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MOULIN.

MOULIN.

La force nécessaire pour mettre en mouvement unmoulin, forme anglaise , est d’environ trois chevaux-vapeur par paire de meules, qui moud, comme nousl’avons dit, -15 à 46 hectolitres de blé par 24 heures.Ces résultats sont assez variables : ils dépendent de laperfection du mécanisme, de la nature des blés, et enfinde l’espèce des produits. Ainsi quelques moulins, quine fabriquent que des farines médiocres, font moudreplus de 20 hectolitres par 24 heures à chaque paire.Cependant on peut regarder comme une moyenne lesnombres que nous avons indiqués d’abord et déter-miner approximativement le nombre de meules àinstaller avec un moteur donné, en divisant par trois saforce exprimée en chevaux-vapeur. Quand le moteurdonné sera une chute d’eau, il est bien entendu quece ne sera pas sa puissance absolue (voyez houe hy-draulique) qu’il faudra diviser par trois, mais seu-lement le produit de la puissance absolue par le coeffi-cient de l’effet utile dn moteur à construire, c’est-à-direpar 0,70 pour la plupart des roues hydrauliques.

Expliquons ccci par un exemple :

Supposons qu’un cours d’eaufournisse par 1”.1070 litres d’eau

Que sa chute soit de. . . 2 mètres

La puissance absolue serade 2140 kilogrammètres.

Si nous supposons sur ce cours d’eau une roue hy-draulique dont l’effet utile soit les 0,70 de la puis-sance absolue, nous voyons qu’elle nous fournira2140 X 0,70 = 1498 kilogrammètres, ou bienmas = 19,9 chevaux-vapeur. En divisant ce derniernombre par 3, nous trouvons pour quotient entier 6,qui est le nombre de paires de meules que l’on peutétablir sur le cours d’eau proposé ; car il est toujoursprudent d'avoir un petit excédant deforce pour ne pas se trouver arrêté.

Nous allons donner à ces résultatsune forme un peu différente, qui frap-pera davantage ceux de nos lecteursqui ne sont pas familiarisés avec la va*leur de la force du cheval-vapeur.

La consommation de blé en France est environ de 13.150.000 kilog. parjour. En supposant que l’hectolitre deblé pèse en moyenne 80 kilog., ontrouve facilement qu’il faut au moins3.081 chevaux-vapeur, travaillant jouret nuit, pour suffire à rapprovisionne-ment de nos marchés. On sait d’ailleursque six chevaux pourraient à peineproduire le travail d’un cheval-vapeur,de sorte qu’il faudrait 18.486 chevauxpour faire marcher nos moulins à blé.

Enfin il faut environ 30 hommes pourremplacer un cheval-vapeur travaillantconstamment, ce qui nous forcerait àemployer 92.430 hommes à moudrenos blés, si tout autre moteur venait ànous manquer. L’application des chutesd’eau, de la force du vent ou de la va-peur à l’exécution d un travail de pre-mière nécessité économise donç a lasociété une puissante armée de tra-vailleurs, dont les efforts, sagementdirigés et appliqués à des travaux d’unordre plus élevé, sont la source d’immenses produits. h. mangon.

MOULIN A VENT. Les moulins àvent sont employés pour la mouturedes grains, le sciage des bois, les irrigations, etc. Quoi-que le vent soit un moteur qui ne coûte rien et qui setrou'e partout, on n’a guère recours à ces moulins quelorsqu’on ne pent pas faire autrement, à cause de l’irré*

gularitédeleur action, le temps du chômage étant à peuprès, dans nos pays, double de celui du travail.

On employait autrefois, et on voit encore dans quel-ques endroits, des moulins à vont dits à ailes horizon-tales, qui sont formés d’un arbre vertical portant desbras horizontaux, à l’extrémité desquels sont fixés desailes formées, soit de demi-cylindres, soit d'hémisphèresou de cônes creux en tôle, et tournés dans le même sens.La pression exercée par le vent sur une aile qui lui pré-sentera sa concavité, sera double de celle qu’il exerce-rait sur sa projection, taudis qu’elle sera égale ou mêmeinférieure à cette dernière pression, sur l’aile située àl’autre extrémité du diamètre passant par la premièreaile, et qui lui présentera sa convexité. Le moulintournera donc toujours dans le même sens, en vertu dela différence de ces deux pressions, quelle que soit la di-rection du vent. Legrand désavantage de ces moulinsconsiste en ce que l’action du vent n’agit jamais que surun peu plus d’une aile, ce qui force à donner à celles-ciun beaucoup plus grand développement que dans lesmoulins à ailes verticales.

Actuellement on se sert, pour ainsi dire exclusive-ment, pour la monture des grains, de moulins à vent àailes verticales obliques, dont la tig 1947 donne unecoupe verticale. Ces moulins consistent : 1° en un arbretournant B, ferte pièce eu bois de 0*,5U à 0®.60 d’é-quarrissage, fixée au comble d’un moulin ; comme on areconnu que les courants d’air agissent en plongeantsur la terre sous un angle de 8 à t5 degrés, on donnecette même inclinaison à l’arbre B ; 2° en deux volantsd’environ 21" de long et de 0“\20 à 0 m ,30 d'équarris-sage, fixés en croix sur la tête de l’arbre, et qui formentles quatre bras. A 2® environ du centre do rotation,chacun d’eux est traversé, perpendiculairement à sa

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longueur , par un carreau ou latte , de 2® de long, fai-sant un angle d’environ 30° avec le plan passant parles quatre bras: puis, de 0®,40 en 0*,iO on place deDarcils barreaux, mais en les inclinant de moins en

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