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MOULIN.

MOULIN.

obtenu. M. Gosme, d’nprès ces observations, a essayéde redtiire considérablement la surface travaillante dela meule. Voici comment il y est parvenu. Il disposeles carreaux de pierre meulière a (fi-gure 4918) dans des cuvettes annu-laires en fonte b. Une surface coniqueen tôle c conduit le grain jusqu’à l’en-trée de la meule. La construction dugros fer, du pointai, etc., est d’ail-leurs à peu près le même que decoutume. Cette disposition présenteplusieurs avantages : elle économisela pierre meulière, dont le transportO't fort coûteux pour les localitéséloignées des carrières; elle diminueréchauffement de la boulange, etenfin elle économise la force motriceen réduisant les frottements. Cesnouvelles meules sont certainementappelées à rendre des services; lesfabricants de meules ordinaires, aux-quels j’en ai parlé, n’ont pu s’empê-cher de les approuver.

Disposition des meules. La meulegisante (fig. 4949) repose sur unplancher solidement construit encharpeute ou en fonte, comme nousle verrons un peu plus loin en parlant de la dispositiondes beffrois. On la place dans une position parfaitementhorizontale au moyen de vis verticales et de triangles.Enfin des vis horizon-tales déterminent sa 4924.

position. Lameulecou-rante est supportée parun arbre E, ordinai-rement en fonte, nom-mé gros fer ou fer demeule, qui lui imprimeun mouvement rapidede rotation. La réunionde la meule courante etdu gros fer se fait ordi-nairement au moyend’une nille ou. anilie A,pièce de fer encastréedans la meule et qui re-pose surl’extrémitédugros fer auquel elle estlibrement réunie parun manchon en fonte.

Les fig. 4920, 4921,

4 922 et 4 923 montrentles détails de cette dis-position. Le manchon 4925.

en fonteB qui supporte

la nille A est composé de deux parties. La partie infé-rieure s'ajuste sur le gros fer et se trouve maintenue parles deux nervures E. La pièce sphérique sur laquellerepose la nille est en acier, on la nomme pointai. Elle estencastrée dans le gros fer.

La simple inspection des fig. 4924, 4925, 4926 et4 927 fera comprendre une autre disposition d’anille quel-quefois employée. Il en est de même du système d’anillede la fig. 4928. Mais ces dispositions sont moins bonnesque celle que nous avons fait connaître la première.

Le sommet du pointai doit être placé notablementau-dessous du centre de gravité de la meule, afin quel’équilibre soit très stable. Dans une meule de 0“,27d épaisseur, il convient de le placer à 0“,45 au-dessusde la surface inférieure.

On doit chercher à mettre la meule en équilibre aussiparfait que possible. Malgré les soins apportés à la dis-position de la pierre, on n’atteint pas complètement ce

résultat; on est obligé de terminer la mise en équilibreen coulant du plomb dans des trous disposés à cet eiTetsur la surface de la meule.

4923.

4924.

Le gros fer traverse la meule gisante à travers un boi-tard en fonte a (fig. 4919), scellé dans cette meule. Ce boi-tard est représenté en coupe et en plan fig. 4 929 et 4 930.

Les coussinets en bronze x , dont onpeut augmenter ou diminuer le ser-rage au moyen de la tige d, embras-sent la partie tournée du gros fer.Les masses d’étoupes y, constam-ment imprégnées d’huile, entretien-nent la douceur du mouvement.

4926.

U

A.

SE

Engreneur. Le blé est amené aux menles par untuyau H (fig. 4 94 9) qui s’ouvre dans la boîte en cuivre

mince G. Celle-ci se termine par un tuyau ouvert, dontl’extrémité est placée au-dessus d’une cuvette r, fixée