MOULIN.
MOULIN.
facilement en appuyant sur les poignées île la brouette.
Moulins portatifs. Toutes les tentatives faites jus-qu’à ce jour pour obtenir des moulins d’un poids peuconsidérable et mis en mouvement au moyen d’une
force peu énergique, n'ont produit aucun bon résultat.Les moulins à cylindres cannelés, à noix conique enfonte taillée, à meules verticales, etc., n’ont pu sup-porter l’épreuve de l’expérience malgré les pompeuxprospectus de leurs inventeurs. Nous décrirons seu-lement le système de M. Nodier , qui nous parait le
plus ingénieux de tous ceux qui ont été proposés.Mais, nous le répétons, on ne doit l’employer que dansles cas exceptionnels où il est impossible de faire autre-ment. Ce serait toujours une fausse spéculation pourun petit propriétaire de vouloir faire chez lui la farinenécessaire à sa consommation : c’est une de ces opé-rations où l’association est indispensable. Nous insis-tons particulièrement sur cette réflexion, parce quenous avons vu trop souvent des fermiers, séduits parles vaines prqmcsses des inventeurs, se laisser en-traîner à des dépenses absolument sans résultat.
La mouture s’exécute dans les appareils de M. Nod-ier par la rotation d’une meule verticale en pierre A(fig. 1945), tournant dans un gile concentrique demême substance. La disposition de ce gîte est ce quereprésente de remarquable la machine en question ;elle permet de régler avec une grande précision etbeaucoup de facilité l’écartement des pierres. Lafig. 1946, dessinée à une plus grande échelle, feracomprendre cette partie du mécanisme. La meule cou-rante A tourne invariablement autour de l’axe D surlequel elle est fixée. Le gîte b est maintenu par deux
excentriques c dont les arbres sont figurés en E. Enfaisant mouvoir ces excentriques, on voit que l’on peutfaire varier comme on le désire l'écartement du gtte etde la meule courante. Les excentriques sont d'ailleurscommandés par les vis sans fin des tiges o (fig. 19,5) quiengrènent avec les segments deutés montés sur leursarbres. On comprend d’ailleurs que cette disposition
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rend très facile la vérification du rhabillage; il suffiten effet de mettre un peu de couleur sur la meule cou-rante et d’approcher jusqu’au contact le gîte : lespoints saillants se trouvent colorés et les autres ne lesont pas.
Il y a un dépôt des appareils que nous venons de
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décrire au bazar de l’Industrie, boulevard Montmartre,à Paris .
Prix des moulins , force motrice , etc. Le prix d’éta-.blissement du mécanisme d’un moulin, forme anglaise,était de 6,000 francs par paire de meules, quand on acommencé à en établir, y compris la valeur de la rouehydraulique. Aujourd’hui les constructeurs livrent lemécanisme tout posé et la roue hydraulique, non compris le transport, pour 4,500 à 5,000 francs par pairede meules. Un meunier intelligent, qui voudrait orga-niser lui-même son moulin, pourrait l’obtenir à beau-coup plus bas prix encore, en établissant le beffroi encharpente et en maçonnerie, faisant construire sur leslieux toutes les pièces accessoires et n’achetant abso-lument aux fabricants que les roues dentées et autresgrosses pièces qui ne peuvent s’obtenir qu’avec un ou-tillage paissant. L’amortissement du capital engagédans l'établissement d’un moulin construit dans cesconditions serait réalisé en quelques années par l’aug-mentation des produits.