints des pierresdoivent être taillés au burinpour que l’ajustage soit aussiparfait que possible. La pierremeulière forme à peine 1 a moitiéde l’épaisseur que nous venonsd’indiquer; le reste est forméde débris maçonnés au plâtre.

Les inégalités naturelles de lapierre, qui la rendent coupanteet plus ou moins vive, se nom-ment éveillures. On dispose gé-néralement les morceaux depierre les plus vifs, et par suiteles plus favorables à la mou-ture, près de la circonférencedes meules. On a remarquéqu’il était convenable de ma-rier des meules de natures dif-férentes ; la meule courante doitêtre plus ardente que la meulegisante .

On ménage au centre de•chaque meule une ouverturecirculaire de 0“,25 à 0“,30 dediamètre, nommée Vœillard.

Apeu de distance de ces ouver-tures, les meules sont rayon-nées sur toute leur surface,comme l’indique la fig. 4 94 3.

La profondeur de ces rayons est de 0“,005 à 0“,006.Ils sont formés d’un plan perpendiculaire à la surfacegénérale de ia meule, et d’un autre plan incliné qui

légèrement vers l’œillard la meule courante ; mais cetteprécaution parait inutile. La surface des meules doitêtre dressée au marteau avec le plus grand soin : cetteopération se nomme rhabillage. On vérifie si la meuleest bien droite, en passant dessus une règle enduite

a a

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d’une légère couche de rouge : ies parties sur lesquelless’arrête la couleur sont les plus élevées. Les ouvrier*rhabillent les meules, en frappant des coups légers et